29 février 2016

Nid d'artistes, livre (Peintures et poésies)

 

 

Livre, peintures, cocon, bien-être

 

Tableaux de peinture sur le thème du Nid, illustrés par des poésies

Peintures : Martine Levêque

Textes : Rachel Colas

 

Parce que les bonnes nouvelles ne peuvent rester silencieuses, je suis heureuse de vous annoncer la mise en ligne du livre « Nids d’Artistes », ICI.

 

Ce livre est né d’une multitude d’idées et d’émotions partagées tout au long de l’année 2015 avec mon amie Martine Levêque, peintre. Je la remercie infiniment de m’avoir invitée à son envie de créer le Nid, cocon de bien-être dont on a tellement parfois besoin !

 

Martine m'envoyait sa toile dès qu'elle était terminée. Il ne me restait plus qu'à me laisser bercer par mes émotions et y déposer mes mots.

 

Ce livre représente un an de travail, et surtout une grande complicité d’artistes, de femmes.

 

 

13:20 Écrit par Rachel Colas dans LIVRE NID d'ARTISTES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

14 février 2016

Be Here Now - Être ici et maintenant.

Be here Now, Ici et Maintenant

 

Tellement simple, tellement évident

Pourtant.

Pourtant il n’y a que moi

Qui peux décider de cela.

Rien que moi et moi [BE]

Et parfois,

C’est beaucoup trop tout ça.

 

Pas facile la contemplation

D’un moment hors émotion

Un moment entre moi et moi

Rien qu’un instant,

Rien qu’un moment.

Ici et Maintenant [HERE]

 

Un sublime morceau de temps

Sans histoire

Sans faux semblant

Rien qu’écouter, sans se concentrer,

Se déconnecter pour se connecter à

ce corps, ce monde, ce moment.

Le Moment.

Ce fragile instant.

Qu’est le Présent. [NOW]

 

Entendre, ressentir

Respirer de la tête aux doigts de pieds.

Sans jugement.

Accepter. Apprécier. Se ressourcer.

Un instant. Rien qu’un instant.

Rien qu’un moment.

Ce moment.

 

(*) Contexte de ce texte, sur la page Facebook L'art de réaliser ses rêves : ICI

 

 

11:29 Écrit par Rachel Colas dans Citations, Pensées, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

09 septembre 2015

Je suis sereine (Viva la vie !)

douceur sérénité

 

Je me suis amusée à écrire cet acrostiche « Je suis sereine » et puis, soudain, ma « petite voix » s’est imposée. Comme souvent. Terriblement tenace ! Faut dire que je la trouve extra !

Et vous, comment trouvez-vous la vôtre ? Intrusive ? Compréhensive ? Rassurante ? Pleine d’astuces ? Terriblement contrariante ?

 

Je veux

Enluminer mon existence

 

Sourire à la vie

Unir mes forces et les partager. Vivre

Insouciante et toujours

Sans regret. Être…

 

Simplement sereine et surtout rester

Emerveillée, comme une enfant, dans les moments

Rares et magiques de la vie, les

Engranger et les cajoler dans mon cœur. Puis,

Irrésistiblement, garder foi en la vie

Nourrir d’espoirs mon

Existence afin qu’elle ne soit pas vaine.

 

            Vivre l’instant présent : « il passe trop vite ! »

            Imaginer le meilleur : « il reste à venir ! »

            Vaincre mes peurs : « tout ira bien, je te le promets ! »

            Aimer envers et contre tout. « L’amour, c’est ce qui fait vivre ! »

 

            Liberté : t’apprivoiser ! « Toujours ! »

            Abandonner les doutes « Quels doutes ? »

 

            Voyager et veiller sur ceux que l’on aime : « et c’est réciproque ! »

            Ignorer le négatif, garder l’inspiration : « Va ! Imagine ! » Et puis, surtout,

            Etre heureuse… « Ne l’es-tu pas ? ».

 Si...

16:00 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (2) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

11 juillet 2015

Mon coeur qui te regarde - Texte à mettre en musique

coeur, tatoo

 Pour l'été, lorsque l'esprit danse...

 

 

 

Il a le cœur en pantoufle

Même que son esprit est en flanelle

Il lui dit des « je t’aime » à bout de souffle

Chut : leur amour est confidentiel !

 

            Chut, tais-toi : regarde-le ! Il la couve des yeux !

 

 

Elle a le cœur en compote

Même que cela la rend encore plus belle

Il lui dit qu’elle est rigolote

Clap clap : Leur amour  est existentiel…

 

            Clap, clap : regarde-la : elle sourit !

 

 

Ils ont le cœur en papillote

Même qu’ensemble, ils tremblent de joie

Dans le nid d’amour sans antidote

Boum boum : ces deux-là s’aiment comme toi et moi.

 

            Boum boum, mon cœur qui te regarde…

 

 

J’ai le cœur en feutrine

Gravé dans ma peau

Il bat à l’unisson

De ton cœur qui me fascine

 

            Boum, boum, mon cœur qui te regarde... qui te regarde.

 

12:03 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

30 juin 2015

Dégustation d'un macaron au citron et au marron expérimentée par un polisson

macaron, citron, marron, gourmandise, erotique

 

Suite à un défi littéraire : évocation d'une gourmandise

 

 

 

Mise en scène : salon de la Marquise de la Bonbonnière.

La Marquise est couchée nonchalamment sur sa dormeuse. À ses côtés, un plateau en argent : des douceurs sont délicatement disposées sur une assiette en porcelaine.

