25 janvier 2015

Belle Demoiselle

 

 

 

demoiselle, ombrelle, belle, peintre, peinture, amour

 
Ma belle demoiselle
À la robe d’organdi avec des dessous en dentelle
telle une aquarelle intemporelle,
minaude derrière son ombrelle,
La prunelle de mes yeux boit ses lèvres si belles
au goût de mirabelle,
avec une pointe de caramel
et même de cannelle !
 

Chaque parcelle de cette jolie pimprenelle,
Comme cette bretelle qui glisse de cette épaule de pucelle
Me transforme en polichinelle,
Simple mortel à l’esprit de miel.
Elle est la sentinelle de mon cœur en flanelle,
La tonnelle de mon âme, l’étincelle de nos baisers sensuels,
La ritournelle irrationnelle de cette belle charnelle
Qui met ma cervelle sous coupelle,
Presque comme une criminelle émotionnelle,
Sensuelle et cruelle, elle est essentielle,
Dans cet amour confidentiel,
Aussi, mon âme sœur, ma jumelle spirituelle,
 

Ma belle obsessionnelle,
Figée à jamais, suave éternelle,
Avec ses dessous en dentelle
M’emporte dans cette aquarelle,
aux couleurs pastel,
Peinte en une nuit sans modèle,
Elle m’est apparue, elle. Si belle.
À coups de pinceau charnels,
de celle que j’appelle, de ce monde irréel
moi, le ménestrel romanichel
qui peint mon amour incorporel.

17:35 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

L'incompris - Texte à mettre en musique

amour, toujours, délicat,

William McGregor Paxton, Tea leaves, 1909, Met New York

 
 
L’incompris,
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai prié l’incompris que je suis,
De tuer mon désir inassouvi.
Trop aigri par le poids des soucis,
Quand loin de moi, elle sourit
À lui. À lui.
Et depuis, je ne suis…
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai joui en elle, la jolie dégourdie,
J’étais épris
Moi, l’éternel étourdi.
J’ai perdu mes après-midis,
À pleurer dans des draps du monoprix
Qui, sans elle, sont défraîchis.
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai pleuré des lames de bistouris
Mon cœur s’est appauvri,
Moi, l’éternel abruti
J’ai dessiné dans un ciel indéfini
Des graffitis
Pour chérir son sourire à l’infini.
 
Ȏ Saint Esprit,
C’était irréfléchi
De laisser mon cœur détruit
En débris, lorsqu’elle est partie,
Me laissant à sa merci,
Respirant en catimini
Dans l’ennui des jours gris.
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai perdu le jour et la nuit
Totalement engourdi
Totalement endolori
Dans mon cœur, un terrible charivari
Me laissant transi,
De n’être pas avec celle-ci
 
 
Ȏ Saint Esprit,
Moi et mon fourbi de fourmi
J’ai crié à l’envi : ne plus vivre dans le déni…
Lorsque, dans la nuit, je vis,
Une jolie demoiselle en organdi
Tenant en son sein, mon âme sans verni
La baisant de ses lèvres, bien à l’abri !
 
Ȏ Saint Esprit,
Que ta volonté soit faite, ici
Et maintenant, en cet instant béni
Le dimanche pour toi et moi, l’épris,
Les jours en « i » pour ma douce amie,
Je te dis merci,
Moi l’homme affranchi…
 
Ȏ Saint Esprit,
Il m’a fallu du temps gris
Pour découvrir la vie en pot-pourri
C’était le prix, mon seul défi,
Être à nouveau chéri,
À l’envi, cœur affranchi,
Jolie demoiselle en organdi
Ravi aujourd’hui, d’être son mari.


Pour Nanou,

11:19 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

24 janvier 2015

La voix des mots silencieux

voix, mots, maux, poésie

I. Extinction
 
Les mots qui restent dans la gorge,
Les mots tus, les mots tuent, 
S’il te plaît, toi : ne reste pas bouche cousue ! 
Motus et boule de gomme, gomme la boule dans la gorge.
Point de lapsus, les mots sont déchus. 
Gomme les mots tus, gomme les rictus, 
Gomme les maux, ils te tuent !
Ta voix est à toi. 
Tue les mots en travers, tue ! 
 
Mots tués, mots évidés, 
Absence de mots. 
Extinction de la voix. 
Extinction de ta voix. 
Extinction de ta voie. 
Extinction de toi. 
 
Mâche les mots, crache les mots
Gerbe les mots !
Qu’ils s’évanouissent à jamais !
Oubliés. Reniés. Effacés.
 
Rien ne vaut la peine, 
De condamner son âme au silence.
 
 
II. Le chaos du Mérite ou "Comment retrouver sa voix ?"

En pleurs, mon cœur
À la tempête des sentiments
Tourmenté infiniment
De la trahison d’un lien de sang.
Mon cœur est en deux
Mon cœur est en deuil
De ce que j’ai eu. De ce que j’ai cru.
Recevoir. Avoir. Déchoir.
Faux-semblants.
À bas, les verbes du sang !
Et pourtant,
Rien de bien méchant, juste messéant…
 
 
Mère. Moitié. Muse.
Premier degré, suffisant
Et encore, du sang dans le vent
S’envole dans le reniement.
Choix. Une fois. Deux fois. Encore.
Changement de décor
Adieu les désaccords !
Chavirement. Chagrinement.
C’est assez !
Définitivement.
 

Une bulle.
Sans eux.
Différents.
            Expire !
Avec eux
Semblables.
            Respire !
C’est la loi de l’amour
L’amour, sans suspicion 
L’amour, sans affront.

L’amour, sans condition.

 



III. L'Harmonie de l'allégeance ou "Comment garder sa voix ?"

En fleurs, mon cœur
À l’aube des sentiments
Troublé infiniment
De l’infrangible lien de sang.
Mon cœur est plusieurs
Mon cœur est meilleur
De ce que j’ai. De ce que j’ai.
Recevoir. Donner. Partager,
À mes Bien-aimés !
Vive la sincérité !
Et pourtant,
Rien de lassant, juste de l’enchantement !
 
Mère. Moitié. Muse.
Premier degré, largement suffisant
Et encore, du rêve dans le vent
S’envole et revient triomphant.
Choix. Toujours.  
Garder la foi, en soi…
Liberté de l’Esprit : bonjour, Harmonie !
Un enchantement, un émerveillement.
Il faut aimer !
Définitivement.
 
Une bulle. Partagée.
Avec eux.
Différents.
            Euphorise !
Pour eux.
Semblables.
            Immortalise !
C’est la loi de l’amour
L’amour, sans raison. 
L’amour, sans prison.
L’amour, sans condition.
 
Rien ne vaut la joie,
de libérer
son âme du silence

13:05 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

12 janvier 2015

Tristesse du jour, espoir de demain

tristesse, possible, impossible

 

Mon humeur a été au diapason du temps. Autant dire qu’en ce jour sombre, gris et venteux, il laissait peu de place aux éclats de rire ! L’année 2015 commence dans les larmes et l’inquiétude un peu partout dans le monde. Les derniers événements à Paris ont chamboulé le monde et un changement est à prévoir. À espérer. À envisager. Espérance, je crois en toi…

 

Oui, je pense que cette année 2015 sera l’année de l’espoir. J'espérais la sérénité, mais je pense m’être trompée...

 

Aujourd’hui, j’ai rendu visite à mon amie coauteure Anaïs Valente, renversée fin décembre par une automobiliste alors qu’elle se trouvait sur un passage piéton. Je ne connais pas les circonstances de cet accident et j’avoue je ne veux pas m'y attarder. Cela n'est pas ma priorité. Du tout. Cela ne changera rien. On ne revient pas en arrière.

 

Je me dis simplement qu’il faut lever le pied en tant qu’automobiliste, être vigilant et plus encore en hiver avec ce temps grisâtre alors que les manteaux restent sombres et aussi, inviter les piétons à plus de vigilance : j’en vois tous les jours qui traversent sans regarder… enfin si, leur smartphone ! Quelle imprudence pour leur vie ! C’est à tout le monde de prendre soin de sa vie et de celle des autres… Mais voilà. C’est ainsi et l'on ne peut revenir en arrière…

 

Je suis sortie de la clinique bouleversée. En colère. « Ce n’est pas juste ! » Et infiniment triste. Terriblement triste. Si je pouvais seulement tenir entre mes mains un tableau noir qui représenterait la vie, j’y effacerais tous les nuages existants pour y laisser place au soleil. Si seulement je détenais une baguette magique ! Et dire que nous avions déjà imaginé nos séances de dédicaces pour le volume 1 « Histoires à mourir de vivre » qui devrait bientôt sortir... Et même le second était envisagé… On s’était dit que 2015 nous apporterait plein de surprises et puis. Voilà. Rien ne se passe comme on l’imagine. Me voici donc avec deux personnes proches qui doivent se battre pour retrouver une vie dite normale...

