03 avril 2010

Les états d'âme d'Adèle - Loin des yeux

Adèle ne sait plus où elle en est. C’est assez habituel. C’est une torturée. Une qui veut toujours plus. Une insatisfaite. Une femme d’une autre vie. Elle, tout simplement.


À sa décharge, il est vrai qu’elle a été assez secouée : son amour est aveugle. Littéralement. Cependant... il lui reste les autres sens. Une envie de découverte la tenaille soudain...


Bien sûr qu'elle doit se faire à cette idée : que jamais il ne la verra. Pourtant, elle l'aime. Cela ne change rien enfin pas vraiment... 
Elle ne l’a plus guetté derrière sa fenêtre depuis une bonne semaine. Lorsqu’elle a repris sa surveillance, elle n’a découvert que des ombres. Il a disparu. Point de lumière, point de visite. Le vide.


Elle n’a compris que quelques jours plus tard en se rendant à l’épicerie :


«— Vous avez appris ? Le petit jeune – celui qui a perdu ses yeux – vous savez ? L’aveugle ? Il est parti… son appartement est vide… Il paraît que ce sera un jeune couple. De très jeunes. Pas loin des seize ans ! Une honte, moi, je vous l'dis ! Le monde ne tourne plus rond, ma bonne dame…»

Elle a enduré le monologue de la caissière, bon gré mal gré. Sans piper mot : elle n'en avait plus la force.

Voilà. Fantasmes à oublier. N’empêche, cela ne devait pas être difficile de retrouver sa piste ? Il devait bien exister des associations dont il devait obligatoirement faire partie ? Comment connaître ce monde ?


Et tout d’un coup, une citation venue de nulle part, lui vient à l’esprit : « loin des yeux, loin du cœur ».

Et si c'était vrai ?

 

amour aveugle

16:39 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : amour, aveugle, loin des yeux, loin du coeur | | |  Facebook | | | | Pin it! |

18 mars 2010

Les états d'âme d'Adèle - Perles et Porte-jarretelles

Adèle se tenait devant sa psyché. Langoureusement.

 

Depuis plus d'une heure, elle se pavanait, offrant à son regard émerveillé une silhouette élancée aux formes rondes et harmonieuses. Adèle était amoureuse. Elle aimait. Elle était heureuse. Tout simplement.

 

Elle s'admirait avec les yeux de celui qu'elle aimait en secret. L'aimerait-il ainsi ? Le contraire ne se pouvait pas : tous les hommes sans exception aimaient voir les femmes dans cette tenue.

 

La vendeuse du magasin « Madame de Pompadour » le lui avait confirmé avec une mine concupiscente. Du coup, elle avait acheté le string en soie blanche bordé de perles et le porte-jarretelles à lacer dans le dos. Les deux extrémités du nœud flottaient sur ses deux fesses rebondies : elle trouvait cela excitant imaginant les doigts de son amant s'emparer de ceux-ci pour  délicatement la déballer comme un précieux objet d'art ou encore, comme un présent tellement attendu que le fait de prendre son temps anticipait et amplifiait la joie de la découverte ultime. Il lui faudrait aussi enlever ses bas transparents brillants ornés d'une large bande de dentelles et de perles blanches ainsi que son soutien-gorge : il était tout simple et pourtant du plus bel effet grâce aux reflets irisés des perles : sa peau paraissait plus blanche. Ses seins lourds emprisonnés malgré eux dans une cage de satin criaient et appelaient la caresse : on eût dit qu'ils étaient prêts à bondir de leur cachette : nul doute que leurs pointes ressortiraient fièrement dressées attendant avec impatience d'être dégustées, mordillées ou simplement effleurées...

 

 

À cette pensée, elle saisit vivement la fine houppette de duvet rose posée sur le tabouret - tabouret sur lequel, elle s'était exercée à prendre des pauses à la Marlène Dietrich - et la promena une dernière fois sur son décolleté. Elle avait saupoudré son corps d'une sorte de poudre de riz. Aphrodisiaque lui avait-on affirmé.

 

D'ailleurs, elle avait tressailli plusieurs fois : ses baisers sur sa peau seraient-ils aussi doux ? Impatiente de découvrir ! Sa tenue était complétée par un large ras-de-cou en satin blanc orné des mêmes perles que sa tenue affriolante. Cela lui donnait un air prometteur. Elle n'avait pas osé prendre la cravache. Aurait bien voulu. La prochaine fois peut-être ? Par contre, elle avait acheté sans hésiter les bottines blanches à petits talons : il lui semblait que cela l'amincissait. Au final, elle se trouvait... affriolante. Piquante, même. Elle aurait voulu qu'il ouvre la porte et reste béat devant ses charmes. Pas trop longtemps tout de même : juste assez pour lui laisser le temps de tourner sur elle-même pour qu'il admire sa cambrure, sa chute des reins et son joli postérieur en attente de caresses ou de fessées selon son humeur. À lui. À elle.

 

Elle terminerait par un regard à la fois timide et prometteur : n'avait-elle pas essayé pendant plus d'une heure, différentes attitudes ? Tantôt lascive, tantôt faussement prude. Maintenant, elle était prête. En attente de lui. Totalement.

 

Chaque jour depuis plus d'une dizaine de jours, elle le voyait. Il était nouveau dans le quartier. Personne ne savait d'où il venait. Cela n'avait pour l'instant pas d'importance. Parfois, une femme venait lui rendre visite : probablement sa mère ou sa sœur ? Difficile de juger. Certainement pas sa femme : il l'embrassait sur la joue ! Du moins, la seule fois où elle l'avait vu ouvrir la porte.