En face, se tient son favori qui la couve des yeux.

 

Gros plan sur l’amoureux. Il hume. Il ouvre la conversation avant de se plonger très loin dans des pensées défendues :

 

 

Quelle est cette chose odorante qui fleure bon dans ce salon ?

« Des macarons au citron et au marron »

Ronronne ma bien-aimée, mon joli chaton…

En total abandon devant cette gourmandise, ces ronds bonbons,

Une friandise sans concession.

Je sens monter l’excitation…

 

En toute confession, sans contrefaçon,

Devant cette parfaite cuisson, cadeau de Cupidon

Elle reste sans réaction et même d’une parfaite discrétion :

Sa fine main part dans la direction

Opposée de son beau regard couleur chaudron

Pour se saisir du plus gros macaron !

 

Par définition, le vol de macarons, un rien démon

Rime avec déraison et convoitise sans nom

Et pourtant, mieux vaut l’effraction que la déception !

C’est l’expression d’une fascination

Et la fragilisation d’un esprit fripon

Qui ne vit que des frissons de la passion.

 

Je ne suis point felon : à ses sucreries, je lui donne mon pardon

Et sans sermon, j’avoue, je mors à l’hameçon.

À l’horizon, reste un malheureux macaron en mal de dégustation

Elle hésite, la gourmande, à prendre sa convoitise au citron

Je connais la leçon, moi son mignon,

C’est ma mission, je le lui offre sans obligation

C’est son obsession, elle est ma passion.

 

Je garde cette option, tel un paillasson

mais un paillasson qui avec raison connaît sa perdition à la perfection

Puisque avec sa permission, je joue le polisson !

Elle le déguste devant moi avec délectation

Je m’imagine être le macaron : je suis en pâmoison

Devant cette lente pénétration.

Ca y est : je suis en perdition…

 

Je sais avec raison, que m’attend la réanimation

Qui a la réflexion, est presque de la capitulation !

Qu’importe, j’ai à tenir ma réputation !

Je prône la réconciliation sans façon…

Ceci n’est point une fiction : les macarons au citron et au marron

Sont des merveilles de sensations

À qui l’avale, à qui aime à l’unisson…

 

Ce n’est donc point un mensonge de trop

Que de dire du macaron au citron et au marron

Qu’il est sans conteste la promesse d’une excitation et d’une érection !

Ceci n’engage que moi, le polisson,

Qui joue avec la gourmandise comme d’une consommation sans modération.

Qui veut, peut. De l’imagination et de la perfection  

A qui se perd dans les gâteries, se laisse déguster en toutes occasions.

Cela dit : donner à votre aimée, des macarons. Au citron et au marron.

 

 

 

18:00 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

27 juin 2015

Gourmandise

gourmandise, chocolat

Défi littéraire : écrire sur un art...

Parce que la cuisine est un art, et la gourmandise, l’ingrédient principal...



Pour ce défi, le lien : 

 

 

Madame de Sévigné est convaincue, sans surprise

D’aucuns ne rivalisent à cette convoitise, à jamais sous son emprise

« Il vous flatte pour un temps, et puis, il vous allume

Tout d’un coup une fièvre continue* légère comme une plume »

 

Marquise exquise, insoumise au seuil de la gourmandise

Entre gaillardise et flemmardise, elle préfère les friandises.

Rendez-vous dans la gentilhommière, arrivée la première

Patientant dans la lumière, à la lisière de l’adultère

 

Elle a mis ses conditions, campé sur ses positions

Point de bonbons, de boudoirs ou autres aberrations

Elle rêve de moussoir et de chocolatière

Raison butoir pour enlever sa jarretière

 

La morale de cette singulière histoire

Est qu’un prétendant ne peut concevoir

Une passion privée de chocolat

Sous peine de passer pour un goujat indélicat.

 

Mode d’emploi : déguster le chocolat, en premier plat

En dessert, terminer par de chauds ébats.

 

 

(*) La marquise de Sévigné dit du chocolat, dans ses Lettres, qu’« il vous flatte pour un temps, et puis il vous allume tout d'un coup une fièvre continue ».

Pierre Hermé, Le grand livre du chocolat : 380 recettes, Vevey, Mondo,‎ 2007, 367 p.

 

11:06 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

20 juin 2015

Jeunesse

sagesse, jeunesse, vieillesse

 

 

 

Point de finesse

Pour cette belle diablesse

Juste des caresses avec rudesse

Cette scélératesse est mon ivresse.

 

 

Sans confesse,

J’admets avec allégresse mes faiblesses,

Elle me fait la promesse

D’être ma vengeresse.

 

 

Sur ses fesses, des caresses en souplesse

Point de maladresse ni d’indélicatesse

De la sveltesse et de la hardiesse

Elle est ma kermesse, ma liesse

 

 

Sans paresse, sans politesse

En bribes, elle me revient sans cesse

En pécheresse

Cette bougresse, ma belle jeunesse.

 

 

C’est avec tristesse, que cette traîtresse

Sans délicatesse et sans noblesse

Est partie me laissant avec rudesse

la sagesse de la vieillesse

 

13:00 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

18 juin 2015

Vérité

vérité, vie, mort

 

 

 

La vraie histoire des morts

C’est le souvenir des vivants

 

18:00 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

16 juin 2015

Eux

eux, amour, rêve, vie

The Kiss, print from original watercolor painting by Jessica Durrant

 

 

 

Elle aimait les rêves

Il aimait la vie

 

            Elle rêvait de lui

            Il vivait pour Elle

22:30 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

Vague à l'âme

vague à l'âme, tristesse,

Artmajeur.com Online Art Gallery

 

Quel est ce vague à l’âme 

Ma très chère belle dame

Qu’un rien entame

De la lame du psychodrame ?