 

La bonne nouvelle est qu’elle est sortie des soins intensifs. Aujourd’hui. Et que son visage s’est illuminé lorsqu’elle m’a vue. Et j’ai su en cet instant même qu’un jour, probablement dans de longues semaines ou des mois, nous serons à nouveau ensemble pour rire de tout, parler écriture, dévorer nos tartes au citron et macarons ou tester un nouveau resto du coin sans oublier le terrible Nanowrimo qui hante nos jours et nos nuits de novembre !

 

Je suis rentrée le cœur à l’envers, la tête dans la bruine, en pilotage semi automatique, extrêmement prudente. Et puis, je me suis raisonnée : à quoi bon se lamenter ? Est-ce que j’aimerais moi que mes amies me pleurent dans une telle situation ? Non. Par contre, j’ai une autre certitude : elle est forte. Courageuse. Et pleine de ressources. Elle devra se battre et elle a déjà commencé. J’ai donc décidé de penser à elle, non pas sur son lit d’hôpital, mais souriante, pleine de vie. Engendrer des pensées positives envers quelqu’un ne peut que lui être bénéfique. Ce n’est pas vivre dans un monde de bisounours ni occulter la situation. C’est simplement se donner une chance de favoriser le meilleur pour l’autre. Une façon d’agir inconsciemment. De chasser ce sentiment d’inutilité, de frustration. De se sentir si impuissant. Et de chasser la colère.

Et maintenant, je vais espérer que 2015, si mal commencé, se terminera en beauté. Pour moi, pour ceux que j'aime, pour vous, pour le monde. 

 

 

tristesse, possible, impossible, pensée positive

 

18:45 Écrit par Rachel Colas dans Citations, Pensées, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

29 décembre 2014

Parfois, Souvent

lumière, bonheur

 

Parfois, souvent, les idées me viennent d’une image, d’un mot, d’une musique ou d’une observation. Ici, c’est une image qui m’a inspiré cette poésie. En ces jours de fêtes et d’opulence, certaines personnes souffrent, sont seules, ou même en deuil. C’était le cas pour moi et ma famille, il y a trois ans. La douleur passe, laissant une nostalgie des jours heureux ou des jours perdus.  

 

Je crois qu’en chaque personne brille une étoile. Parfois, le cours de la vie peut prendre une tournure si noire, que la lumière de cette étoile peut en être occultée alors qu’elle brille toujours de mille feux. Si chacun de nous pouvait voir dans les yeux de l’autre briller cette étincelle de vie, et le lui dire, ce serait un cadeau inestimable. Nous sommes tous une lumière pour quelqu’un dans ce monde. Tous. Sans exception. Et ce n’est ni parfois, ni souvent. Simplement toujours. Faut-il encore s’en souvenir.

 

Parfois, c’est souvent

 

Parfois, à l’aube des matins blancs

Arcs-en-ciel opalescents

Radieux Instants

Fi du passé

Ode au présent fragile

Il est venu

Serrant ma main dans la sienne

 

           Parfois, en début d’après-midi

           Arcs-en-ciel encore engourdis

           Rires légers, si légers…

Fi des douleurs passées

Ombres irisées d’un tendre soir

Ici, naît l’espoir

Savourant l'instant présent

 

Parfois, jours de solitude aux longs sanglots

Arcs-en-ciel au goût amer

Reste sans foi

Fi de soi

On aurait dû y croire. Encore.

Il se tient à mes côtés

Serrant ma main dans la sienne

 

Souvent le Bonheur est en nous

Oubli inouï, sommes-nous fous ?

Un peu partout,

Venu d’on ne sait où

Enfoui au plus profond de

Notre existence, il est temps

Temps, grand temps, d’aimer

 

D’abord Soi.

Pas parfois,

Souvent.

Toujours…

 

 

 

12:32 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

28 décembre 2014

Petit éloge du jour

 

éloge de la nuit, Ingrid Astier, Twitter

 

 

C’est en sautillant de tweet en tweet tel l’Oiseau Bleu que j’ai découvert ce texte, via Zen Cool @Spartitude. Il m’a tellement plu par sa simplicité que j’en ai commandé le livre. Il devrait me parvenir le dernier jour de décembre, juste à temps pour commencer la nouvelle année en poésie. Je m’en réjouis.

 

Et par amusement, je vous offre « Petit éloge du jour », imaginé… cette nuit, à partir du texte « À vivre », Petit éloge de la nuit, Ingrid Astier.

 

À vivre

 

Un jour, les pieds dans la rosée, à l’aube

Un jour à égrener les heures

Un jour à dénombrer les minutes

Un jour à inventer

Un jour en harmonie avec cet autre nous-même

Un jour à découvrir l’amour

Un jour à repousser la tombée de la nuit

Un jour, allongée et debout dans le ciel

Un jour à humer des parfums

Un jour à courir dans le sable

Un jour à gravir la montagne

Un jour à dire « je t’aime »

Un jour à mettre le pied dans un arc-en-ciel

Un jour à jouer dans la neige

Un jour en liberté de tout

Un jour à pleurer (de joie)

Un jour à rire encore et encore

Un jour pour aimer

 

Un jour n’y suffira pas. Peut-être une vie ? Peut-être.

Dites-moi ce que sont vos jours, je vous dirai qui vous êtes...

12:18 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

24 décembre 2014

Mes Meilleurs Voeux

 

Je vous souhaite à tous, de merveilleuses fêtes de fin d'année !
 
Que le bonheur, la joie et les rires vous accompagnent
tout au long de cette nouvelle année.
 
Qu'elle vous garde en bonne santé et vous apporte
richesse, amour et la réalisation de vos voeux les plus chers à votre coeur
 
Je vous embrasse,

Rachel


 

So this is Xmas
Ainsi, c'est Noël
And what have you done
Et qu'est ce que tu as accompli
Another year over
Une autre année se termine
And a new one just begun
Et une nouvelle est sur le point de commencer
And so this is Xmas
Et maintenant c'est Noël,
I hope you have fun
Je te souhaite de la joie
The near and the dear one
À mes proches, aux personnes qui me sont chères
The old and the young
Aux jeunes et aux vieux

 

A very Merry Xmas
Un très joyeux Noël
And a happy New Year
Et une bonne année
Let's hope it's a good one
Espérons que s'en sera une bonne
Without any fear
Sans aucunes peurs

 

And so this is Xmas
Et ainsi c'est Noël
For weak and for strong
Pour les faibles et les forts
For rich and the poor ones
Pour les riches et les pauvres
The world is so wrong
Et le monde est si injuste
And so happy Xmas
Et un si joyeux Noël
For black and for white
Pour les noirs et les blancs
For yellow and red ones
Et les jaunes et les rouges
Let's stop all the fight
Arrêtons tous les combats

 

A very Merry Xmas
Un très joyeux Noël
And a happy New Year
Et une bonne année
Let's hope it's a good one
Espérons que s'en sera une bonne
Without any fear
Sans aucunes peurs

 

And so this is Xmas
Et ainsi c'est Noël
And what have we done
Et qu'avons nous accompli
Another year over
Une autre année se termine
A new one just begun
Un nouvelle est sur le point de débuter
And so happy Xmas
Et ainsi c'est Noël
We hope you have fun
Je te souhaite de la joie
The near and the dear one
À mes proches, aux personnes qui me sont cheres
The old and the young
Aux jeunes et aux vieux

 

A very Merry Xmas
Un très joyeux Noêl
And a happy New Year
Et une bonne année
Let's hope it's a good one
Espérons que s'en sera une bonne
Without any fear
Sans aucunes peurs
War is over, if you want it
La guerre est finie si tu le veux
War is over now
La guerre est terminée maintenant

 

Happy Xmas
Joyeux Noël

 

Source : Paroles et traduction de la chanson - site www.lacoccinelle.net

 

18:00 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

19 décembre 2014

Le silence est l'âme des choses - Fantaisie

 

âme, silence, bruit, sérénité

 

 

Petite invitation en attendant les fêtes de fin d’année, juste pour s’amuser et tromper le temps gris et maussade. Où sont donc le ciel bleu et le givre ? Où est donc passée la froide couverture blanche du Père Noël ? Le jour ferme vite son rideau de lumière, quelques bougies, des oranges à la cannelle et clous de girofle, une bonne flambée et un sapin de Noël suffisent à se plonger dans l’esprit de Noël, même si cette fin d’année est chaotique et noire dans les actualités...

 

Ainsi, par curiosité, pour m’amuser, j'ai joué au "proverbe au hasard" et sans réfléchir, ai laissé le stylo gambader sur le papier. Je trouve les mots plus « beaux » écrits dans mon journal d’écriture… Par contre, ils s’engouffrent plus rapidement au travers du clavier. Voici, ci-dessous, ce que cela donne pour le proverbe français trouvé.  