 

 

Les autres jours, toujours en début de soirée, il était debout devant la fenêtre comme s'il observait le ciel. Elle avait compris que c'était elle qu'il regardait. Son visage était tendu vers elle. Tous les jours à la même heure. Sans jamais faillir. C'est le troisième jour qu'elle avait compris : pour elle ! Pourquoi ou pour qui d'autre serait-il là ? D'ailleurs, il était bientôt l'heure...

 

 

Elle avait tout prévu : elle laisserait les tentures ouvertes et allumerait sa lampe de chevet. Elle passerait comme si de rien n'était devant la fenêtre. Peut-être, ferait-elle semblant de s'apprêter comme si elle sortait ? Mine de rien. Espérant qu'il la découvrirait « Femme » et non pas uniquement « voisine d'en face ».

 

Il y avait quelques jours, elle s'était prise au jeu, lui avait fait signe de la main. Il n'avait pas répondu se contentant pourtant de fixer sa fenêtre, le visage en attente d'elle. Son appartement à elle était un étage et demi plus haut, du coup, elle avait vue plongeante chez lui du moins lorsqu'il allumait son plafonnier. Par contre, elle devait vraiment être proche de la fenêtre pour qu'il puisse la voir complètement : elle se félicitait d'ailleurs d'avoir mis cette année une double porte-fenêtre. Pour le bruit. Pour la lumière. Pour la chaleur. Et maintenant, pour lui...

 

Elle aurait voulu que les deux bâtiments soient plus rapprochés, au moins, elle aurait pu distinguer ses traits. Elle n'aurait pu le décrire si on lui demandait. Il avait une attitude que nul autre n'avait. Il était grand. C'était certain. Les cheveux sombres. Cela lui plaisait. Le visage parfois penché comme s'il écoutait. Elle aurait voulu connaître la couleur de ses yeux : les imaginait verts. Tantôt marrons. Parfois, lorsque le soleil visitait son appartement, il mettait des lunettes de soleil. Sport, lui semblait-il. Que ne faisait-il pas pour mieux la voir !

 

Il était 17h30 : Il allait bientôt venir devant sa fenêtre. Elle attendit. Quelques minutes. Puis, plusieurs. Longues. Trop longues. Espérant à chaque fois. Tressaillant lorsqu'il lui semblait voir la tenture bouger. À force d'observer, elle faillit ne pas voir la porte d'entrée s'ouvrir. C'était lui. Certainement. Jusqu'à présent, elle n'avait pas eu la chance de le croiser dans le quartier pourtant ce n'était pas faute de visiter tous les supermarchés du coin, les deux boulangeries et la librairie, elle qui ne lisait jamais le journal !

 

Enfin, elle le vit. Lui. Et sa canne blanche.

 

Il ne l'avait jamais vue. Ne la verrait jamais.

 

Quant bien même, elle voulait le découvrir, le connaître, l'émerveiller... Un jour, oui, il la caresserait. Elle se le promettait...

 

sexy

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20:50 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : sexy, porte-jarretelles | | |  Facebook | | | | Pin it! |

24 novembre 2009

Award 2009 Blogger

award

À mon tour d’être taguée et de vous dire sept choses que j’aime particulièrement !

 

Merci à Clara (malheureusement son blog n'est plus actif).

 

On commence ?

 

J’aime les bulles de Champagne. Du rosé de préférence. Mais aussi, et cela je ne le bois que lorsque je suis à Paris, de la bière blanche avec du Picon et une rondelle de citron. Très importante cette rondelle de citron ! En Belgique, c’est plutôt le traditionnel Picon vin blanc (et un peu de grenadine ou mieux encore du cassis).

 

J’aime beaucoup lorsque je me rends à mon travail tôt le matin voir les couleurs changeantes de la Meuse : du gris au vert avec parfois un léger brouillard à sa surface. Cela donne une impression un peu mystique d’un temps « hors temps». C’est… magnifique ! Un cadeau du ciel qui ne peut laisser indifférent en tout cas, pas moi !

 

J’adore mon chat. Noir. Je le retrouve très souvent paresser sur mes carnets d’écriture ou encore sur mon clavier. C’est un chat savant ! Hier, il dormait dans un sac de papier. Et pourtant, on m’a toujours appris qu’il ne fallait pas acheter un chat dans un sac ! Comme quoi !

 

J’aime capter, à l’improviste, un sourire qu’il me soit destiné, que je donne ou encore que j’intercepte. Le regard entre deux personnes - qu’elles soient du même sexe ou non - est une rencontre inédite pleine de mystère…

 

J’aime beaucoup me demander qu’elle est la raison de l’une ou l’autre rencontre. L’incidence que cela pourrait avoir dans ma vie ou celle de l’autre. Une parole, un mot, un partage… tant de choses qui ont une importance sans l’être vraiment dans l’instant présent… mais plus tard ? Qu’en sera-t-il ?

 

 

J’adore les coïncidences. Les miennes, celles de mes amis ou celles que j’entends à la TV ou à la radio. La dernière en date ? J’ai appris par hasard que mon livre « Cinq minutes de retard… » avait été libéré (voir www.bookcrossing.com), j’ai tout de suite imaginé : la personne qui aura trouvé le livre l’aura probablement lu (sinon pourquoi le prendre ?), quelle réaction cette personne a-t-elle eu lorsqu’elle est arrivée à la nouvelle où je parle d’un homme qui trouve – par hasard – un livre sur un banc, livre qui va changer sa vie de tout au tout ? Et si mon livre avait changé – un peu - sa vie ? S’est-elle arrêtée en se disant : « c’est ce que je suis en train de vivre ? » Mon imagination a vagabondé un long moment…

 

 

J’adore les crustacés, les huitres. Un petit plaisir qui me fait savourer l’instant présent : les papilles exacerbées…

 

 

J’ai une passion pour les bibliothèques. Je rêve d’en avoir une … dans une pièce ronde. Immense. comme ICI:

 

 

Et voilà ! À mon tour, je passe la main à Marco, pour son humour et à Mamyni pour ses photos.  