 

Quel est ce vague à l’âme 

Ma jolie madame

Qu’un rien enflamme

Sous la trame d’un mélodrame ?

 

Quel est ce vague à l’âme

Cet amalgame

Moi qui ne suis point bigame

Ma belle dame ?

 

Quel est ce vague à l’âme

Qui hurle comme une mauvaise réclame

Le sociodrame

D’un cryptogramme ?

 

Quel est ce vague à l’âme

Qui tue le vacarme

De ce sordide amalgame

Sans verser une larme ?

 

Quel est ce vague à l’âme

Qui me fait aimer ce charme

Et perdre toutes mes armes

Oui, quel est ce vague à l’âme ?

 

Ma belle dame,

Ma belle dame,

 

 

 

 

21:25 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

10 juin 2015

Tatouage

Haiku, poésie, Tatouage

Défi littéraire : Haïkus, petits poèmes japonais qui évoquent une saison, un moment qui passe, une émotion particulière (en version simplifié par trois vers)

 

Nuages perdus

Le soleil en rit jaune

Et toi, tu danses

 

Joli dos si doux

Bleuets et coquelicots

Je te caresse

 

Goût de cerise

Tes lèvres sur ma bouche

Baiser partagé.

18:00 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

09 juin 2015

Imagination

poésie, Haïku

Photo : Budo Musha Shugyo

Défi littéraire : Haïkus, petits poèmes japonais qui évoquent une saison,un moment qui passe, une émotion particulière en version simplifié (trois vers).

 

Encre déposée,

Âme de mes mots murmurés,

Chut ! Rêves en cours...

18:31 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

01 juin 2015

Juste moi - Texte à mettre en musique

juste moi, il n'était pas une fois, tristesse, poésie

Girl portrait. Tristesse by TatyanaIlieva

 

 

Griffonnage entre débarrasser la table et le lave-vaisselle, pendant que le café percole…

 

Juste moi

 

Il n’était pas une fois

Des lendemains sans passé

Des désirs non assouvis

Des « je t’aime » perdus ou à demi effacés

            Il n’était pas une fois, toi et moi

 

 

Il n’était pas une fois

Des horloges aux aiguilles fatiguées

Des sourires sans alibis

Des « je te veux » oubliés ou à demi imaginés

            Il n’était pas une fois, toi et moi

 

Il n’était pas une fois

Des rêves endeuillés

Des promesses en agonie

Des « encore » murmurés ou à demi chuchotés

            Il n’était pas une fois, toi et moi

 

Il n’était pas une fois

Des jours sans arrière-pensées

Des espérances meurtries

Des « j’attends » à jamais énoncés

            Il n’était pas une fois, toi et moi

 

Il n’était pas une fois

Des mystères sans frontières

Des anniversaires sans sourires

Des « un jour, peut-être » à demi sacrifiés

Il n’était pas une fois, toi et moi

 

 

Il n’était pas une fois

Des jours sans êtres aimés

Des caresses sans alibis

Des « demain » à jamais niés

            Il n’était pas une fois, toi et moi

 

Il n’était pas une fois, toi et moi

Juste moi. Juste moi.

 

 

 

 

 

 

 

13:45 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

27 mai 2015

Hors cadran - Texte à mettre en musique

 

 

temps, aiguilles,

 

Je voyagerai sur des morceaux de nuages,

Pour découvrir ton visage dans ce ciel sauvage

J’emporterai les larmes de mes espérances

Pour arroser les nénuphars de l’insouciance

Je gouterai au miel de la douceur

Et je te broderai mes rêveries engourdies sans pudeur

 

 

Les aiguilles de l’horloge sont ivres, ivres…

À poursuivre ce cadran

Sûr, qu’elles danseront à minuit

J’en ai le cœur étourdi

 

 

Tout ce temps, ce long, si long temps,

Entre deux printemps,

Je colore les aurores de mon ordinaire

J’y mets tout mon savoir faire

Comme un rêve, comme une chimère

Un éclair de mohair pour te plaire

 

 

Les aiguilles de l’horloge sont dévergondées, dévergondées

Consignées hors cadran

Elles ne danseront plus à minuit

J’en ai le cœur hors circuit

                                          

 

Je caresserai les rayons de lune,

Pour traverser vaillamment les brumes

Balayer les certitudes de mes rêves

Laisser mon cœur en trêve

Dans un coin de mes pensées,

De nouveaux jours ensoleillés

 

 

Les aiguilles de l’horloge sont redressées, redressées

À nouveau, elles danseront à minuit

Et même à midi.

J’en ai le cœur qui sourit,

 

                                            

Oui, je voyagerai sur des morceaux de nuages,

Pour découvrir ton visage dans ce ciel sauvage

J’emporterai les larmes de mes espérances

Pour arroser les nénuphars de l’insouciance

Je gouterai au miel de la douceur

Et je te broderai mes rêveries engourdies sans pudeur

 

 

 

18:52 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

21 mai 2015

Dissentiment

rupture, amour, dissentiment

Gilbert Garcin – “La rupture”

Suite d'un défi littéraire. Contrainte : commencer par la phrase "Chut ne dis plus rien" et terminer par "Laisse-moi partir maintenant".