 

Le silence est l’âme des choses

 

L'âme triste, il ouvrit les portes de son savoir pour se glisser dans les effluves de sa conscience tourmentée. Comme il était heureux, cet homme perdu dans les méandres de son esprit à la poursuite d’une vertu intrinsèque oubliée.

Du bout des doigts, ne désirait-il pas toucher l’âme des choses ? Découvrirait-il un jour ce secret enfui dans un ailleurs ? À moins qu’elle ne se cache quelque part en lui ? Il en était peu convaincu et pourtant, il savait que s’il gardait la foi en lui, quelque chose de merveilleux se dévoilerait. Un jour. Ou une nuit. C’était imperceptible mais au fond de lui, il savait. Tout était question de temps. Et de paix. Mais tout restait au bord de sa conscience, à peine éveillée…

Il lui faudrait d’abord apprivoiser la sérénité car murmuraient les soupirs, perdus dans la cacophonie du quotidien.  Un jour viendrait où il goûterait le silence… car ne dit-on pas que le silence est l'âme des choses ?

 

Et vous ? Qu'est-ce que cela donne ? 

 

17:30 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES* | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

13 décembre 2014

Toute fin n’est que le début d’une autre chose…

the end, écriture, fin, roman, 2014, 2015

 

 

Le mois de décembre se rapproche de 2015 à grands pas, 2014 va s’en aller. 2014 me donnera un roman terminé grâce au NaNoWriMo. J’y ai apposé le mot « FIN » avec un mélange de tristesse, de soulagement et de satisfaction. Terminé avec cerise sur le gâteau, une première correction. Naturellement, il reste des coquilles abandonnées lorsque l’émotion prend possession du papier et y imprime un certain émoi dans un amalgame de lettres.

 

Reste maintenant le « vrai » travail de réécriture. Cela tombe bien : je pense que les différents personnages méritent cette attention exclusive et… j’avoue… c’est aujourd’hui mon tour de ne pas vouloir les quitter ! Ils ont trouvé la fin qu’ils souhaitaient mais je ne veux pas qu’ils partent !

Pas maintenant. Je suis certaine qu'ils ont encore des choses à me dire, me raconter, me susurrer au travers des lignes tracées en ces jours décolorés de novembre. Je veux découvrir cette autre histoire qui s’y détache en filigrane… je veux savoir ce qui s’y cache et m’y plonger. Découvrir. Une sorte de porte ouverte sur mon subconscient. Une sous-couche qui se libère, délivrant quelques nœuds de l’existence.

 

Nœuds qui se défont et se reforment autrement pour construire une autre dimension. Après tout, la fin n’est que le début d’autre chose, non ?

 

Aussi, je leur souhaite de vivre un instant de lumière au travers de l’imagination des lecteurs. Un jour, peut-être. Une résolution pour 2015 ? Pourquoi pas ?

 

En attendant, je vous souhaite de profiter des fêtes de fin d’année, qu’elles vous soient douces et emplies de joie. Pensez à dire à ceux que vous aimez, à ceux qui comptent pour vous, votre amour ou affection, la vie est si courte !

 

Profitez-en pour engranger ces moments d’amour et de partage dans votre cœur afin de pouvoir les ressortir à tout moment.

 

 

17:00 Écrit par Rachel Colas | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

06 décembre 2014

Quand je pense à elle, à eux... - Texte à mettre en musique

Amour, Alzheimer

 

Quand je pense à elle, à eux
C’est comme un chemin qui va n’importe où
Semé de ronces et d’épines
entre remords et dégoût

Pourquoi cette absence ?
Comme un éclat de peur au fond du cœur
Pourquoi cette douleur ?
Comme rouler sur une route à contre sens ?
 
C’est la fin d’une époque
Celle de l’enfance,
D’un autre sens
Rôle inversé, électrochoc…
 
Quand je pense à elle, à eux
C’est un cri arraché à la terre
Est-ce ça devenir vieux ?
Pire que le cimetière
 
Pourquoi cette souffrance ?
Comme un cri au milieu de la nuit
Pourquoi cette peur sans bruit
De savoir, ne pas accepter cette déchéance
 
C’est la fin d’une époque
Eux qui appellent au secours
Après une vie d’amour
À jamais fermées, les tendres portes
 
Quand je pense à elle, à eux
Mes larmes sans fin,
Face à cette solitude coupe-faim
Il ne reste que des vœux pieux
 
Pourquoi, dans ce foyer, blessé
Tente-t-elle d’entrer cette bête féroce, sans pitié
Pourquoi, Alzheimer, viens-tu ?
Tu n’es pas la bienvenue…
 
C’est le commencement d’un espoir fou
Que ce ne soit point la bête cruelle sans cœur
Et toujours, elle, désormais seule, qui appelle au secours, dans un autre ailleurs
Me plongeant dans une peur viscérale, sans garde-fous.
 
Quand je pense à elle, à eux
C’est comme l’éclat du verre brisé d’un miroir embué
Volant la vie d’une pointe acérée
Malgré le cri de mon âme, malgré mes vœux pieux
 

À Elle.

 

 

 

 

16:30 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

30 novembre 2014

#NaNoWriMo 2014 Exit. Ce n'est qu'un au revoir...

NaNoWriMo 2014, NaNoFr

 

Dernier jour. C’est terminé ce soir à minuit. Exit NaNoWrimo 2014 !

 

Un roman bouclé quasiment achevé. Une petite fin de rien du tout qui pourrait me prendre à peine quelques heures. Mais non, « ils » ont décidé de faire le forcing et de rester avec moi. Pas moyen qu’ils me lâchent ! C’est que je dois probablement apprendre encore des choses d’eux… En attendant que l'épilogue m’apparaisse comme inéluctable, j’ai commencé les corrections. Elles ne sont pas aussi laborieuses que je ne le pensais. Mais c’est un sacré travail ! Et dire que le roman de l’an passé traîne à moitié révisé dans un de mes tiroirs ! Du temps. Mais comme j’explique dans mon livre « L’art de réaliser ses rêves », le temps est élastique et donc, je n’ai aucune excuse !

 

C’est promis, ce sera mon prochain défi ! Entre deux nouvelles, entre deux histoires ou textes à mettre en musique. 

Me voici donc avec l’honorable score de 77.139 mots au lieu des 50.000 requis. Hozier et ma playlist Deezer m’auront tenu compagnie toute l’après-midi pour les corrections. C’est épatant de constater que des chansons parviennent à ancrer mes moments d’écriture, me transporter dans une vie que je crée selon mes humeurs, mes envies, mes besoins, mes ressentis. Je ne peux m’empêcher de replonger dans le roman si au hasard de mes courses, j’entends dans un magasin, ou dans ma voiture, une des mélodies de ma playlist Deezer. Un instant précieux conservé dans la mémoire émotionnelle. Cela nous arrive à tous : d’écouter un son et d’être précipité dans un passé lointain. Souvenirs...

J’ai passé une agréable et belle après-midi en mots, en sons, aux côtés des dernières roses sauvages du jardin pour les derniers mots du NaNoWrimo 2014. Offrande de la nature...

Ce ne seront certainement pas les derniers mots du roman ! L’aventure continue...

 

Par ce dernier post sur le NaNo, je tiens à remercier tous ceux qui ont croisé ma route pendant ce mois créatif. Pour leur présence, leurs statuts tant dans les groupes que sur Facebook ou twitter et qui m’ont fait sourire, éclater de rire devant l’écran, qui m’ont encouragée ou réconfortée de savoir que oui, les personnages sont de vraies personnes, que oui, nous les auteurs, nous sommes parfois des incompris, des êtres un peu loufoques qui confondent de temps en temps la réalité de nos écrits avec notre vie. Que c’est un besoin viscéral l’écriture et non pas un « simple » hobby. Jamais. Retirer notre créativité, c’est nous laisser mourir. Alors, on rêve, on écrit, on imagine et on vit encore et encore avec cette nécessité de croire que le meilleur existe. Partout. Même si certains se refusent à le vivre. Tout est perception dans le fond...

 

À tous, merci. Je vous souhaite une merveilleuse soirée.

Playlist : http://www.deezer.com/playlist/1027013401

 

18:28 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

20 novembre 2014

#NaNoWrimo – De l’art de quitter ses personnages

 

clavier d'écrivain

Mon clavier et ses lettres effacées...

 

 

Le compteur de mots n’a guère tourné ces derniers jours. Mais j’avoue disposer de belles circonstances atténuantes et ma foi, les excuses sont là pour s’en servir…

 

Aussi, je me rends compte qu’il m'est difficile d’écrire la fin de mon roman. Beaucoup plus aisé, pour moi, d’écrire une nouvelle, car la chute en est l’essence même. Sans compter que par définition, une nouvelle se doit d’être « courte ». Et par conséquent, je passe moins de temps avec mes personnages principaux. Le lien n’en reste pas moins gravé profondément et il en résulte souvent une certaine « dépendance psychique » éphémère.