 

12:42 Écrit par Rachel Colas | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : award | | |  Facebook | | | | Pin it! |

15 octobre 2009

L'exemple, c'est nous : VIDEO

Le pouvoir des mots : gifle ou caresse. Quel est votre choix ?
 

18:06 Écrit par Rachel Colas dans L'exemple, c'est nous | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : l exemple, yapaka, c est nous, le pouvoir des mots | | |  Facebook | | | | Pin it! |

L'exemple : c'est nous ! VIDEO

Nos enfants sont ce que nous leur transmettons, ils se développent en fonction de ce qu'ils reçoivent de leurs parents ainsi que de l'environnement social dans lequel ils baignent. Mais quel exemple leur donne-t-on ?
 
exemple
 
 

 

10:12 Écrit par Rachel Colas dans L'exemple, c'est nous | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : l exemple c est nous | | |  Facebook | | | | Pin it! |

20 août 2009

Photo d'un lecteur...

Ci-dessous, l'imagination photographique d'un lecteur suisse de "Cinq minutes de retard...". Merci !
 
 
 
 

photo Nonni David

09:36 Écrit par Rachel Colas dans *Lecteurs* | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : photo, lecteur, 5 minutes de retard | | |  Facebook | | | | Pin it! |

11 août 2009

Dans METRO - Cinq minutes de retard

Article paru dans "Métro" de ce jour.
 

Cinq petites minutes
pour chambouler une vie

 

Pour ceux qui n’ont pas envie de s’embarquer dans un roman et préfèrent des histoires courtes à picorer entre un petit plongeon dans la mer et une partie de pétanque sur la plage, ce recueil de nouvelles est peut-être une idée. On y retrouve une vingtaine de petites histoires. De qualité inégale, elles tournent pratiquement toutes autour d’un thème commun: ces cinq petites minutes de retard qui peuvent chambouler une vie. «Cinq minutes de retard», c’est d’ailleurs le titre du livre et d’une de ses nouvelles. L’occasion pour Rachel colas, une auteure belge, de se demander pourquoi on attend parfois si longtemps avant de se décider. Une autre nouvelle intitulée «Un jour de chance» tente, elle, de démontrer que derrière ce qui peut sembler de prime abord un coup du sort se cache parfois la chance de notre vie. Destin, coïncidences, libre arbitre se succèdent donc au fil des pages et de ces petites histoires psychologiques vite lues mais aussi sans doute vite oubliées. (cd)

«5 minutes de retard», de Rachel Colas, éditions du Dauphin, pages, 14 €

Source  : www.metrotime.be

18:31 Écrit par Rachel Colas dans *PRESSE ET LIBRAIRIES* | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, article, rachel colas, cinq minutes de retard | | |  Facebook | | | | Pin it! |

10 juillet 2009

Guillaume Musso et moi : dos à dos ! Hors-série Magazine Le Point

Quel est le point commun entre Guillaume Musso, moi et le bonheur ?
 
 
 
 
La réponse se trouve dans le Hors-série du Magazine Le Point de Juillet-Août sur la philosophie du Bonheur, une quête éternelle !
 
 
 
 

Le point Hors série Le bonheur

14:57 Écrit par Rachel Colas dans *PRESSE ET LIBRAIRIES* | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : le bonheur, guillaume musso, le point, cinq minutes de retard | | |  Facebook | | | | Pin it! |

07 juillet 2009

PSYCHOLOGIES N°287 - Livre du mois : "Vivre ses émotions"

Une bonne nouvelle : mon livre "Vivre ses émotions" coécrit avec P. Merlevede, paru aux Editions du Dauphin est le livre du mois du Magazine PSYCHOLOGIES n° 287 de Juillet-Aout 2009.
 
Voici l'intitulé :

 

"Installé à Eeklo, le coach et praticien en PNL belge Patrick Merlevede a développé sa propre méthode, le « Quotient émotionnel », qu’il expose dans ce guide pratique, coécrit avec Rachel Colas. Dans la profusion des ouvrages consacrés à l’intelligence émotionnelle et la gestion des émotions, celui-ci se caractérise par son pragmatisme, qui s’appuie sur une solide expérience professionnelle. Ici, pas d’affirmations péremptoires, mais des conseils et des pistes à expérimenter par soi-même, et des exemples concrets soutenus par un apport théorique qui ne noie pas le discours. Une approche sensible et facile d’accès."

Prix : 15 €

 

                    

 

 

21:37 Écrit par Rachel Colas dans *LIVRE VIVRE SES EMOTIONS*, *PRESSE ET LIBRAIRIES* | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : presse, magasine, vivre ses emotions, psychologies | | |  Facebook | | | | Pin it! |

28 mai 2009

Les états d'âme d'Adèle : Accident de chemin

Hier. 17h30’. Route nationale vers Gembloux. Musique dans l’auto. Pas de chauffage. Quelques nuages. Pas trop de trafic. Tout va bien. Une chose à ne pas manquer : un fleuriste. Ne pas oublier les fleurs. C'est important les fleurs ! Oui, pour moi, une invitation à souper et pas de fleurs ne fait pas bon ménage ! C’est ainsi et cela me plaît de le croire.

 

18h. Soudain. Exclamation du conducteur. Freinage. Cette voiture noire devant qui stoppe brutalement. Et cette voiture rouge contre cette voiture bleue ! Chacune part de son côté. Tourbillon bleu et rouge. Fumée. Et soudain plus d'éclairage en bord de route. Poteau. Grand. Gris. Trop Gros. Fort. Une masse !

Jeu d’échiquier. Qui va rester ? Qui va partir ?