 

Chut, ne dis plus rien !

Ce n’est pas du baratin

 

Je te donne mes mots

En mode incognito

 

Notre histoire, n’est pas du n’importe quoi !

Juste toi et moi

 

Pas de quiproquos

Juste des sentiments en écho

 

Il est plus que temps

De s’aimer maintenant

 

 

Chut, ne dis plus rien !

Ce n’est que du baratin

 

Reprends tes mots

Il blesse mon ego

 

Notre vie, c’est pas du cinéma

Juste du désarroi

 

C’est un fiasco,

Un mauvais scénario

 

Il est plus que temps,

Laisse-moi partir maintenant.

 

 

 

 

 

21:36 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

03 mars 2015

Acte manqué

plume, lapsus, écriture, clavier

by Rafał Olbiński

 

 

Ma plume a trébuché

Elle m’a ri au nez

Lorsque je lui ai demandé

Où elle avait trouvé

De tels mots hors pensées.

 

Avec insistance

Je l’ai suppliée

D'expliquer son arrogance

À mon égard.

Dieu qu’elle était peu aimable !

 

Lapsus Calami* est devenu son ami

Et par malheur, mon ennemi

Lorsqu’il prit le pouvoir

Sur mon savoir.

Quel comportement détestable !

 

J’ai appelé à l’aide

Ma mémoire floutée

Même qu’elle se sentait bafouée.

Elle m’a promis, gênée

Plus jamais de lapsus calami !

 

Ma plume jura « Nulla dies sine linea* »

 A contrario pas le moindre mot

D’un éventuel faux pas.

Elle refusait son Mea Culpa*

Et se protégeait, poule mouillée !

 

De rage, je la rangeai

Et me mis fébrile à mon clavier

Pour de nouvelles histoires, inventer

C’était sans compter

Sur l’ami, Lapsus Clavis.

 

Ce fut le retour du naturel au grand galop

Pour un concerto de trémolos

La morale de cette histoire

Est qu’il faut toujours croire,

Au meilleur de soi et garder espoir.

 

 

* Nulla dies sine linea = Pas un jour sans une ligne

*Mea Culpa  = c’est ma faute. Faire son mea culpa = admettre ses erreurs.

*Lapsus Calami : erreur de plume. Emploi involontaire d’un mot pour un autre, en écrivant (à la main)    

* Lapsus Clavis : emploi involontaire d’un mot pour un autre, en écrivant sur son clavier.  Faute de frappe.

 

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01 mars 2015

The sound the silence

enjoy the silence, musique, note, inspiration

 Une image, une émotion, un texte...

 

 

L’inspiration s’était enfuie comme ça, d’un seul coup.

Il la chercha un peu partout

Le silence en avait profité pour s’imposer

Le bruit s’en était encouru, au loin, vexé

 

Du coup, les partitions se passaient des violons

Et les longs sanglots

N’avaient plus de mots

Car sur le cœur, ils en avaient gros

 

Les notes formaient un brouhaha

Le musicien en avait laissé tomber les bras

Qu’allait-il devenir

Si elles ne voulaient plus se souvenir ?

 

Elles étaient lasses

À croire qu’elles étaient dans une mauvaise passe

Lasses d’attendre qu’une oreille attentive

Les compare enfin à une douce symphonie

 

En tombant, elles s’étaient emberlificotées

Patiemment, le compositeur les accrocha

Une à une, en queue de chat

Priant pour retrouver sa divine portée

 

Hélas, la mélodie s’en était allée

Laissant un air entêtant dans un coin de sa tête.

Pour le consoler, ou se faire pardonner

Les notes jouèrent à la devinette

 

Sur cette entourloupette,

La croche sortit de sa cachette

Donna la cadence en toute confidence

et enfin, résonna la musique du silence...

16:41 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

28 février 2015

Le monde court... - Texte à mettre en musique

Monde, courir, bonheur, vie, Rafal Obinski

GRACEFUL DREAM OF POETIC GLORY by Rafal Olbinski

 

Le monde court après le bonheur

Il le cherche à toute heure

Encore et toujours

Même que parfois, y a de bons jours

Même qu'y a de bons jours

 

Le monde court après le bonheur

Il veut chasser les erreurs

Malgré la peur au ventre

Des guerres et de ses cendres

Des guerres et de ses cendres

 

Le monde court après le bonheur

Moi, j’espère lire dans tes yeux

L’envie de vivre vieux

Rien que nous deux

Rien que nous deux

 

Le monde court et moi, je reste

À rêver pour mon malheur

Que ta main tendre se pose

Et m’apporte une vie grandiose

 Une vie grandiose

 

Le monde court et moi, j’attends

Qu’un ouragan dévaste ma vie

Pour la reconstruire

En un nouveau moi aimant

Un nouveau moi aimant

 

Le monde court et je m’assoupis

Lorsque je m’éveille

Je vois la vie qui me sourit

Elle est venue me tirer les oreilles !

 Me tirer les oreilles !

 

Le monde court et je bouscule à l’envi

Mon inertie d’homme bien poli

À pleine bouche, je l’embrasse

Cette envie de vie vorace

Tellement vorace !

 

Le monde court après le bonheur

Il est pourtant à ses pieds

Faut regarder, faut juste les lever

Et avec ardeur, y semer son cœur

Y semer son cœur...