 

Si à l’heure actuelle, j’ai en tête quelques bribes d’idées en filigrane d’une pseudo-fin, je pense réellement que je ne suis pas prête à rompre les liens qui se sont créés avec mes personnages déjà depuis quelques semaines, car si le NaNoWriMo n’autorise pas le dépôt d’un moindre mot à la date fatidique au moins accepte-t-il une préparation de l’histoire et de ses protagonistes…

Oui, il m’est difficile de terminer cette histoire et par conséquent, les abandonner même si certains sont antipathiques ou aux antipodes de ma façon de penser. Les quitter équivaut presque à une blessure à l’âme : rompre avec mes extensions émotionnelles le temps de tracer les derniers mots. C’est probablement pour cette raison que je ressens une sorte de « vague à l’âme ».

 

« Vague à l’âme »… J’ai toujours aimé cette expression. J’imagine une âme caressée par des moments d’incertitudes ou des pensées vagabondes, créatrice ultime d’un monde onirique en devenir…

 

Il m’arrive pourtant, parfois, d’enfouir ce que j’ai écrit et si pour une raison ou l’autre, je relis le texte, revient comme un boomerang ce coup au cœur qui ravive l’émotion ressentie en cours d’écriture. C’est la fiction qui prend possession de la réalité et éclate dans une bulle d’inventivité, rendant littéralement vie aux êtres habillés d’encre et de mots. Définitivement, existants dans mon esprit, et dans le vôtre en tant que lecteur !

 

18:45 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

13 novembre 2014

Jour 13 – #Nanowrimo – La débandade des personnages rebelles

Jour13, NaNoWrimo, NaNoFR

 

68.247 mots. J’arrive au bout de l’histoire. Sauf que je n’en connais pas encore la fin et je suis curieuse de la découvrir ! Je vais laisser mon clavier refroidir, car il chauffe depuis ce matin, très tôt. Il me reste plus que la seconde partie. Le fond même de l'histoire. Ce qui s'y cache. En deuxième lecture.

 

Ces derniers jours m'ont permis de découvrir quelques dérives de la part de certains personnages : un nouveau acteur de la troisième partie a déclaré forfait et a exigé de reprendre la peau d’un personnage de la première partie sauf… que celui-ci était mort !

Et comme mon roman n’est pas une fantasy, cela n’a pas été facile de trouver une parade ! Merci ! On ne peut pas dire que nos personnages nous aident, ils ne nous rendent pas la vie facile mais à vrai dire, l'auteur non plus. 1 - 1 !

 

Par contre, j’ai découvert l’humour de certains lorsqu’ils parlent entre eux et ils n’y vont pas par le dos de la cuillère ! Madame de Vilayn est devenue « Miss Faux Petit De qui pète plus haut que son cul ». Une incartade. Rien à faire, je n’ai pas pu m’y opposer. Ce n’est pas de tout repos ! Incorrigibles !

 

Certaines phrases sont cadeaux. Je ne sais d’où elles viennent ou comment les personnages en arrivent à exprimer ainsi leurs ressentis..

Parfois, aussi, elles m’émeuvent :

« Une vérité venait de griffer le miroir de son âme. »,

 

ou me font rire :

« Pas assez d’argent pour s’acheter une prothèse. C’était un “sans dents” comme disait le Président. Il avait beau dire lui, il pouvait s’en payer des dents ! Et même en or ! À quoi cela servait si c’était pour ramasser de la boue plein la gueule ?"

 

ou encore, elles mettent en jeu toute l’ambivalence des relations humaines : 

« Laurent, le jeune facteur, n’avait qu’une envie : terminer et rentrer potasser ses cours. Il avait de l’ambition ! Oh ! Il était poli. Gentil. Serviable. Mais il était avare de temps. Faut dire qu’il l’utilisait autrement que dans les relations humaines. Il les utilisait à étudier “la psychologie”. C’était mieux. À ce qu’il se disait. ».

 

Et de ces personnages que l’on veut aider, mais qui restent sur leur positon :

« Car il sentait que c’était une “gentille” et les gentils, ils peuvent faire du ravage autour d’eux. Ils peuvent même mettre de l’espoir dans le cœur de ceux qui n’ont plus rien. Et lui, il ne voulait pas revivre. Juste rester une ombre. Mais les ombres, c’est bien connu, risquent d’accrocher des poussières d’amour. Il devait rester vigilant ».

 

Et même des mots-valises, en voici un :

« Elle n’était que leur vide-rancœur ».

 

Après avoir posté ce texte, je referme l'ordinateur pour me préparer à une cérémonie qui me tient à cœur : la réussite de ma grande Chérie, diplômée à l’UCL ce soir (baccalauréat). Plus que deux ans en master.

Un avant-goût de cadeau d’anniversaire puisqu’elle aura vingt et un ans, ce mardi. Ensuite, le tour de son frère et du mien. Le mois de novembre, c’est NaNoWriMo, mais c’est aussi et avant tout le mois des anniversaires et de la fête en famille ! Mais, ne peut-on faire de chaque jour une fête par de petits riens et de grandes choses ?

 

Je vous souhaite une excellente soirée,

À bientôt,

 

 

15:42 Écrit par Rachel Colas dans Mes photos, sources d'inspiration, NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

08 novembre 2014

Jour 8 – NaNoWriMo – Défi gagné 50K

50K, NaNoWriMo, NaNoFr

 

Heureuse ! Défi réussi, ce jour avec 50.264 mots !

 

Vraiment heureuse et fière même si je me doutais du résultat. Un peu plus rapide que l’an passé où j’avais terminé douze jours après. Mais l’an passé, je travaillais. Ici mes jours de congé m’ont bien été utiles !

 

Quelle idée de se mettre une pression pareille ! C’est difficile à expliquer : viscéral. C’est un défi contre soi-même, avec son imagination et parmi d’autres qui vivent les mêmes symptômes. Une communauté d’individus qui ont un point commun : l’écriture. Et qui pendant un mois, n’arriveront pas à penser à autre chose que le NaNo et à voler des instants pour poser un mot, une phrase, une idée. Une étrange communauté pas toujours comprise par les proches !

 

Pour vous en donner une idée :

nanowrimo 2014, nanofr

NaNoWrimo2014

Liste non exhaustive ! ;-)

 

Et maintenant, mon deuxième défi sera de terminer le roman avant la fin novembre. J’en suis à la moitié environ donc encore du bonheur !

 

Et aujourd’hui, je me mets en mode "relâche" et je me ressource !

Portez-vous bien !

 

 

 

 

16:31 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

07 novembre 2014

Jour 7 - #NaNoWrimo - Gratitude

 

 

 

gratitude, existence,

 

 

7e jour. Point de repos ce jour : nous ne sommes pas dimanche, n’est-ce pas !

Presque mille mots. Autant dire que presque rien ! Mais au moins suis-je dans la troisième partie et la journée n’est pas terminée !

Je pense que ce volet sera plus court que les autres, car il est en réalité un moment charnière dans l’histoire. Cette partie a pour but de découvrir l’histoire sous un autre angle et d’y découvrir l’impensable. Ne jamais se fier aux apparences !

Il est étrange de constater qu’entre le monde que j’invente et la réalité, il se retrouve, malgré tout, des similitudes : comiquement, cela correspond à un tournant dans ma propre vie comme pour mes personnages et ce drôle de chapitre dans le roman.

Encore, tantôt, je me faisais la réflexion qu’il fallait vraiment être à l’écoute de soi et de ce qui nous entoure pour découvrir les signes qui nous sont personnellement adressés. Encore faut-il les décoder et le voir. Puis, accepter d’agir en conséquence.

Me voici donc en cette fin d’après-midi avec moins de mots et emplie de gratitude... de gratitude pour la vie...

Toujours garder confiance,

À demain,

 

 

 

 

 

 

 

 

16:18 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

06 novembre 2014

Jour 6 – NaNowrimo – 40K de mots, un clavier en feu et des neurones grillés

#NaNoWriMo, #NaNoFr

 

Près de 5.000 mots aujourd’hui et une seconde partie quasiment terminée. Ouf ! Autant la première était limpide, autant la seconde me donne du fil à retordre ! Conséquence ? Deux personnages « out » (dont le connard sexyste bien fait pour lui !). Si l’hécatombe continue, il ne restera bientôt plus que l’auteure ! J’estime encore environs deux milles mots pour arriver enfin à la troisième partie pour laquelle je n’ai qu’une vague idée. Ça promet !

 

Aujourd’hui, point de macarons, de cupcakes ou cheescakes…

des mots oui,

des kilos en trop : non !

