06 mai 2009

Peindre la vie en rose : c'est bien. Faut-il encore trouver de la peinture que ne s'écaille pas...

« Peindre la vie en rose : c’est bien. Faut-il encore trouver de la peinture qui ne s’écaille pas. » Voilà la réflexion qu’elle s’était dite en coupant la conversation et en reposant le combiné sur son socle.

Les choses ne changeaient donc jamais ?

 

Un jour, il y a quelques mois, presque une année à vrai dire, elle avait pris son courage à deux mains. Faisant fi de ses torts, de ses rancoeurs, elle avait renoué. Avec sa sœur.

Après dix ans d’absence, les deux sœurs s’étaient retrouvées, presque par hasard. Elle, Juliette, la cadette, avait appris l’opération importante que sa sœur avait subi : un bras en moins. Cela changeait une vie. Elle l’avait appris par une indiscrétion. Pourtant, aujourd’hui, après avoir raccroché, elle se demandait si réellement c’était une bonne chose de s’être rabibochées…

 

Les retrouvailles avaient été houleuses au début pour que finalement elles se retrouvent dans les bras l’une de l’autre. Prévisible. « Tout était bien qui finissait bien » comme disait la chanson. Sauf qu’elle ne disposait pas de la partition. Grossière erreur !

 

Les choses avaient changé. Dans les premiers temps. Chacune ayant décidé de mettre un voile sur le passé. Sage décision. Une trêve. Courte. De quelques mois seulement. C’était déjà ça. Elle aurait dû s’en douter. Elle aurait dû savoir. Mais, non, elle avait fait à nouveau confiance. Elle avait foncé tête baissée. En plein de dedans ! Et, voilà : retour en arrière. Mauvais film. « Chassez le naturel, il revient au galop » Tant des proverbes et de phrases toutes faites lui revenaient en mémoire. Sa préférée aussi : « Pour vivre heureux, vivons cachés » ou encore « les amis, on les choisit. La famille, on la subit ».

 

Vraiment, elle se disait : rien n’avait changé. Elle voulait vivre le présent et le futur. Sa sœur la tirait dans le passé, à ressasser encore et encore les mêmes choses. Et hélas, pas des plus agréables !

 

Sa frustration s’arrêta. D’un coup. Lorsqu’elle décida, que non décidemment non, elle n’avait plus envie de jouer au jeu de la victime et du persécuteur. Il fallait être deux à ce jeu-là et c’était décidé, elle rangeait le jeu à la seule place qui en vaille la peine : en dehors de sa vie. Elle repensa à sa maxime vraiment, vraiment favorite : « Le soleil se cache toujours derrière les nuages » : à elle de souffler dessus et basta…

Et, elle décida que sa vie, oui, sa vie serait peinte en rose tout à son envie d’aller de l’avant, de faire front à ce qui la tirait en arrière. Oui, une peinture faite maison, purement bio, artisanale, de bonne qualité quoi…Sa peinture, unique et terriblement résistante aux orages de la vie…

 

coeur en rose

 

22:59 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES* | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vie en rose, peindre | | |  Facebook | | | | Pin it! |