 

Et moi, je cours, oui, je cours,

Pour y semer, encore et encore,

Des graines de bonheur

Pour ton cœur, pour ton cœur.

 

15:59 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

23 février 2015

23h23 - Texte à mettre en musique

23h23, temps, ombre, lumière, amour

 

Chaque soir à 23h23
Derrière cette fenêtre
Danse ton ombre
Adoucie par les réverbères
De cette rue déserte
Moi caché dans la pénombre
Qui ne voit que toi,
Que toi.
 
Et puis un jour, une nuit,
Tout est fini
Un déménagement
Et tout fout le camp
Tout est sombre
Ne reste que mon ombre
Tu deviendras un souvenir
Et pourtant, j’en ai des choses à te dire !
 
Et maintenant, à 23h23,
Je suis sans toi
Maladroit
Avec un pincement au cœur
Et des états d’âme qui comptent pour du beurre
Parce que pour mon malheur,
Tu n’es plus là,
Tu n’es plus là.
 
Tout fout le camp
Plus qu’un éloignement
Tu ne savais pas
Que j’aimais ça
Tous les soirs, vers 23h23
M’émerveiller devant toi
Et tu n’es plus là,
Tu n’es plus là.
 
Elle me manque, ton ombre
Maintenant, comme à chaque seconde
Bien loin de la pénombre
Bien loin de toi
Je crie mon désarroi
Me demandant sans cesse, pourquoi
Tu n’es plus là
Tu n’es plus là.
 

 

20:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

22 février 2015

Jeux de vœux en jeux de mots (démo)

Jeux, voeux, mots, démo,

The wish by Christian Schloe

 

Des vœux, je veux

Ce n’est pas du jeu

De dire, je veux.

Je veux des vœux, et pas qu’un peu car j’en vaux deux.

Avec ou sans amoureux

Je veux.

 

Des vœux, tu veux

Ce n’est pas du jeu

De dire, tu veux.

Tu veux des vœux, et pas qu’un peu, tu veux être deux.

Et tomber amoureux

 Me veux-tu ?

 

Des vœux, il veut

Ce n’est point du jeu

De dire, il veut.

Il veut des vœux, et pas qu’un peu car il faut être deux

Pour être amoureux

Me veut-il ?

 

Des vœux, elle veut

Ce n’est point du jeu

De dire, elle veut.

Elle veut des vœux, et pas un peu car elle veut être deux

En mode amoureux

Me veut-elle ?

 

 Ce n’est pas du jeu

De dire des « je veux »

À des vœux

Pas même pieux

Juste fabuleux

Un rien ambitieux

Puis tomber amoureux

Amoureux.

13:02 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

20 février 2015

Jeux de lit

lit, Christian Schloe, amant, rêve

"Kays dream" by Christian Schloe

 

 

Jeux de lit

Jeu de lui

Je et Lui

Jeux d’oubli

 

J’ai bien failli

Dans ce lit réduit

Me mettre en chienlit

Dans le fouillis

De nos gazouillis

 

Jeux de lit

Jeu de lui

Je et Lui

Jeux d’oubli

 

J’ai bien failli

Sans chichis

Me mettre en hallali

Dans l’embellie

De nos alibis

 

Jeux de lit

Jeu de lui

Je et Lui

Jeux d’oubli

 

J’ai bien failli

Dans cette folie

Me mettre en oubli

Dans le tsunami

De nos nuits

 

 

17:25 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

13 février 2015

Écran

Télévision, téléviseur, acteur, TV, solitude

 

Il est devant son téléviseur

Mangeant son hamburger sans saveur

Tel un voyeur sans pudeur,

À l’affût des moindres rumeurs

 

Elle est devant son téléviseur

Anesthésiant sa douleur

À coup de sueur, en débardeur,

Au rythme Gym Tonic minceur

 

Ils ne se rencontreront jamais

Même pas à un congrès ou ici, tout près

Ils ont oublié

De s’aimer. De s’aimer.

 

Il reste devant l’envahisseur, toutes les heures

L’Exterminateur de bonne humeur

L’Explorateur de lourdeur

Qu’est-il devenu ce doux rêveur ?

 

Elle reste immergée dans son malheur

Maquillant son air rieur

Point d’amateur pour son cœur

Longtemps, détroussé par un cambrioleur sans peur

 

Ils ne s’aimeront jamais, non jamais

Pas même pour un bout d’essai

Rien ne changera dans leur vie en retrait

Cette vie sans attrait, pleine de regrets

                                   Pleine de regrets

 

Ils prennent des antidépresseurs

Pour anesthésier leur rancœur

Oubliant la candeur du bonheur

La chaleur d’une âme sœur…

 

Une vie dépourvue de couleurs

Sauf celles de leur téléviseur

Et puis, soudain, une panne de secteur

Plus de téléviseur, plus de moniteur !

 

Point de commentateurs ni de consommateurs

De la vie, ils ne sont plus spectateurs

Terminé l’opérateur accrocheur, racketteur de bonheur

Pour une erreur de fournisseur…

 

Sur le pas de la porte, à l’extérieur, une légère fraîcheur

Sans pudeur, sans peur, nos deux spectateurs

Échangent un long regard rêveur

Entre douceur et ardeur, à en décrocher le cœur

                                                À en décrocher le cœur

 

 

Ils se sont rencontrés par un fait exprès

Ils se sont aimés, c’est vrai

D’un amour que l’on dit éperdu

Peut-être bien que c’était voulu…

 

 

16:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

08 février 2015

Réminiscence ou l'épuisement professionnel -Texte à mettre en musique

burnout, épuissement professionnel, texte, musique, fatigue, danger

 

L’épuisement professionnel

C’n’est pas sensationnel

Bien trop personnel

Même pas irrationnel

Juste se prendre une gamelle

                        Et ça fait mal

 

Y en a qui disent

Que c’est de la fainéantise

Pire de la science-fiction,

et même de la fabulation !