 

"Plus que" 10.000 mots. 1/5 du défi. Soit, selon mes prévisions plusieurs jours d’écriture à mon aise : cela doit rester du plaisir et non pas une « obligation » de réussir rapidement un score. Et je ne compte pas arrêter au nombre de mots requis mais à la fin de l’histoire. Rien à gagner à part sa satisfaction personnelle et c’est déjà beaucoup !

 

À partir de maintenant, repos. Les neurones ont besoin d’être rechargés !

 

À demain,

 

17:35 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

05 novembre 2014

Jour 5 – Shopping, procrastination et cupcakes

cupcake, gourmandise, nanowrimo

 

Me voici dans ma deuxième partie et avec 35.315 mots. J’aurais pu faire mieux mais non, aujourd’hui, c’était journée shopping et découverte du CupInn à Namur. Belle découverte par un cheescake au beurre salé (fait maison s'il vous plaît !) : une pure tuerie ! Impossible de résister !

 

Suis revenue à la maison, sourire aux lèvres, pleine d’énergie, avec des cupcakes au caramel beurre salé – mon péché mignon -  (heu… enfin… un de mes péchés mignons !) à déguster en dessert ce soir. Ma condition ultime avec moi-même : arriver à mon quota de mots. (ou comment se motiver !?).

Naturellement, je n’allais pas louper ce challenge avec une telle récompense et puis, d’ailleurs, c’est moi qui établis les règles, donc, j’avoue que je n’ai pas mis la barre trop haute ! Nan Nan, ce n’est pas de la triche ! Ou si peu… Et puis, rien à faire, le caramel beurre salé, moi, je ne peux pas résister. Impossible. C’est comme les macarons. Et les tartelettes au citron ! Et si en plus, elles sont meringuées, alors c’est le paradis de la gourmandise !

 

Ainsi, si vous passez par Namur, faites-y un petit détour et emporter avec vous un peu de douceur avec vous !

 

Bonne soirée et à demain,

 

gourmandise, nanowrimo, pari reussi

 

 

 

 

 

 

18:06 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

04 novembre 2014

Jour 4 – NaNoWrimo 2014 - Partie 1. End. Ambiance ? Hot

 

 

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Mon objectif du jour était de dépasser les 30.000. Réussi. Naturellement !

 

Hier, j’ai fait la connaissance, toujours dans la première partie, d’un connard sexiste personnage odieux. Même qu’il m’a fait écrire une scène terriblement hot avec des élucubrations machistes. Je ne m’autorise pas à vous livrer l’extrait pour respecter les quelques oreilles chastes qui viendraient sur ce blog. Quoique… l’aspirateur… Bref, un morceau de texte assez chaud. Et… qu’est-ce que je me suis amusée ! Oui, vraiment, on rencontre de drôle de personnes au coin d’une page Word… et comme chantait Diane Tell : «Haaa si j’étais un homme »…

 

Enfin terminé la première partie. Je vais pouvoir m’aventurer dans la seconde. Si elle atteint également les 30.000 caractères, bonjour les corrections en décembre ! Mais chaque chose en son temps. Me voici donc à 20.000 mots de la victoire. Mais plus que le nombre de mots, c’est terminer mon histoire qui me tient à cœur et je ne m’attendais pas à autant de mots dans cette première partie… Et dire au départ, je pensais ne pouvoir qu’en écrire tout au plus quelques nouvelles et qu’il me manquerait très probablement des mots !

Même que j’avais prévu quelques titres et une autre histoire. Au cas où… J’espère que l’hiver sera long au coin du feu… Quoique l’envie d’écrire ne dépend pas d’une saison. Heureusement…

 

Je pense que pour aujourd’hui, c’est bon. Juste peut-être une relecture du premier jet et remettre les traits de caractère ou faits importants à jour puisque tous les personnages se retrouvent dans la partie deux…

 

À voir.

À demain, portez-vous bien,

 

 

 

 

 

20:47 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

03 novembre 2014

Troisième jour du Nano : la guerre des personnages

 

NaNoWriMo 2014, NaNoFr, écrire, personnage

 

 

J’ai terminé cette nuit à 2h20 du matin avec 17054 mots. Pas moyen d’aller dormir : trop d’idées en tête et puis c’est le but, non ?

 

J’en ai donc fini du deuxième chapitre de la première partie. Réellement satisfaite de ce personnage. J’avoue même une certaine préférence, mais chut ! Pas question de créer de la jalousie entre eux sinon ils vont se rebeller et Dieu sait ce qu’il risque encore d’arriver !

 

Finalement, ce personnage – Ludovic – est probablement celui qui a écrit le texte « Dis-moi pourquoi ». J’explique : en réalité, ma main l’a rédigé d’un trait en une espèce d’écriture (semi) automatique, pour « tromper » l’impatience de débuter le projet NaNo. Certains personnages commençaient déjà à vivre dans mon imagination. Une ébauche, un prénom, quelques actes, des intrigues, mais relativement peu. La créativité ferait le reste. Et hier soir, Ludovic a rebondi sur le contenu de ce texte pour m’en sortir un jumeau dont je ne sais où… À croire que les personnages en savent plus que l’écrivain qui somme toute ne fait "que" raconter leur histoire… Inspirant à vrai dire et diantrement excitant !

 

J’en ai fini pour un moment avec lui, puisque c’est au tour de mon tout nouveau personnage « Albertine ». J’avoue avoir une prédilection pour écrire « à la place » d’un homme ou tout du moins « comme si » j’en étais un : en raison probablement de la transition flagrante entre mon personnage et moi-même et donc qu’il est d’autant plus facile d’en ressentir les émotions. À moins que je n’aie été, un jour, dans une vie passée, un homme ? Qui sait ? Et ma foi, pourquoi pas ?

 

Dans ce chapitre, une certaine Myriam s’est imposée, annulant de façon surprenante la vie d’une certaine Valérie, même pas née ! C’est dire ! D’ailleurs, cette Myriam, à une telle prestance qu’elle en a volé la vedette à Albertine. Du coup, situation renversée et renversante. C’est la guerre des personnages, à qui deviendra le principal, à qui se fera entendre !

 

Le NaNo, c’est aussi, fatalement des écrivains en herbe ou confirmés ! Avec leurs états d’âme… Passant sans cesse de l’excitation au stress, à l’amusement ou la procrastination ! Un arc-en-ciel d’émotions. Il faut dire que pour notre entourage, on est parfois en mode extra-terrestre et ce n’est pas que mon ressenti ! Quelle grande communauté, ces NaNoteurs !

 

Après une pause bien méritée et un score à 21.601 mots en ce moment (voir le widget Word Count NaNo régulièrement adapté), je clôture ce chapitre et me tâte pour découvrir avec quel personnage, je vais passer mon après-midi…

 

À demain,

15:16 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

02 novembre 2014

Deuxième jour du NaNoWriMo : Happy !

 

NaNoWrimo 2014, NoNoFR, ecrire

 

 

 

12.023 mots à mon aise, sans stress. Dans l’amusement et l’excitation. J’en suis à un cinquième du défi. Tout va bon train. Pourvu que ça dure ! Mon premier personnage principal du premier chapitre de la partie I (six parties prévues) m’a assurément amusée et surprise. Je ne m’attendais pas à un tel caractère ambigu ! Attendrissement mélangé de pitié. Faudra pas que je le fasse trop souffrir ! Il a déjà bien du mal avec sa vie qui, dans le fond, n’est pas si mauvaise que ça… si seulement, il pouvait s’en rendre compte ! Mais c’est une autre histoire…

 

J’ai commencé le deuxième chapitre, à nouveau, comme personnage principal, un homme. Si je connais en grande ligne ses actes et décisions, je suis curieuse de découvrir son vrai caractère. Il se prépare à commettre l’irréparable, arriverais-je à le sauver malgré lui ? Pas sûre… Et puis, j’hésite encore : connaîtra-t-il ou non le personnage du premier chapitre ? Ils ont déjà avant tout un point commun… À voir. Ne pas trop compliquer les choses, ce n’est déjà pas évident de construire la trame en deuxième « sous lecture ».

 

Les mots défilent au fil des morceaux de ma playlist NaNo2014 sur Deezer. Elle est parfaite. Idéale. Un fond de musique pour écrire, se détendre, et parcourir différentes émotions sans être gênée par le sens même de la chanson.

La voici, si vous souhaitez découvrir un autre horizon. Elle va me stimuler, me driller pendant tout le Nano. En boucle. Aléatoirement. Pour une bulle NaNoWrimeuse, tout confort !

 

À bientôt,

 

 

 

 

18:46 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

01 novembre 2014

Debriefing de la première nuit NaNoWriMo

 

#NaNowrimo, #NaNoFr

 

Premier débriefing de cette nuit. Terminé à 2 h du matin avec 3.546 mots et un nouveau personnage : une femme, Suzanne. Belle. Aimée follement de Lambert. Ce pauvre Lambert... Il va lui en arriver des choses ! N’empêche que sur 3500 mots, il m’a amusée et attendrie ! J’ai hâte qu’il passe à l’action !