 

La voiture noire devant nous est arrêtée. En plein milieu du jeu de quille. Plus de conscience de rien. Accident. Le temps est suspendu : où sommes-nous ? Quelle nationale ?  À quel kilomètre ? 

Tout s’embrouille : c’est si important ! Oui, c’est le 112 qu’il faut appeler. Doigts tremblants. Refaire le numéro. Parler d’une voix posée. Et dire… Blessés ou pas blessés ?

Rien de grave. Epaule abîmée. Choc. Et pourtant la voiture bleue : comment se fait-il qu’elle se trouve DEVANT le poteau ? Comment cela est-ce possible ? Devant l’auto, un fossé de verdure de trois mètres. Oui, il a de la chance : épaule déboîtée, vie sauve.

 

Je suis arrivée. Sans fleur mais des vies sauves. Je ne compte plus en minutes… Qu’importe cinq minutes de retard… À quelques secondes près… Oui. À quelques secondes près…

 

horloge
 

 

 

21:35 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : voiture, accident, cinq minutes de retard | | |  Facebook | | | | Pin it! |

18 mai 2009

Les états d'âme d'Adèle : regard partagé

Regard partagé

 

 

Un arrêt dans le temps. C’était déjà ça. À première vue. Mais des arrêts ainsi, non décidemment, ce n’était pas ce qu’il y avait de meilleur. Adèle sortait de l’hôpital. Elle avait rendu visite à sa sœur. Malgré la réussite de l’opération, les nouvelles n’étaient pas très bonnes…

 

Elle se rappelait encore son regard et la couleur de ses yeux oscillant entre brun et vert. Assez indéfinissable. Avec une pépite dorée dans un des yeux. À côté de l’iris. Elle avait un regard magnifique. Sauf qu’au bout d’un moment, elle n’avait plus rien vu : les siens dans les tons de vert s’étaient noyés. Et la porte de l’ascenseur pour le bloc opératoire s’était refermée doucement…

 

Elle était triste : pourquoi fallait-il découvrir l’amour dans des instants où l’on risquait de perdre l’autre ? Pourtant, il lui semblait avoir fait de son mieux. Au meilleur moment. Et maintenant ? Ce moment précieux ? Allait-il changer quelque chose dans leur relation ?

 

Et puis, elle se dit : si même des choses difficiles devaient être vécues, elle aurait toujours en mémoire ce moment privilégié qui lui dirait que oui, entre elles, il y avait de l’amour. Cela, elle ne l’oublierait pas quand bien même des reproches, des querelles. C’était ainsi, elles ne partageaient pas la même vision de vie mais en dépit de tout, l’amour était là… Et le reste n’avait que peu d’importance. En ce moment.

 

 

16:15 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : regard, amour, yeux, hopital, partage | | |  Facebook | | | | Pin it! |

15 mai 2009

Interview Sud France Radio sur "Vivre ses émotions"

Interview avec mon co-auteur P. Merlevede sur Sud Radio France.
Nous y parlons de notre livre : "Vivre les émotions ou l'intelligence émotionnelle pour tous". Editions du Dauphin (Paris)
 
 
Pour écouter, cliquez : ICI (Mp3) ou ICI (lien vers podcast radio)
 
 
Bonne écoute,
 
 
Podcast, émission Sud Info Midi Le mag, Journée du lundi 11 mai
 
 
 
 
 

09:46 Écrit par Rachel Colas dans *LIVRE VIVRE SES EMOTIONS*, *PRESSE ET LIBRAIRIES* | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : emotion, interview, vivre ses emotions, livre | | |  Facebook | | | | Pin it! |

09 mai 2009

Y'a pas d'raison... - Texte à mettre en musique

 
 

 

 

 

Chanson pour un cœur gros
Y'a pas d'raison 
  
Dans l’fond, moi, j’vous l’dis
Y’a pas d’raison
D’vouloir changer la vie
 
Même si l’on donne une dernière chance
Y’a pas d’raison
Que l’autre change
 
Oui, moi, j’vous l’dis
Y’a, heureusement, les amis
Les vrais. Les conquis
Ceux qui sont ici
Au bon moment comme pendant les instants maudits
C’est à ça que l’on sait : qu’ils sont des amis
 
Et puis, y’a ceux que l’on aime.
Malgré tout. Malgré eux.
Oui, mon cœur blessé en deux.
Et même plus. Surtout plus. Trop. Pas d'veine.
 
C’est comme ça.
J’y peux rien. Eux non plus.
J’ai rien choisi. Eux non plus
C’est comme ça.
 
Y’a pas d’raison de pleurer
Autant s’adapter
Histoire de ne pas (trop) pleurer.
 
Ouais. Y’a pas d’raison
 
© Rachel Colas
 
 
 triste
Dédié à Evelyne H.

09:45 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : y a pas d raison, chanson, texte | | |  Facebook | | | | Pin it! |

07 mai 2009

Les états d'âmes d'Adèle - Musique

Parce qu’elle est comme ça, parce qu’elle ne peut se taire ou arrêter de penser, Adèle nous livre ses ressentis, ses humeurs, les choses qu’elle n’oserait dire à personne, et même d’autres qu’elle n’oserait s’avouer à elle-même ! C’est dire !
 