Normal, ils n’connaissent pas ce dévouement

Ce besoin de se donner, se surpasser à tout bout d’champ

Peuvent mal de tomber malade

Eux, derrière leur 8- 16h30 des bureaucrates !

 

L’épuisement professionnel

C’n’est pas de l’amusement

Sur le carreau, tu restes amèrement

Point d’apaisement

Dans cet achèvement

                        Et ça fait mal

 

Y en a qui disent

Que ça n’existe pas

D’être malade pour ça

Que c’est du cinéma

Que le travail ne tue pas

Parle pour toi, toujours à la cafétéria !

 

Mettre sur l’autel, les chiffres et les logiciels

Complètement artificiels,

C’est le carrousel

Du courriel excrémentiel

De la clientèle caractérielle

                        Et ça fait mal

 

Y en a qui disent

Que t’es anormal

D’être KO pour ça

Que c’n’est pas banal

Et même théâtral

D’en arriver là

 

L’épuisement professionnel

C’est la non-reconnaissance actuelle

D’une société concurrentielle

Un conflit de valeurs essentielles

Mises à la poubelle…

Et ça fait mal

 

Y en a qui disent

Que t’as pas tenu le coup

Que t’es au fond du trou

Que t’es un peu fou

Que le travail est ton gourou

Pour te retrouver à genoux

 

C’est un duel institutionnel

Dysfonctionnel,

Complètement impersonnel

Face à de l’émotionnel

Anti socioprofessionnel

                        Et ça fait mal

 

L’épuisement professionnel

On l’a une fois, c’est l’affolement

L’ahurissement et le dénigrement

Faudra être vigilant

S’en faire le serment

 

Et toi, tu dis : plus jamais.

T’as pas fait exprès

Il y a heureusement un « après »

Maintenant, du balai,

Stop aux excès !

            Plus jamais

            Plus jamais...

 

Je dédie ce texte à ceux qui souffrent ou ont souffert de ce que l'on appelle couramment le "burnout", l'épuisement professionnel. On ne peut le comprendre que s’il a été vécu... tout comme les plus grandes peines ou douleurs… Heureusement, il y a toujours un "après". Restez motivé et vigilant !

14:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

07 février 2015

Comme une sirène - Texte à mettre en musique

sirène, poésie,

 

 
C’était un jour gris, le long de la Seine
J’m’disais que j’n’avais pas d’veine
J’traînais ma peine
Quand, soudain, j’l’ai vue, ma Madeleine
 
Elle n’était pas vilaine,
Belle comme une sirène
            Comme une sirène ♪
 
J’ai couru hors d’haleine
Elle se faisait lointaine
En manque d’aubaine
J’aurais bien sauté et noyé ma peine !
 
Elle avait le teint porcelaine
Comme une reine, comme une sirène
            Comme une sirène ♪
 
J’ai ravalé mon oxygène,
Et du même coup, ma peine
Abandonné mon rôle de croquemitaine
Espéré une autre rengaine
 
Elle était un peu hautaine
Comme une reine, comme une sirène
            Comme une sirène ♪
 
J’voulais quitter le bateau avant le capitaine
Suis un drôle d’énergumène
Trop d’hallucinogène
C’n’était pas la Seine, juste une fontaine
 
Elle était ma reine,
C’était une sirène, une belle sirène
            Une belle sirène ! ♪
 
Ma vue devenait incertaine
C’était une turlutaine
De voir ma jolie sirène
Devenir une drôle de baleine
 
            Jolie Baleine
            Comme une sirène, comme une sirène
                        Comme une sirène ♪
 
C’était un jour gris, le long de la Seine
J’m’disais que j’avais pas d’veine
J’traînais ma peine
Quand, soudain, j’l’ai vue ma Madeleine
 
C’était un jour gris, le long de la Seine
J’n’ai pas sauté dans les flots d’ébène
J’ai juste essoré ma déveine
Et emballé mon cœur de petits bouts de laine
 
Ma Madeleine, Ma belle souveraine
S’en est allée sereine,
C’était une reine ou une baleine…
Elle a emporté mon cœur dans son filet de laine
            Comme une sirène, comme une sirène…
                        Comme une sirène ♪
 

 

 

 

 

 

14:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

06 février 2015

Mon beau miroir

Christian Schloe; bougeoir, femme, étrangeA Light in the Dark by Christian Schloe

 

Mon beau miroir,

Il ne te suffit pas de croire,

Ni de me voir dans ce pâle brouillard,

Loin derrière les remparts,

 

À la lumière des bougeoirs

Dans ce noir manoir loin du tintamarre

Caché dans un tiroir, un cœur en sautoir,

Dernier rempart d’une inutile victoire

 

Hors de ma mémoire

Ton reflet d’un soir

Comme une invisible balançoire

Qui danse dans le blizzard

 

Mon beau miroir,

Il ne te suffit pas de croire,

Ni de me voir dans ce pâle brouillard,

Loin derrière les remparts,

 

Dans mon grimoire exutoire,

Des histoires bizarres

Parfois prémonitoires,

Tout l’art du hasard sans fard

 

Du haut de mon écritoire

J’invente des nénuphars et des regards

Pour y pleuvoir sur le buvard

de mes rares cauchemars

 

Mon beau miroir,

Il ne te suffit pas de croire,

Ni de me voir dans ce pâle brouillard,

Loin derrière les remparts,

18:57 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

05 février 2015

Soupirs d'ailes (d'elle) - Amusette

 

Christian Schloe, Ailes, Poésie, Amour, Lune

"A Bluebird's Song" par Christian Schloe m'a inspiré cette amusette. Connaissez-vous la signification des citations ci-dessous ?