Deuxième victoire : avoir résisté aux macarons dans le frigo. Surtout ceux à la pistache. Et au citron. Et à la framboise. Et au chocolat… Faut en laisser un petit peu pour aujourd’hui (ou comment se motiver ;-) )

 

Je viens de parcourir la sphère Twitter : il faut bon vivre sur la planète Nano, en voici quelques exemples et pour ma part, c'était sagement devant mon pc, et sur les "chats" Belgique et France, pour les Words War…

 

Bon congé, ce jour à tous. Profitez-en bien, paraît qu’il va faire bon… Même que j'irai faire un tour. Pendant le Nano, il faut aussi s'oxygéner les neurones !

 

 

 

#NaNoFr, #NaNoWrimo, ecriture

Photo Locaux des éditions Bragelonne - NaNoWriMo FR.

 

 

 

10:22 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

31 octobre 2014

Nuit blanche - NaNoWriMo 2014

NaNoWriMo, NaNoFr

 

 

À minuit pile, le monde de NaNoWrimo 2014 s’ouvre sur l’imagination de ses adeptes, pour un monde inconnu où personnages et fictions s’amuseront de notre vie et l’agrémenteront d’énigmes et d’aventures extraordinaires.

 

Bonne chance aux NaNoWriteurs !

 

Pour moi, cette nuit sera blanche. Les minutes s’égrèneront au son du clavier en rythme avec le tic tac de l’horloge…

 

Pour ceux que cela intéresse, rendez-vous, entre autres, sur la page FB de l’art de réaliser ses rêves ICI ou sur twiter.

 

22:49 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

Toi, ce père que j'aurais choisi

 

père, prière, tristesse, foi

 

Toi ce père que j’aurais choisi,

Heureusement qu’un jour, il n’y a pas si longtemps, je t’ai dit

Que ta fille de cœur, j’étais

Heureusement qu’un jour, il n’y a pas si longtemps, tu m’as dit

Que mon père de cœur, tu étais

 

 

Toi, ce père que j’aurais choisi,

Je sais que tu es un battant

La vie n’est pas un roman

Les larmes ne sont pas des mots

Point de baguette magique, pour effacer les maux

 

 

Toi, ce père que j’aurais choisi

Merci pour les moments de complicité,

Le partage des jours heureux, sans gravité

La vie tient à un fil

Moins qu’un battement de cils…

 

 

Toi, ce père que j’aurais choisi

Une bougie pour toi

Pour encore, te battre, garder la foi

Reviens parmi nous,

sans garde-fou

 

 

Toi ce père que j’aurais choisi,

Ce n’est pas juste.

Vraiment pas juste.

Pour des habitudes, pour des marches en trop,

Quel fiasco, ton monde incognito

 

 

Toi ce père que j’aurais choisi,

Heureusement qu’un jour, il n’y a pas si longtemps, je t’ai dit

Que ta fille de cœur, j’étais

Heureusement qu’un jour, il n’y a pas si longtemps, tu m’as dit

Que mon père de cœur, tu étais...

 

Pour Roland,

 

 

 

 

 

 

11:05 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

29 octobre 2014

Dis-moi pourquoi ?

 

Trop difficile d’attendre vendredi minuit, le départ officiel de NaNoWriMo. Les idées fusent de toute part, l’imagination déborde et les doigts n’en peuvent plus d’attendre le toucher du clavier…

 

Petit texte placébo, d’un jet, que je vous propose rédigé sous l’influence de l’album « Fumes » de Lily & Madeleine.

 

NaNoWriMo, NaNoFr, jumeaux

Dis-moi pourquoi ?

 

Je suis complètement paumé. Et pourtant tellement décidé. C’est la fin, je ne peux l’éviter…

Ne plus affronter mon reflet dans ce miroir de ce matin gris. Trop d’eau dans mon regard alourdi.

Il faut avouer qu’il vaut mieux ne pas m’y contempler. Mon destin n’est-il pas d’être transparent ? Je ne suis pas. Je suis tout simplement invisible. Invisible. Mon deuxième prénom.

 

Dis-moi pourquoi ? Pourquoi, aujourd’hui je ne suis rien ? Je suis là, à vivre dans ton ombre.

 

C’est toi qui as tout reçu. Normal, t’es l’aîné. À quelques minutes. Seulement. Moi, je suis condamné à être en retard. Éternellement.

Pour une poignée de minutes. Pour une enfilade de secondes. Ah ! si seulement j’avais été le plus rapide !

 

Dis-moi pourquoi ? Pourquoi, aujourd’hui je ne suis rien ? Je suis là, à vivre dans ton ombre.

 

Tu as toujours été Toi.

Le préféré.

Le chouchou.

Le brillant.

Le meilleur.

En tout.

Comme toujours. Depuis ton premier cri. La première victoire.

Le mien est arrivé en second, étouffé, par le tien virulent. Je l’ai tellement entendue cette histoire !

 

Dis-moi pourquoi ? Pourquoi, aujourd’hui je ne suis rien ? Je suis là, à vivre dans ton ombre.

 

Meilleures notes, meilleurs copains, meilleur en sport, au théâtre, et même avec les filles.

Tu les as toutes eues. Celles que je voulais et les autres encore.

 

C’est toi qui as tout pris.

Mes amis, mes succès, et même nos géniteurs.

Tu as tout eu. Même la part qui me revenait.

À croire qu’elle n’avait jamais existé puisque je vivais en ton ombre.

 

Dis-moi pourquoi ? Pourquoi aujourd’hui je ne suis rien ? Je suis là, à vivre dans ton ombre.

 

À ne me retrouver dans rien. Pas même en toi. Pas même en toi…

Pendant que tu te perds dans ses bras, susurrant des mots d’amour qui me revenaient de droit.

 

C’est toi qu’elle aime et je n’y peux rien.

C’est toi, le père de ses enfants

C’est toi, hélas, pas moi.

Jamais moi.

 

J’aurais tellement voulu être toi. Parfait.


Dis-moi pourquoi ? Pourquoi aujourd’hui je ne suis rien ? Je suis là, à vivre dans ton ombre.

 

Et aujourd’hui, j’ai décidé de ne plus être moi. Le « Moi » qui vit à travers toi. C’est la fin. La fin d’un rien qui disparaît définitivement. La fin d’un invisible.

D’un coup sec sur ce miroir embué, je te vois. Le même. Et pourtant si différent… En apparence. Le rouge et le noir. Pour que tu aies une vie en rose. Mélange de toi et moi. Toi avec elle, c’est un peu moi en toi… Ce n’est donc pas vain.

Alors aujourd’hui, je suis là. Sans toi. Un rien, qui part de rien. Un rien qui te quitte. Un rien qui enfin, existe, une parcelle de toi qui s’en va.


Un jour. Un jour, je te dirai pourquoi je n’étais rien avec toi
.


Mais voilà, aujourd’hui, j’ai décidé d’être moi en partant avec une partie de toi, une partie de moi. Pour être un tout.


Je t’aime, mon frère.

Je pars, et je t’aime.

 

 

18:02 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

28 octobre 2014

Parce que c'est comme ça - Texte à mettre en musique

 

texte à mettre en musique

 

Tu n’avais pas le droit

D’emprunter ce chemin-là

Tu n’avais pas le droit

De me planter là

 

C’est pas une question de droit

Mais tout simplement un choix

De dire que toi et moi

Ce n’était pas vraiment ça

 

Des choix sans foi

Ici, là, sans toi

C’est un peu comme ça

Que je vis l’enfer froid

 

Une vie au froid

C’est ton droit

Un choix

Rien avoir avec moi

 

J’ai entendu ta voix

Je ne savais pas

Qu’il n’y aurait plus que toi

Cela me laisse sans voix

D’être ici, sans toi,

Comme au mauvais endroit

 

Chacun va là où il veut

Sans crier la faute à Dieu

Ni même à moi

Ni même à toi

Parce que c’est comme ça

 

Dis-moi pourquoi

Cela n’arrive qu’à moi

De vivre ici sans toi

L’existence quotidienne du désarroi

 

Là-bas. Regarde. Oui, tout là-bas

Une autre que moi, pour toi

Autre que moi

Qui existe rien que pour toi.

 

Oui, qui existe rien que pour toi

Rien que pour toi...

 

 

©RachelColas - Texte à mettre en musique

©WD, Clin d’œil de ma fille au cours de ses vacances

 

                       

09:34 Écrit par Rachel Colas dans *L'Art de réaliser ses rêves*, *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

26 octobre 2014

Compte à rebours - #NaNoWriMo 2014

 

#nanowrimo, nano

 

Le compte à rebours est enclenché ! À l’heure actuelle, il défile imperturbablement alors qu’il me tarde d’être au 31 octobre minuit. Eh oui, NaNoWriMo* 2014 profile plus que le bout de son nez ! Des milliers de personnes du monde entier (400.000 participants en 2013) seront devant leur clavier ou en main stylo à bille pour déposer frénétiquement les premiers mots d’un roman, de nouvelles, d’une thèse ou mémoire, qu’importe, d’au moins 50.000 mots (équivalent à plus ou moins 175 pages version format de poche) rédigés exclusivement durant le mois de novembre ! Ni avant ni après.