Elle nous autorise à devenir le miroir de son âme. Nous serons son reflet. Tantôt lumineux tantôt ombrageux. Elle vit, ne nous voit pas, ne nous sent pas…
 
Elle nous a déjà oublié. Elle vit. Et plus rien d’autre ne compte…
 

 

LES ÉTATS D’ÂME D'ADÈLE

 

Musique

 

 

Plus fort ! Encore plus fort ! Adèle augmentait le son encore et encore. Presque à en vouloir faire éclater ses oreilles. De remplir celles-ci de sons, lui laissant croire qu’elle allait les vider d’autres choses… Un peu de musique devrait la soulager. Ses idées partaient dans tous les sens. Sans plus savoir si elles étaient tristes, gaies, déprimantes ou chantantes… 

 

À être submergé de musique, son corps commençait à se balancer en rythme. Du coup, il semblait que tout allait mieux. Il lui semblait qu’elle pouvait encore vivre. Elle pouvait se dandiner. Et même, chanter. Le reste importait peu. Elle décida qu’il en serait ainsi. Oublier et profiter de cet instant de répit. Après, elle aviserait…

 

 

 
 
musique adele
 

19:35 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : musique, adele | | |  Facebook | | | | Pin it! |

06 mai 2009

Peindre la vie en rose : c'est bien. Faut-il encore trouver de la peinture que ne s'écaille pas...

« Peindre la vie en rose : c’est bien. Faut-il encore trouver de la peinture qui ne s’écaille pas. » Voilà la réflexion qu’elle s’était dite en coupant la conversation et en reposant le combiné sur son socle.

Les choses ne changeaient donc jamais ?

 

Un jour, il y a quelques mois, presque une année à vrai dire, elle avait pris son courage à deux mains. Faisant fi de ses torts, de ses rancoeurs, elle avait renoué. Avec sa sœur.

Après dix ans d’absence, les deux sœurs s’étaient retrouvées, presque par hasard. Elle, Juliette, la cadette, avait appris l’opération importante que sa sœur avait subi : un bras en moins. Cela changeait une vie. Elle l’avait appris par une indiscrétion. Pourtant, aujourd’hui, après avoir raccroché, elle se demandait si réellement c’était une bonne chose de s’être rabibochées…

 

Les retrouvailles avaient été houleuses au début pour que finalement elles se retrouvent dans les bras l’une de l’autre. Prévisible. « Tout était bien qui finissait bien » comme disait la chanson. Sauf qu’elle ne disposait pas de la partition. Grossière erreur !

 

Les choses avaient changé. Dans les premiers temps. Chacune ayant décidé de mettre un voile sur le passé. Sage décision. Une trêve. Courte. De quelques mois seulement. C’était déjà ça. Elle aurait dû s’en douter. Elle aurait dû savoir. Mais, non, elle avait fait à nouveau confiance. Elle avait foncé tête baissée. En plein de dedans ! Et, voilà : retour en arrière. Mauvais film. « Chassez le naturel, il revient au galop » Tant des proverbes et de phrases toutes faites lui revenaient en mémoire. Sa préférée aussi : « Pour vivre heureux, vivons cachés » ou encore « les amis, on les choisit. La famille, on la subit ».

 

Vraiment, elle se disait : rien n’avait changé. Elle voulait vivre le présent et le futur. Sa sœur la tirait dans le passé, à ressasser encore et encore les mêmes choses. Et hélas, pas des plus agréables !

 

Sa frustration s’arrêta. D’un coup. Lorsqu’elle décida, que non décidemment non, elle n’avait plus envie de jouer au jeu de la victime et du persécuteur. Il fallait être deux à ce jeu-là et c’était décidé, elle rangeait le jeu à la seule place qui en vaille la peine : en dehors de sa vie. Elle repensa à sa maxime vraiment, vraiment favorite : « Le soleil se cache toujours derrière les nuages » : à elle de souffler dessus et basta…

Et, elle décida que sa vie, oui, sa vie serait peinte en rose tout à son envie d’aller de l’avant, de faire front à ce qui la tirait en arrière. Oui, une peinture faite maison, purement bio, artisanale, de bonne qualité quoi…Sa peinture, unique et terriblement résistante aux orages de la vie…

 

coeur en rose

 

22:59 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES* | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : vie en rose, peindre | | |  Facebook | | | | Pin it! |

20 janvier 2009

Vivre ses émotions ou l'intelligence émotionnelle pour tous - En librairie

 Sur le site de la FNAC :

Vivre ses émotions ou l'intelligence émotionnelle pour tous

Patrick E. Merlevede, Rachel Colas

•·Guide (broché)
•·Nouveauté à paraître, indisponible à ce jour. Date de sortie :  mars 2009
 
Comme les grands comédiens qui arrivent à une grande maîtrise de leurs émotions et qui peuvent en jouer, ils sont capables de s'approprier celles de personnalités variées. Ce livre pratique a pour but principal d'éveiller le potentiel que chacun d'entre nous possède en lui pour développer son...
Lire la suite
 
 
Une merveilleuse aventure qui commence ... et ce n'est pas tout...
À suivre...
 
 

19:03 Écrit par Rachel Colas dans *PRESSE ET LIBRAIRIES* | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : intelligence emotionnelle, developpement personnel, fnac | | |  Facebook | | | | Pin it! |

25 décembre 2008

Rédaction

Une main, une plume, de l’encre.
Rien d’autre
Et pourtant…
 
Qu’est-ce l’écriture sinon une main dans laquelle repose la rêverie et l’imagination ?
Lorsque cette main, impatiente de donner le meilleur, s’ouvre, elle les laisse toutes deux s’échapper, ivres qu’elles sont de liberté. Elles s’enfuient pour échapper à leur destinée.
 
Désobéissance.
 
Courent, courent, encore et toujours.
Longtemps sans s’essouffler.
Follement. Eperduement.
 
L’écriture, imperturbable, les poursuit, imbibée de sang mauve. Elle traque sans répit l’imagination. Harcèle la rêverie.
Ce n’est que lorsque enfin, un brin essoufflée, elle les rattrape, qu’elle peut les enlacer, les câliner et les dompter.
Tout s’envole, tout se mélange, tout s’imprime entre les lignes si droites de la page blanche.
 
Une main tachée d’encre s’immobilise. L’écolier a un petit sourire satisfait du travail bien fait. De son autre main, il empoigne un étui en cuir usé. Il le met dans sa poche entre une pièce de vingt centimes et quelques bonbons acidulés collants.
 
L’enfant se lève et remet fièrement sa copie recouverte d’une écriture rapide et malhabile.
 
Emportés par un enfant innocent, l’écriture, l’imagination et la rêverie se sont humanisées. Elles se pâment. Lâchent prise. S’immortalisent. Enfin.
 
Qui oserait espérer que cet enfant tienne entre ses mains l’esprit des Lettres…
 
Lui ?
Qui sait ? …
Un jour peut-être...

 

 

L ecolier
 Ecrit en mars 1985

 

23:25 Écrit par Rachel Colas | Lien permanent | Commentaires (3) | Tags : ecriture, imagination, litterature, ecolier | | |  Facebook | | | | Pin it! |

16 décembre 2008

L'envol

 
« Je fais de la libre écriture,
 
Mes mots s'envolent de mon imaginaire... »
 
 

folon livre

 

20:53 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES* | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

05 juillet 2008

Solitude (TRACE)

SOLITUDE,
À la très bonne initiative de TRACE, j'ai pris la main de Eipho
 
À QUI LE TOUR ? Et bien à Zabot suivi de Tyrane
 
 
Seul
Ombre
Lointain
Inconsolable
Triste
Un
Désespoir
Espoir

etrange printemps

 

18:00 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES* | Lien permanent | Commentaires (8) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

21 mai 2008

A lire (erotique) L'aspirateur (suite et fin)

Je ne sais pas comment cela s'est produit. Ni pourquoi, ni comment. J'étais bien. Ni heureuse, ni malheureuse. Une belle vie : belle maison, travail intéressant, enfants en bonne santé et en bonne scolarité, mari aimant... et puis voilà : ÇA s'est passé. Comment ? Je ne sais pas... Insidieusement... Je crois qu'après tout, je n'ai pas vraiment envie de savoir... Depuis lors, lorsqu'on sonne à ma porte, je ne suis plus la même... mais j'anticipe... Je me souviens, c'était un lundi matin, La sonnette de la porte d'entrée a retenti. Je n'avais aucune envie d'ouvrir : fait excusable : j'étais sous la douche !
    Je me souviens des gouttelettes sur mon corps, de mes cheveux mouillés, de mon peignoir blanc en éponge enfilé à la va-vite et mal refermé sur ma poitrine... Un moment de détente tellement mérité et si vite rattrapé par le quotidien : pas moyen d'avoir la paix ! Jamais. Frustration. La sonnette a retenti une deuxième fois. C'était peut-être important ? Le facteur ? Un recommandé ? La voisine Frida ? Pour finir, dans le doute, j'ai quand même ouvert... Ai-je bien fait ? Encore aujourd'hui, je me le demande... Mais sincèrement, je pense que oui... Comment pouvais-je savoir que ma vie allait basculer au moment où j'ouvrirais la porte ? Qu'aurais-je dû faire ? Ignorer le jet d'eau chaude presque brûlant sur ma peau fatiguée ? Ce matin encore, je me suis dit que  « zut », il fallait que je pense à moi : mon corps devait avoir toutes les caresses qu'il méritait et je devais, puisque j’en recevais rarement, me les offrir moi-même... Je suis sortie de la douche, j'ai enfilé rapidement mon peignoir et je suis descendue quatre à quatre les marches de l'escalier... Le chien est venu à ma rencontre : l'air de se demander pourquoi tant d'excitation alors que le bruit de la sonnette ne l'avait même pas dérangé : c'est un chien plus que pacifique ! Même son job de gardien, il ne l'assume pas ! Un stage de dressage l'attend… un jour, peut-être... lorsque j'aurai le courage de me lever à 7 heures du matin, le dimanche pour l'accompagner au cours en même temps que d'autres maîtres tout aussi courageux... Moi, après avoir élevé les enfants, je n'avais pas vraiment l'énergie d'en élever un « autre »...
    Toujours est-il que j'ai ouvert la porte après le troisième coup de sonnette. Il ne se tenait pas très droit. Dans sa main gauche, un attaché case... Costume cravate... Cravate, mal ajustée, d'ailleurs. Visiblement pas à son aise... Un débutant. Jeune.  Très jeune...
    En ouvrant la porte d'un coup sec, je l'ai fait sursauter. L'envie de rire m'a pris instantanément : on aurait dit un oisillon tombé de son nid ! Etonné, le bras encore levé, il m'a regardée de haut en bas. Désarçonné. Complètement. Apparemment, il ne s'attendait pas à être accueilli par une femme aux cheveux mouillés, portant en tout et pour tout un peignoir blanc ! Et pourtant, sans conteste, c’était bien à lui que cela arrivait. De gêne, il s'est mis à tousser. Une petite toux sèche. Sa gêne tangible m’a donné, sans que je sache pourquoi, une impression de puissance... de confiance en moi. Après tout, j'étais maître chez moi...
      
    - Bonjour, chère madame, vous avez une chance incroyable de m'avoir ouvert votre demeure ! Vous allez pouvoir découvrir l'aspirateur révolutionnaire qui va épater toutes vos voisines !

    Il m'a récité le tout dans un souffle. D'une traite. A faire pitié. Il était plutôt beau gosse... Un tantinet jeune... Il y a quelques années, j'aurais pu le prendre comme mon fils... Mais, depuis peu, mon regard a changé... Ma vision maternelle s'est peu à peu changée en vue plus féminine... Les hormones, peut être ? Je ne savais pas vraiment de quoi il parlait... Tout ce que je savais, c'était qu'il avait sonné à ma porte et non pas celle de Frida, ma voisine... Une chance pour moi ! Pour une fois, je la devançais...
Il était encore très tôt : il ne faisait aucun doute que j'étais sa première cliente... Même si sa cravate n'était pas correctement ajustée... Je brûlais d'ailleurs de la remettre en ordre... ou complètement en désordre...
   
    C'est à cet instant que j'ai pris conscience de ma nudité en dessous du tissu éponge du peignoir... cheveux mouillés. Sexe humide... un reste de douche, ou peut-être l'idée de cet homme face à moi en cet instant...
En commercial obéissant, il est entré... Il a posé une grosse valise. Enorme cette valise ! Je ne l'ai pas vue de prime abord... Il l'a ouvert tout en se présentant.... Il était nouveau dans l'entreprise... Il avait été séduit immédiatement par le concept révolutionnaire de ce nouvel aspirateur. D'ailleurs, toute sa famille en était déjà dotée ! C’est dire ! En quelques minutes, l'engin fut assemblé : il était d’une taille non négligeable... mais j’étais préoccupé par tout autre chose… L’engin, du moins celui qui était en démonstration, ne me tentait guère... Par contre, le « démonstrateur », lui, ne m'était pas indifférent... Ses épaules démontraient un être pas mal bâti. Les fesses semblaient rondes et fermes : elles suscitaient l'envie de les toucher, de les palper... les hanches étaient étroites...

    Semblant m'intéresser à la démonstration, je me suis approchée de lui... sans vraiment le faire exprès, en fait, un petit peu quand même, j'ai - « par inadvertance » - entrouvert mon peignoir : on pouvait y découvrir la naissance de mes seins... et même un peu plus...
Le bout de mes seins pointait : le tissu éponge de mon peignoir les effleurait. A moins que la vue de ce si beau jeune homme n'y soit pour quelque chose...
    Il continuait nerveusement son baratin de commercial... Sans me regarder tout à fait : mauvais point...
    Je me suis assise sur le canapé en face de lui et j'ai croisé puis décroisé doucement mes jambes... Il n'y avait pas de raison que ce soit l'apanage d'une certaine actrice... Je suis certaine qu'il a vu ma toison car ses joues ont pris une teinte rosée assez attendrissante. La température de la pièce a  augmenté de quelques degrés... D'un air perdu, il a regardé sa montre. J'ai souri. Je me suis levée et d'un air gourmand, je lui ai demandé de me donner la prise électrique de son aspirateur si révolutionnaire.... Troublé, il me l'a tendue. J'en ai profité pour refermer ma main sur la sienne... Mon regard a plongé dans ses yeux. Je n'ai pas cillé. Je l'ai scruté. Je voulais le deviner. L'obliger certainement... Il n'a pas bronché. J'ai pourtant eu l'impression qu'il retenait son souffle. Il n'a pas dit « non ». Dans ses yeux, une lueur que j’ai décidé prendre pour un acquiescement. Un assentiment. La prise est tombée à mes pieds. Elle y est restée pendant que nos regards sont restés accrochés l'un à l'autre. Sa main s'est faufilée sous mon peignoir et a effleuré doucement mon sein gauche. Comme elle était douce cette main qui avait si peu travaillé ! Un peu gauche pourtant. Sans expérience, probablement. J'ai dû guider ses doigts pour pincer le bout de mon sein dressé comme il ne l'avait plus été depuis si longtemps... L'autre sein se sentait délaissé : j'y ai mené son autre main et l'y ai déposée fermement. Il s’est laissé faire... Petit oisillon perdu. Elève soumis...
Mon peignoir est tombé à nos pieds. . Ses mains étaient toujours posées sur mes deux seins. Il a regardé mon corps offert. Nue : il ne pouvait plus reculer. Sous son pantalon, un renflement de bon augure... J'avais hâte d'y mettre la main. Les siennes sont descendues le long de mon corps, ont caressé mes hanches. Doucement. Presque craintivement. Je lui ai retiré son affreuse cravate, ensuite sa chemise à quatre sous : il avait un torse magnifique ! Son pantalon tombait trop bas : je pouvais voir la naissance de son pubis... quelques poils clairs... Des vagues de désir montaient en crescendo... Je n'avais cependant aucune envie de me presser : j'avais toute la matinée et même l'après-midi s'il le fallait. Le temps paraissait suspendu... Les tentures étaient encore tirées : je n'avais pas eu le temps de les ouvrir : quelle chance ! Si Frida nous avait vus, sûr qu'elle aurait été capable de nous déranger par jalousie, rien que pour m'embêter...

    Ses mains ont effleuré mes fesses, le bas de mon dos puis sont remontées jusqu'à mes épaules. Elles sont revenues lentement sur ma poitrine. Très doucement. Sont redescendues précautionneusement jusqu'à mon sexe. Sans vraiment en prendre possession. J'aurais voulu plus d'audace. J'ai dégrafé son pantalon. Heureusement, la ceinture était très facile à retirer ! Une tirette et tout s'est ouvert  d'un coup. Le pantalon est retombé à mi-cuisse...  Je l'ai regardé droit dans les yeux :
    - Déshabille-toi !

    Sans un mot, il m'a obéi. Je n'en revenais pas ! C'était excitant de voir cet homme inconnu s'exécuter sous mes ordres... Il a retiré ses chaussures, ses chaussettes et enfin son pantalon. Il était en slip noir moulant. Excitant. Terriblement excitant. Eperdument excitant. Son sexe se devinait sous le tissu tendu. Ma main l'a effleuré dans un mouvement de va et vient. Je me suis arrêtée pour le deviner. C'était chaud. Je l'ai senti dur. Les lèvres de mon sexe se sont ouvertes comme par magie. J'avais chaud. Lui était brûlant. Comme sa verge...
    - Enlève tout, ai-je pu articuler

    Le slip enlevé, j'ai pu voir apparaître son sexe dressé. Fier. Il était tendu prêt à être cueilli ou à me cueillir, moi...
    Je me suis mise à genoux. J'ai caressé son entre jambes tout doucement... Il était excité, sa main a pris son sexe et l'a tenu droit devant moi comme une offrande... Mes lèvres l'ont happé : c'était doux. Palpitant. Offert. Quel bel objet ! Je n'ai pas bougé : j'ai simplement tourné ma langue lentement autour de son gland. Je l'ai entendu gémir... Ma main libre s'est dirigée entre mes cuisses : j'étais fondante ! Mes lèvres ouvertes étaient prêtes à recevoir le meilleur. Deux de mes doigts se sont introduit facilement : j'étais tellement mouillée...
Son bassin a commencé à faire des mouvements de va et vient... Dans ma bouche : je le contenais presque entièrement. Parfois, il butait contre le fond de ma gorge : j'aurais pu l'avaler ! C'était excitant. Au bout de lui, une goutte âpre un peu salée. J'avais l'impression d'en être à la mise en bouche... Ce qui n'était que vérité, après tout. Son mouvement devenait de plus en plus rapide... Si cela ne me dérangeait pas de le « goûter », j'avais au moins l'envie et l'exigence de prendre mon pied également... Je me suis relevée, lui ai pris la main, et l'ai quasi fait asseoir de force sur une des chaises de la salle à manger... Je dois reconnaître qu'il s'est laissé faire. Il était adorable : si beau, assis le sexe dressé. Sans rien dire, sans prévenir, je me suis empalée sur lui. Transpercée... Tout de suite après, ses mouvements impétueux m'ont donné des vagues de plaisir... Il s'est penché sur mes seins et les a mordillés pendant que je montais et descendais sur lui en rythme. J'avais l'intention de prendre tout mon temps...

    J'ai du mal à l'admettre mais je pense que sincèrement, j'ai joui grâce à Frida. Lorsque le timbre de ma sonnette a retenti, je savais pertinemment bien que c'était elle : elle devait estimer que la camionnette garée devant chez moi était restée plus que le temps nécessaire...Je n'ai bien sûr pas ouvert mais, d'excitation, j'ai eu le meilleur orgasme de ma vie !
    Et bien entendu, depuis lors, j'ai un aspirateur full technologie : on n'en trouve pas de meilleur dans le quartier... même pas chez Frida...

 oups l'aspirateur !

 

 

 

 

21:30 Écrit par Rachel Colas dans A lire !Erotique! L'asirateur | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

14 mai 2008

Mon dieu ! Il est arrivé !

Qui ? Ben, le fameux livre d'Anaïs Valente !

Comment vous ne savez pas ? Mais si voyons ! c'est la "Céib'atitudes des paresseuses" !  Et bien moi, cette après-midi, j'aurais le plaisir de le découvrir (Chic, il arrivé chez « Agora » à Namur !!!) car bientôt, ma fille a « opération Anais » après la sortie d'école ! Faudra que je fasse attention, elle risque de me le "piquer" et nan, nan, nan, c'est moi la première !

Dépéchez-vous tant qu'il y a du stock ! Qu'on se le dise !

À déguster au soleil, avec un bon jus de tomate (avec du citron svp, et du tabasco, et du sel et poivre, et des glaçons et une paille, ni plus ni moins... !) Ah la belle vie !

11:55 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES* | Lien permanent | Commentaires (2) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

01 mai 2008

Extrait

 «Tant que le vent chante mon amour

Des jours et des nuits

Reste* nos espoirs infinis

Ma chère amante, nous toujours » 

 

Rachel Colas
 
 
Extrait de ma nouvelle "La chambre tranquille"

 

 

*Reste - Exception : pas d'accord car élision du "il" : en anc. fr., le pronom impersonnel il restait souvent inexprimé de là l’impression d’une discordance entre un verbe au singulier et le sujet logique (seul exprimé) au pluriel. (Grévisse)

22:26 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES* | Lien permanent | Commentaires (2) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

17 avril 2008

犬も歩けば棒に当たる ...

 

« Toute rencontre est importante

Car elle est peut-être unique... »

 

Ichigo Ichie

 

 

17:49 Écrit par Rachel Colas dans Citations, Pensées | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

12 avril 2008

Conséquences de nos pensées

Surveillons nos pensées
car elles deviennent nos paroles... 
 
Surveillons nos paroles
car elles deviennent nos actions...
 
Surveillons nos actions
car elle deviennent nos habitudes... 
 
Surveillons nos habitudes
car elles deviennent notre personnalité... 
 
Surveillons notre personnalité
car elle détermine notre destinée... 
 
Donc notre destinée dépend de nos penséesfleursOiseau  

 

Daniel Sévigny, extrait de son livre « Pensez, Gérez, Gagnez »  

 

 

23:24 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES* | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : pensee, sevigny, gestion de la pensee | | |  Facebook | | | | Pin it! |

09 mars 2008

Lac de Bambois (Fosses-la-ville)

lac de bambois 2bis

 

lac de bambois 3blancbis

 

lac de bambois 4flou

 

15:56 Écrit par Rachel Colas dans Mes photos, sources d'inspiration | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

Saint-Malo

Saint Malo 1

15:11 Écrit par Rachel Colas dans Mes photos, sources d'inspiration | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

Bruxelles Exposition Da vinci Basilique de Koekelberg

Da vinci

Bruxelles Vue de Koekelberg

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Aux pays des Farfadets... (Bretagne, Cancale)

Cancale 1
       

Cancale bois

 

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Les trésors de la Grand-Place de Bruxelles

Bxl jolie dame bis 24

Bxl jolie dame gros plan bis 26bisrond

 

bxl gargouille

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Art'arbre 2007

 Art Arbre 2007 1

 

 

art Arbre 2007 2

13:44 Écrit par Rachel Colas dans Mes photos, sources d'inspiration | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Pin it! |