 
« Attendez-moi sous l’orme »
Qu’elle m’a dit
Je n’ai pas ri
Pas pleuré : je suis un homme.
 
Mon petit doigt m’a dit
« Que petite pluie,
Abat grand vent »
Je n’en demandais pas tant !
 
Elle qui pousse des soupirs
À faire tourner des moulins à vent
J’imagine que son cœur n’a pas ce qu’il désire 
Je m’en ronge les sangs !
 
C’est une tourterelle qui ne boit jamais 
Sans troubler l’eau
Hélas, c’est pourtant bien vrai
Pour elle, j’aurais enfilé un collier d'idéaux !
 
« Attendez-moi sous l’orme ! »
Qu’elle lui a dit
Il n’a pas ri
Pas pleuré : c’est un homme.
 
Mon petit doigt m’a dit
De faire un trou à la lune
Et je suis parti
Sans amertume aucune
 
C’est une belle tourterelle,
Qui ne boit jamais sans troubler l’eau
Une belle ritournelle
Qui me restera dans la peau

18:30 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (6) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

01 février 2015

Les virgules - Texte à mettre en musique

plume, virgule, orthographe, majuscule, écriture, ritournelle

 
Ritournelle d’une nuit blanche,
Les virgules,
 
 
Il oubliait ses virgules
Comme la lumière fond au crépuscule
Un jour, il se leva
Tomba amoureux et puis voilà
Il aimait la petite Margot
Qui grimaçait dans son dos
Un jour, un baiser, il lui vola
Une gifle, elle lui donna
 
Il se sentit tellement ridicule,
Qu’il en avala ses virgules
De honte, il prit ses jambes à son cou
Y perdant son souffle d’un coup
Il chercha une formule
Mais y perdit sa plume,
Sa conjugaison
Et ses leçons
 
Tout le monde s’inquiéta
Mais où est donc OrNiCar ?
Il comptait les nuages
À l’attrape Pages
Récitant des poèmes perdus
Aux virgules inattendues
C’était le temps de Prévert
Qui basculait tout en vers
 
 
N’oublie pas les virgules
Faut pas être ridicule
Pense que Bescherelle est ton ami
Le Petit Robert et Grevisse, aussi
Sans oublier, le Grand Larousse
Faut pas en avoir la frousse !
Mettre les points sur les « i »
C’est beaucoup plus joli !
Et les accents sur les « e »
Faut pas leur dire adieu ! »
 
 
 
Sans préambule
Sans scrupule
Lorsqu’il fut grand
Même qu’il était devenu charmant
Il rentra à la maison
Sans perdre la raison
Revenu mettre les points sur les « i »
Et rejoindre Margot encore plus jolie
 
 
N’oublie pas les virgules
Faut pas être ridicule
Pense que Bescherelle est ton ami
Le Petit Robert et Grevisse, aussi
Sans oublier, le Grand Larousse
Faut pas en avoir la frousse !
Mettre les points sur les « i »
C’est beaucoup plus joli !
Et les accents sur les « e »
Faut pas leur dire adieu !
 
 
Il n’oublia plus ses virgules
Proposa mariage au crépuscule
Lui passa l’annuaire
Et révisa sa grammaire
Ils eurent deux filles et deux garçons
Qui apprenaient bien leurs leçons
Et qui aimaient les virgules
Et même les majuscules…
 

 

15:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

25 janvier 2015

Belle Demoiselle

 

 

 

demoiselle, ombrelle, belle, peintre, peinture, amour

 
Ma belle demoiselle
À la robe d’organdi avec des dessous en dentelle
telle une aquarelle intemporelle,
minaude derrière son ombrelle,
La prunelle de mes yeux boit ses lèvres si belles
au goût de mirabelle,
avec une pointe de caramel
et même de cannelle !
 

Chaque parcelle de cette jolie pimprenelle,
Comme cette bretelle qui glisse de cette épaule de pucelle
Me transforme en polichinelle,
Simple mortel à l’esprit de miel.
Elle est la sentinelle de mon cœur en flanelle,
La tonnelle de mon âme, l’étincelle de nos baisers sensuels,
La ritournelle irrationnelle de cette belle charnelle
Qui met ma cervelle sous coupelle,
Presque comme une criminelle émotionnelle,
Sensuelle et cruelle, elle est essentielle,
Dans cet amour confidentiel,
Aussi, mon âme sœur, ma jumelle spirituelle,
 

Ma belle obsessionnelle,
Figée à jamais, suave éternelle,
Avec ses dessous en dentelle
M’emporte dans cette aquarelle,
aux couleurs pastel,
Peinte en une nuit sans modèle,
Elle m’est apparue, elle. Si belle.
À coups de pinceau charnels,
de celle que j’appelle, de ce monde irréel
moi, le ménestrel romanichel
qui peint mon amour incorporel.

17:35 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

L'incompris - Texte à mettre en musique

amour, toujours, délicat,

William McGregor Paxton, Tea leaves, 1909, Met New York

 
 
L’incompris,
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai prié l’incompris que je suis,
De tuer mon désir inassouvi.
Trop aigri par le poids des soucis,
Quand loin de moi, elle sourit
À lui. À lui.
Et depuis, je ne suis…
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai joui en elle, la jolie dégourdie,
J’étais épris
Moi, l’éternel étourdi.
J’ai perdu mes après-midis,
À pleurer dans des draps du monoprix
Qui, sans elle, sont défraîchis.
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai pleuré des lames de bistouris
Mon cœur s’est appauvri,
Moi, l’éternel abruti
J’ai dessiné dans un ciel indéfini
Des graffitis
Pour chérir son sourire à l’infini.
 
Ȏ Saint Esprit,
C’était irréfléchi
De laisser mon cœur détruit
En débris, lorsqu’elle est partie,
Me laissant à sa merci,
Respirant en catimini
Dans l’ennui des jours gris.
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai perdu le jour et la nuit
Totalement engourdi
Totalement endolori
Dans mon cœur, un terrible charivari
Me laissant transi,
De n’être pas avec celle-ci
 
 
Ȏ Saint Esprit,
Moi et mon fourbi de fourmi
J’ai crié à l’envi : ne plus vivre dans le déni…
Lorsque, dans la nuit, je vis,
Une jolie demoiselle en organdi
Tenant en son sein, mon âme sans verni
La baisant de ses lèvres, bien à l’abri !
 
Ȏ Saint Esprit,
Que ta volonté soit faite, ici
Et maintenant, en cet instant béni
Le dimanche pour toi et moi, l’épris,
Les jours en « i » pour ma douce amie,
Je te dis merci,
Moi l’homme affranchi…
 
Ȏ Saint Esprit,
Il m’a fallu du temps gris
Pour découvrir la vie en pot-pourri
C’était le prix, mon seul défi,
Être à nouveau chéri,
À l’envi, cœur affranchi,
Jolie demoiselle en organdi
Ravi aujourd’hui, d’être son mari.


Pour Nanou,

11:19 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

24 janvier 2015

La voix des mots silencieux

voix, mots, maux, poésie

I. Extinction
 
Les mots qui restent dans la gorge,
Les mots tus, les mots tuent, 
S’il te plaît, toi : ne reste pas bouche cousue ! 
Motus et boule de gomme, gomme la boule dans la gorge.
Point de lapsus, les mots sont déchus. 
Gomme les mots tus, gomme les rictus, 
Gomme les maux, ils te tuent !
Ta voix est à toi. 
Tue les mots en travers, tue ! 
 
Mots tués, mots évidés, 
Absence de mots. 
Extinction de la voix. 
Extinction de ta voix. 
Extinction de ta voie. 
Extinction de toi. 
 
Mâche les mots, crache les mots
Gerbe les mots !
Qu’ils s’évanouissent à jamais !
Oubliés. Reniés. Effacés.
 
Rien ne vaut la peine, 
De condamner son âme au silence.
 
 
II. Le chaos du Mérite ou "Comment retrouver sa voix ?"

En pleurs, mon cœur
À la tempête des sentiments
Tourmenté infiniment
De la trahison d’un lien de sang.
Mon cœur est en deux
Mon cœur est en deuil
De ce que j’ai eu. De ce que j’ai cru.
Recevoir. Avoir. Déchoir.
Faux-semblants.
À bas, les verbes du sang !
Et pourtant,
Rien de bien méchant, juste messéant…
 
 
Mère. Moitié. Muse.
Premier degré, suffisant
Et encore, du sang dans le vent
S’envole dans le reniement.
Choix. Une fois. Deux fois. Encore.
Changement de décor
Adieu les désaccords !
Chavirement. Chagrinement.
C’est assez !
Définitivement.
 

Une bulle.
Sans eux.
Différents.
            Expire !
Avec eux
Semblables.
            Respire !
C’est la loi de l’amour
L’amour, sans suspicion 
L’amour, sans affront.

L’amour, sans condition.

 



III. L'Harmonie de l'allégeance ou "Comment garder sa voix ?"

En fleurs, mon cœur
À l’aube des sentiments
Troublé infiniment
De l’infrangible lien de sang.
Mon cœur est plusieurs
Mon cœur est meilleur
De ce que j’ai. De ce que j’ai.
Recevoir. Donner. Partager,
À mes Bien-aimés !
Vive la sincérité !
Et pourtant,
Rien de lassant, juste de l’enchantement !
 
Mère. Moitié. Muse.
Premier degré, largement suffisant
Et encore, du rêve dans le vent
S’envole et revient triomphant.
Choix. Toujours.  
Garder la foi, en soi…
Liberté de l’Esprit : bonjour, Harmonie !
Un enchantement, un émerveillement.
Il faut aimer !
Définitivement.
 
Une bulle. Partagée.
Avec eux.
Différents.
            Euphorise !
Pour eux.
Semblables.
            Immortalise !
C’est la loi de l’amour
L’amour, sans raison. 
L’amour, sans prison.
L’amour, sans condition.
 
Rien ne vaut la joie,
de libérer
son âme du silence

13:05 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Pin it! |