 

Le but ? Outre la satisfaction personnelle d’écrire le nombre de mots requis, l’objectif principal est de délier l’imagination et de l’enrober de mots. Ce n’est pas la qualité qui prime, mais la quantité. Une occasion pour certains de donner vie à une histoire longuement pensée sans y avoir jamais eu le cran de la coucher sur papier… Et si l’on relève le défi d’y ajouter la qualité, c’est en sortir doublement gagnant !

 

Pour ma part, ce sera ma deuxième participation. L’an passé, le pari a été gagné avec un roman terminé en une quinzaine de jours avec quasiment 63.000 mots. Pas encore entièrement corrigé à ce jour… Il repose sur mon bureau attendant l’appel des protagonistes. Pour l’instant, ils me fichent la paix m’ayant fait tourner bourrique pendant des jours et en particulier, un personnage changeant sans cesse de prénom jusqu’à ce que celui-ci lui convienne ! C’est incroyable d’inventer un monde qui prenne autant possession de votre vie au point d'y découvrir des exigences, des ressentis d’un autre soi et vous y emmener bien plus loin que ce vous n'aviez prévu ! Étrange et palpitant…

 

Cette année, je me la joue « rebelle », c’est-à-dire à la manière de ceux qui décident d’écrire autre chose qu’un roman. Quelques idées en tête se font, de jour en jour, plus précises, avec une certaine urgence - que je tempère bien que mal - d’être déposée en vrac sur le papier… Vivement l’heure fatidique ! Curieusement, je découvre au fil des jours qu’elles ont un lien tellement fort qu’elles en formeraient une histoire en cinq parties… La magie de l’imagination.  

 

Ainsi suis-je "condamnée" pendant encore au moins une semaine à concocter des plans, peaufiner mes personnages, leur donner des noms, inventer certaines scènes… je sollicite FreeMind, explore Scrivener, programme mes sauvegardes ! Je gribouille dans mes carnets, fais des tableaux, ajoute des couleurs, des annotations, tout pour retarder l’acte ultime de la délivrance : écrire ! Point final. La préparation est autorisée. Écrire le moindre mot avant le top départ est strictement interdit ! Y déroger, c’est se mentir à soi-même !

 

J’ai également en réserve trois titres de nouvelles dont je n’ai aucune idée du contenu. Pas la moindre idée et c’est tant mieux, car ce sera ma partie en mode « Pantser » puisque pour le reste, je suis « Planer ». Trois titres de rien du tout. Trois titres, pour trois histoires qui seront rédigées en écriture semi-automatique. Le NaNoWriMo, c’est aussi se faire confiance !

J’ai hâte de participer aux « Word Wars». Ces « guerres de mots » emmènent souvent dans des directions insoupçonnées ! Y naissent des phrases qui sont anecdotiquement reprises comme « perles » du NaNoWriMo. On n’y échappe pas !

 

Pour pimenter ce défi, j’ai décidé d’incorporer dans mon texte certaines réflexions notées au gré de mes fantaisies. Pourquoi pas ? L’amusement est, à vrai dire, mon réel objectif. Mon mois d’anniversaire en écriture ! Cadeau ! Ne se soucier (presque) que de la vie des personnages dont on a le destin en mains, c’est… étrangement jouissif.

 

Je n’imagine pas pour l’instant voir ces irréalités fantastiques un jour publiées. Pas à ce stade. Du moins, ce n’est pas la raison de ce défi. Il est parfois des fictions que l’on désire garder pour soi. Comme un trésor. Par pudeur. Ou tout simplement parce qu’une part de nous se distille lentement dans certaines phrases, un fragment de notre âme qui se faufile entre les lignes... Les partager ou non n’est pas à l’ordre du jour. Chaque chose en son temps. Reste uniquement, à brut, ce besoin vital d’écrire.

 

Sachez aussi, pour ceux qui désirent nous rejoindre qu’il n’est pas trop tard ! Rendez-vous : ici (site officiel).

 

 

 

 

* National Novel Writing Mouth - http://goo.gl/bgk2FT

 

 

16:18 Écrit par Rachel Colas dans NaNoWriMo 2014 | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

12 septembre 2014

Les mots tueurs (+ vidéo)

 

 

C’était atroce. Voire inhumain. Elle n’en pouvait plus. Cela faisait des semaines qu’elle subissait cette torture. Les quelques gentillesses étaient noyées dans le lot d’insultes quotidien. Qu’avait-elle fait pour mériter cette haine ? Elle pensait pourtant ne pas être différente des autres ? Peut-être l’était-elle ? Pas en mieux d’après eux…

 

Lucie lut à nouveau le message : « Tranche-toi la gorge et que l’on en finisse ! ». « Il a bien fait de te larguer, tu ne vaux rien ! », « même la merde est plus belle que toi ! ». « Dégage de nos vies ! »…

 

Elle savait qu’elle devait très certainement attiser la jalousie, c’était « presque » normal et elle aussi parfois ressentait de l'envie ! Mais elle en était convaincue : plusieurs personnes la haïssaient. Elle reconnaissait la façon différente d’écrire, d’exprimer les choses... Tantôt des injures, tantôt des phrases polies avec juste une pointe de méchanceté tellement effilée qu'elles l'éventraient. C'était les pires !

 

Elle s’en était ouverte à son amie, sa meilleure amie. Elle lui avait conseillé de passer au-dessus. Que c’était des conneries, qu’elle aussi avait reçu des messages blessants. « Oui, mais des comme ça ? ». Elle n’avait plus osé en parler. N’aurait jamais osé les montrer. Elle avait trop peur que l’on ne pense qu’en fait ce n’était que des vérités, qu’elle était, entre autres, moins qu’une merde ! Tout le monde le savait, seulement quelqu’un l'avait dit ! Pire, plusieurs !

 

Les derniers messages avaient été encore plus virulents. On lui assurait que même son sang, personne n’en aurait voulu pour survivre. Elle était persuadée que c’était quelqu’un de l’école : ce matin, le cours avait porté sur la croix rouge. Le pire était de savoir que dans sa classe, un ou plusieurs élèves pensaient ça d’elle. Si seulement elle pouvait connaître celle ou celui qui se cachait derrière ces messages crapuleux, au moins aurait-elle pu se défendre ? Les insultes pleuvaient sur elle telle une pluie acide. Elles lui bouffaient le cœur, troublaient son esprit et tuaient toute vitalité dans son corps.

 

 

Éléonore riait sous cape derrière l’écran de son PC. Balancer des vérités lui procurait un bien fou ! Dire ce qu’elle pensait sans restriction était on ne peut plus jouissif ! Évidemment que Lucie était sa meilleure amie ! Mais bon, ne dépassait-elle pas les bornes ? Et puis, Lucie savait qu’elle était raide dingue de Thomas ! Pourquoi était-elle sortie avec lui ? C’était comme un coup de poignard dans le dos ! Elle avait passé des soirées à pleurer toutes les larmes de son corps et davantage lors de leurs rendez-vous amoureux. Tête-à-tête que Lucie n’arrêtait pas de décrire avec foule de détails. C’était une torture permanente.

 

Et puis, elle avait trouvé le moyen de lui rendre la monnaie de sa pièce lorsque Lucie lui avait parlé de la plateforme où la majorité de l’école se rencontrait, s’envoyait des messages. Elle avait aussitôt imaginé un beau scénario : elle avait propagé la rumeur que Lucie sortait avec un garçon d’une école voisine. Par chance, elle en connaissait un qui en pinçait pour elle. Elle l’avait contacté anonymement pour lui annoncer qu’il avait sa chance. Le réseau s’en était mêlé. Les conséquences n’avaient pas tardé. Maintenant, Thomas était libre comme l’air ! Et finalement, elle avait trouvé cette facilité à manipuler terriblement excitante…

 

Enfantin : il suffisait de cliquer sur « anonyme » pour rendre le message incognito et le tour était joué ! En toute impunité ! Elle aussi parfois recevait des méchancetés,  mais elle se persuadait qu’il ne lui était pas destiné. Pour contrer l’éventuel aspect négatif, elle se défoulait à son tour dans l’envoi de semblables missives, sans compter qu’elle s’en inspirait ! Elle avait l’impression d’être maître du jeu ! Pour noyer le poisson, elle avait imaginé différents caractères se cachant derrière les mots : des messages bien orthographiés, de l’argot, des fautes à tout bout de champ et même des expressions qui ne lui appartenaient pas. Comme c’était amusant d’endosser des personnalités différentes !

 

Au fil des jours, elle avait vu son amie devenir de plus en plus pâle tant son sommeil était agité. Elle sursautait et regardait souvent derrière elle. C’était clair qu’elle avait peur. Ma foi, c’était bien fait ! Elle aussi avait passé des nuits blanches à se représenter Thomas dans ses bras ! À son tour de connaître la peine ! Et puis, elle avait été toujours la meilleure en tout, plus belle qu’elle, plus de succès auprès des garçons et même mieux appréciée des professeurs ! Aujourd’hui, moins souriante, de larges cernes mangeaient ses yeux et gommaient son charme naturel. Désormais son air inquiet et maussade contrastait avec celui de son amie, radieuse. Éléonore revivait : plus son amie dépérissait, plus se sentait-elle épanouie !

 

Cependant, elle commençait à trouver Lucie plus lourde qu’un boulet. Ce n’était plus trop gai d'être en sa compagnie. Il faut dire que les rumeurs lancées avaient bien grignoté sa belle réputation. Elle était la nouvelle « looseuse » avec qui il valait mieux ne plus trop traîner sous peine d’être banni. Sans trop de précautions, Éléonore mettait de la distance entre elles. Quinze jours plus tard, Lucie était devenue une élève comme les autres et était détrônée du qualificatif de meilleure amie !

 

Ma foi, pensait Éléonore, tous ces messages ne prêtaient pas à conséquence. N’était-ce point la même chose lorsque son père critiquait ses collègues derrière leur dos ? Ou quand les politiques annonçaient des vérités montées de toutes pièces sur base de statistiques établies selon le sens désiré ? Le monde entier vivait dans le mensonge. Elle ne faisait que répéter le comportement des adultes autour d’elle !

 

Un soir, cependant, elle avait regardé une série TV dans laquelle on parlait d’un « serial killer » qui poussait des jeunes à se suicider via des messages envoyés sur leur portable et GSM. Il s’agissait d’une vengeance bien orchestrée… mais ces ados n’étaient-ils pas passés à l’acte parce qu’ils savaient être en tort ? Qu’ils avaient quelque chose à cacher que personne ne devait apprendre ? Ils n’avaient pas eu un comportement très exemplaire… Éléonore estimait qu’ils le méritaient. La fille qui les avait poussés au suicide n’avait joué qu’avec leur conscience. Une pensée tenta s’infiltrer dans son esprit et lui suggéra qu’elle se mentait à elle-même, mais elle la chassa immédiatement. Elle ne voulait pas se remettre en question trop aveuglée par la jalousie et la haine, persuadée qu’elle avait raison. Que tout le monde pouvait agir comme bon lui semblait. C’était ça, la liberté d’expression !

 

À la fin du film, on apprenait que la jeune fille n’irait que peu de temps en prison. Dans le fond, elle avait vengé la mort de son frère qui avait subi les railleries des jeunes suicidés. Un retour de flamme incendiaire ! C’était bien fait pour eux ! Ils n’avaient qu’à être corrects ! Elle aussi se vengeait : Lucie n’avait pas eu besoin de sortir avec Thomas alors qu’elle connaissait son penchant pour lui ! C’était comme ça !

 

 

Lucie passait ses soirées isolée. Elle n'avait plus de meilleure amie. Ni d’amis, tout court. Elle restait esseulée avec les messages immondes qui inondaient son écran. Il lui semblait que plus elle les effaçait, plus il en venait. De partout. Combien étaient-ils à la détester à ce point ? Elle ne sortait plus s’imaginant des regards dépréciateurs à l'affût. Elle n’arrivait plus à se concentrer pendant les cours, n’osant relever la tête et ayant peur de croiser le mépris dans les regards des autres. Elle sursautait au moindre bruit. On lui avait promis de lui « faire la peau ». Elle avait peur, terriblement peur et elle ne se risquait pas à en parler à personne. Pas même à ses parents : qu’auraient-ils bien pu faire ? Ils n’auraient pu enrayer ce flot d’inimitié et surtout, comment auraient-ils pu être fiers de leur fille la voyant rejetée de toutes parts, eux qui étaient tant appréciés ? Elle se sentait désavouée. Un monstre des temps modernes. Elle ne désirait plus qu’une chose : que ce calvaire prenne fin. Immédiatement.

 

 

Ses parents étaient sortis ce soir. C’était rare. Elle était heureuse de savoir qu’ils allaient rire, se détendre et profiter d’un bon moment. L’ambiance n’était pas au beau fixe à la maison. Il faut dire qu’elle avait rapporté son carnet de notes et qu’il était déplorable. Plusieurs échecs dans ses options et dégringolades dans les cours généraux. Elle avait promis de se reprendre et se consacrer à ses études. Trop d’internet lui fut reproché. Avec raison. Pour le pire.

 

Le dernier message éclaboussant son écran lui fit l’effet d’un poison s’infiltrant insidieusement dans son sang. Deviendrait-il noir ? On le lui suggérait. Elle finissait pas le croire. Tout ce qui avait été dit s’était réalisé. Elle était seule. Entièrement seule. Une pensée étrange l’obsédait : son sang serait-il vraiment noir comme son âme ? Elle se dirigea vers la cuisine et en ressortit une longue lame à la main. C’était le couteau le plus tranchant de la maison. Celui que jamais sa mère ne voulait qu’elle essuie, réputé trop aiguisé et dangereux. Elle fit couler un bain. Chaud. Y ajouta des sels colorés. À la framboise, ses préférés. Ainsi partirait-elle dans un doux parfum…

 

Éléonore avait assisté à l’enterrement de Lucie comme bon nombre d’étudiants. Elle avait tellement été sidérée par la tournure des évènements qu’elle s’était effondrée. Reconnue comme la meilleure amie de Lucie, elle était l’attention de bon nombre de personnes. La rumeur avait enflé lorsqu’on avait découvert la vraie raison de son passage à l’acte. Ce n’était point en raison de ses notes. Tout du moins, pas uniquement pour cela. Les notes n’étaient que la partie visible, la pointe de l’iceberg. Non, en réalité, c’était la « faute du site » !

 

Éléonore avait peur : pouvait-on retrouver ses messages et lui en imputer la responsabilité ? Elle tremblait d’être accusée de… crime ? Pouvait-on l’incriminer sur base de ce qu’elle avait en toute liberté rédigé, soit des centaines de jugements haineux ? Elle trimbala sa panique comme une sacoche trop lourde, ne dormant plus, ne mangeant plus. On mit son mal-être sur le compte de sa tristesse et de la perte de son amie. Nul n’aurait pu imaginer que des affres de regrets lui mordaient le cœur et lui brûlaient l’âme : « avait-elle bien posté TOUS les messages en mode anonyme ? ». C’était là, la seule pensée obsédante qui la tenait éveillée la nuit.

 

Ses parents évitaient d’aborder le sujet. Tout au plus, lui avaient-ils conseillé d’être prudente sur internet. De ne plus se connecter à ce site. Elle avait promis la bouche en cœur : il ne lui arriverait rien de pareil, n’avait-elle pas beaucoup d’amis sur qui compter, elle ?

 

On en parla dans la presse, une pétition circula pour fermer la plateforme diabolique, mais elle savait bien elle, qui était responsable : les dérives de l’être humain. Était-ce sa faute à elle si la société dégénérait ? N’était-elle pas victime, elle aussi ?

 

Ce raisonnement lui apporta le réconfort nécessaire à sa santé mentale et effaça les quelques remords qui la taraudaient en arrière-plan. Le cours de sa vie reprenait doucement. Le battage médiatique était retombé. La vie continuait. Elle pouvait revenir à ses petits problèmes sans souci. Point de coupable, chacun étant responsable de sa vie. Rassurée aussi, car le mode « anonyme » l’était réellement et sans faille. Pas d’enquête sur une adresse IP quelconque. Pas de plainte. C’était un suicide et non un meurtre. Elle avait eu chaud. Elle pensa à Thomas, qui s’était consolé avec une pimbêche de deux ans plus jeune qu’elle. Une idiote. Qui était sur le réseau. Il fallait qu’elle prenne les choses en main. Elle rédigea son message, et d’un geste assuré, cliqua sur « anonyme »…    

 

 

Mes pensées à Louise, qui m’a inspiré tristement cette nouvelle.

Qu’elle repose en paix et que son geste ne soit pas vain.                        

 

18:30 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

10 septembre 2014

18/20, un point de moins et... - Texte éphémère

Livres, imagination, trouble de la personnalité évitante

 

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

 

18:04 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

31 août 2014

Le coeur enfoui - Texte éphémère

coeur, souvenir, oublier, amour, solitude

 

 Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

16:45 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

24 août 2014

Je suis venu te dire... - Texte éphémère

 

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

 

 

plaisir d'écrire, éphémère, mots

 

16:35 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |