25 août 2015

Un jour...

Hermite, solitude, la paix

Temps de lecture : moins d'une minute

 

 

 

Un jour, je serai Ermite

Et faudra pas venir me chercher

Faudra pas me dire de rentrer

Je ne veux pas de visites

 

Oui, un jour je serai Ermite

Parce qu’une chose m’importera : encore et encore penser

Et que j’aurai assez d’aimer. Au monde du silence, je veux me consacrer

Je sais que c’est une vie inédite, presque insolite

 

Un jour, je te dis, je serai Ermite

Car je veux garder en moi mes pensées inédites, même pas interdites

Y réfléchir, encore et encore, sans abandonner, dépasser les limites

Ce n’est pas prendre la fuite du réel, simplement, je médite

 

Oui, un jour je serai Ermite,

Même que j’aurai plein de polyarthrite, mais je m’en fiche

Ce sera un rite, une réussite, une tactique de vie à peine retranscrite

Je veux pas d’une vie écrite, je n’ai pas de mérite, je veux juste, un jour être Ermite…

 

 

PS : Ne le dites à personne car c'est un secret : à  défaut, je veux bien être Hermite*...

 

 

* Hermite : Chazara briseis, papillon

20:27 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

24 août 2015

Plagier par procuration (La sangsue)

Plagier, procuration

 

Temps de lecture : moins d'une minute

 

 

Il est clown, elle s’évertue à faire rire grassement

Et c’est un désastre, pire une pitié

Il est musicien, elle tapote en vain de touches aléatoirement

Et c’est un désastre, pire une pitié

Elle est écrivain, il lance des mots à tout va absurdement

Et c’est un désastre, pire une pitié

       

C’est un copier/collé, le clown, le musicien, l'écrivain n’aiment pas ça !

Faut pas confondre, chacun notre monde, ici-bas

Faut pas copier. Vis ta vie, toi. Et puis, basta !

 

Elle est poète, il inverse les lettres, et le sens même ment

Et c’est un désastre, pire une pitié

Il est humoriste, elle lance des vannes désespérément

Et c’est un désastre, pire une pitié

 

Chacun son truc, un copier/collé, le poète, l'humoriste n’aiment pas ça !

Ça ne les flatte pas, ils trouvent cela indélicat

Tellement indélicat ! Ne les copie pas : vis ta vie, toi ! Et puis, basta !

Qu’est-ce que tu crois ? Tu n’es pas moi. Jamais comme moi. Jamais.

 

Elle est chanteuse, il prend le micro et il s’égosille vainement

Et c’est un désastre, pire une pitié

Il et elle sont passionnés et brillants. Tu ne seras jamais eux. Trouve ton talent, c’est bien mieux comme ça !

 

Bien mieux comme ça ! Vis ta vie, pas comme moi. Surtout, pas comme moi.Qu’est-ce que tu crois ? Tu n’es pas moi. Jamais comme moi. Jamais !

 

 

22:02 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

À nos amours perdues et futures - Texte à mettre en musique

Amour, chanson, texte,

Temps de lecture : une minute.

 

Texte à mettre en musique.
Prévu pour être interprété en duo (voix masculine) avec une voix off féminine
ou une voix masculine et deux voix off (masculine et féminine)
 
 

À nos amours perdues et futures ! Trinquons mon frère !

Ce n’est pas aujourd’hui qu’est née, celle que j’aimerai…

Regarde, je suis là, près de toi… (Voix off)

 

Décolère-toi, mon frère,

Elle est née, je sais que c’est vrai !

Faut que tu gardes en toi, la foi…

 

Je sais, oui, je sais, le passé ne revient pas, me reste du rêve…

J’ai tiré un trait, oui, sur celles que j’ai aimées, un grand trait !

Regarde, je suis là, près de toi… (Voix off)

 

Décolère-toi, mon frère,

Elle est née, je sais que c’est vrai !

Faut que tu gardes en toi, la foi…

 

Peut-être qu’elle est là-bas, en attendant, ici, je crève !

Ma vie est un tableau abstrait sans attrait !

Regarde, je suis là, près de toi… (Voix off)

 

Trinquons, mon frère, à nos amours perdues et futures, même si mon cœur est en grève

Je vivrais bien avec elle, un extrait, même pour un forfait, si elle existait, si elle existait…

                                                                                                                                            

Décolère-toi, mon frère,

Elle est née, je sais que c’est vrai !

Faut que tu gardes, en toi, la foi…

 

Trinquons, mon frère, à nos amours perdues et futures, je vais attendre la relève,

Il faut bien que ce soit vrai et je f’rais bien un essai avec une fille qui me conviendrait

Regarde, je suis là, près de toi… (Voix off)

 

Mes forces, je les rassemblerais et avec elle, à mes bras, je marcherai à souhait…

Regarde, je suis là, près de toi… (Voix off)

 

14:59 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

18 août 2015

L'amour n'est pas celui que l'on croit ! - Texte à mettre en musique

Amour, chanson, texte, Cupidon,

Temps de lecture : 1 minute.

 

 

Je le sais bien moi que l’amour est sournois

Il pince le cœur, le maltraite et le fait battre comme un fou

Parfois, il engage Cupidon qui joue à faire le con

Il tire à l’aveuglette, et de son arbalète, touche qu’un seul cœur, à mettre au clou

À mettre au clou, car l’amour n’est pas celui que l’on croit

 

 

Je le sais bien moi que l’amour est sournois

Il joue avec moi et même avec toi, il a trop de bagou

Il prend notre âme et puis apporte l’abandon et la dépression

L’amour est un filou, il rend fou, je ne suis qu’un joujou

Q’un joujou, car l’amour n’est pas celui que l’on croit

 

 

Je le sais bien moi que l’amour est sournois

Il ment, prétend qu’il restera, c’est un voyou !

L’amour, ce n’est pas de l’abnégation, juste une abomination

Il est à mettre au trou sinon il nous mettra à genoux !

À genoux, car l’amour n’est pas celui que l’on croit

 

 

Je le sais bien moi que l’amour est sournois

Il rend les choses belles, et puis elles s’évaporent sans tabou

Me reste le cœur lourd sans compassion, rien que des complications

Je ne veux rien de lui : mon cœur est devenu caillou !

Juste un caillou, car l’amour n’est pas celui que l’on croit

 

 

Je le sais bien moi que l’amour est sournois

Mais je ne sais vivre sans, j’ai trop besoin de toi, de sauter à ton cou

J’ai besoin d’affection, pas d’affabulation, juste des effusions

L’amour est sournois, mais me fait vivre comme un fou, comme un fou.

Comme un fou, car l’amour n’est pas celui que l’on croit

11:37 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

13 août 2015

Stay with me - texte à mettre en musique

Rupture, amour, espoir, texte à mettre en musique

Illustration : Christian Schloe

Temps de lecture : 1 minute.

Texte inspiré d'une phrase issue d'une chanson du dernier album de Mika

 

 

Reste avec moi, ici,

Follow me

Pars de là-bas, de chez lui

Stay with me

 

Y’avait pas de soucis

Maintenant t’es à sa merci

J’te l’avais bien dit

Fallait pas déguerpir, fallait pas me fuir,

 

Reste avec moi, ici

Follow me

Pars de là-bas, de chez lui

Stay with me.

 

Je sais bien 

qu’j’suis un moins que rien

Que j’nourris mon destin

Dans trop de bouteilles de vin

 

Reste avec moi, ici

Follow me

Pars de là-bas, de chez lui

Stay with me

 

Mais c’est ta faute aussi

Puisque que tu l’as suivi

Et que tu t'es enfuie

Vrai, suis juste qu’un bandit

 

Reste avec moi, ici

Follow me

Pars de là-bas, de chez lui

Stay with me

 

Bientôt il fera nuit

J’ai plus d’amis

Rien que des ennemis

Suis seul avec mes ennuis

 

Reste avec moi, ici

Follow me

Pars de là-bas, de chez lui

Stay with me

 

J’voudrais tant que tout ça soit fini

Puisque t’es partie

J’vais noyer mes soucis

Dans l’alcool de l’oubli

 

Reste avec moi, ici

Follow me

Pars de là-bas, de chez lui

Stay with me

 

C’est la dernière fois

Que je bois, puisque t’es là-bas

Faut pas que je reste aux abois

Faut que je garde la foi

 

Reste avec moi, ici

Follow me

Pars de là-bas, de chez lui

Stay with me

 

La foi en moi, toi, tu ne m’aimes pas

Qu’importe si je ne suis plus le roi

Faut que je pense à moi

Oui, rien qu’à moi

 

Reste loin de moi, près de lui,

Puisque c’est fini

Reste là-bas, près de lui

Je me suis endurci, puisque c’est fini…

 

J’crois même que j’suis guéri

Je ne suis plus à ta merci…

Je me suis prémuni,

Depuis que je flirte avec l’oubli…

 

Reste loin de moi, près de lui,

Puisque c’est fini

Reste là-bas, près de lui

Je me suis endurci, puisque c’est fini…

 

 

17:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

Tout ce qu'elle veut ! - Texte à mettre en musique

Lune, voeux, étoile, amour,

Temps de lecture : moins d'une minute.

 

 

 

Et je lui ai dit : tout ce qu’elle veut !

Je partirai à la chasse aux étoiles filantes pour embellir sa chevelure

J’emprisonnerai le futur et le délivrerai dans notre présent

J’apprivoiserai la Lune pour qu’elle danse à ses pieds

 

Je lui ai raconté mes vœux,

Déposé devant elle, mon armature

Je ferai chanter, pour qu’elle s’endorme, le vent

Que mon amour ne sera jamais rassasié

 

Je lui ai dit que je changerai, pour la réchauffer,  l’eau en feu

Que mon cœur est vierge de toute éraflure

Que son visage y est omniprésent

Et surtout que je suis son meilleur allié…

 

Et depuis, j’ai engrangé beaucoup de vœux

Même que j’ai inventé pour elle beaucoup d’aventures

Et puis, un jour, j’ai vu mon avenir réellement

C’est une star de la Télé : je n’ai pas osé lui parler !

 

Je n’ai pas voulu pleurer

Parce qu’après chaque blessure

Survient, en son temps, l’espoir de l'émerveillement

Alors j’ai zappé et j’ai trouvé une nouvelle star de la Télé à aimer.

 

            Un jour, un jour, je lui dirai :

Que je partirai pour elle à la chasse aux étoiles filantes pour embellir sa chevelure,

Que j’emprisonnerai le futur et le délivrerai dans notre présent,

Que j’apprivoiserai la Lune pour qu’elle danse à ses pieds

 

            Oui, je lui raconterai :

Mes vœux,

Je déposerai devant elle, mon armure

Je ferai chanter, pour qu’elle s’endorme, le vent

Que mon amour ne sera jamais rassasié

            Oui, un jour, j’oserai…

 

13:37 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (2) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

01 août 2015

Récognition

mémoire, essai clinique, vaccin

 

 

 

 

Je m’appelle Aurore. Aurore Dubois. Je le sais très bien ! Je n’ai aucun doute à ce propos ! Pourtant, ce n’est pas la première chose dont je me suis souvenue. Non. Ma première pensée a été : « mais qu’est-ce que je fous, ici ? ». Moment d’effarement mélangé avec une certaine inquiétude. Je ne savais pas encore qu’elle se changerait en épouvante !

 

Il faut dire que je viens de m’éveiller, seule, couchée sur ce banc vert en métal dur et froid : je suis assurément au jardin des Hortensias bleus. Facile à découvrir et ce n’est pas mon intuition qui y est pour quelque chose ! Tout est bleu ici…

 

Comment suis-je arrivée dans cet endroit ? Je n’ai aucun souvenir précis en ce qui concerne mon arrivée ici ni ce qu’il s’y est passé les heures auparavant…

 

Étrangement, je suis seule. Pas même un sans-abri à l’horizon. Où sont-ils passés ? Faut dire que les lieux, s’ils sont agréables ne sont pas confortables ! Mon dos me le confirme ! Combien de temps ai-je dormi sur ce banc ?

 

À la clarté, il me semble que la matinée est déjà bien entamée. À vue de nez, il doit être aux alentours des onze heures, du moins si je me fie à mon instinct…

 

Pour le confirmer, je cherche mon Smartphone : j’ai dû le perdre car mes poches sont vides… Vide de « chez vide » ! Je n’ai rien ! Rien ! Pas même de portefeuille, de documents d’identité : rien. Que s’est-il donc passé ?

 

Pour certitude et par angoisse naissante, je fouille à nouveau mes poches en m’exhortant au calme. Ce qui en soit n’est pas facile et pour cause, j’ai la tremblote ! Finalement, je retrouve un billet de cent euros chiffonné dans la poche interne de ma veste en jeans. Bien trop grande, cette veste ! Je ne m’en souviens pas… Je sens qu’il y a quelque chose qui ne « colle pas ». Je n’ai jamais possédé un billet de cette valeur : j’en suis certaine… D’où vient-il ? Et surtout, QUI me l’a donné ? Une nouvelle crainte surgit : et si je l’avais volé ? Et si oui, à qui ? Et surtout pourquoi ?

 

Il fait étrangement calme dans ce jardin public. Une petite voix commence à se faire entendre : « fiche le camp TOUT DE SUITE ! »… Elle hurle dans ma tête : « IMMÉDIATEMENT ! ». Toujours écouter sa petite voix ! Je bondis sur mes pieds, je ne dois pas rester ici…

 

L’allée centrale du parc me paraît trop dangereuse : je pourrais être repérée ! Par qui, par quoi ? Je n’en sais rien. Me reste une certitude : je suis en danger !

 

La première urgence est de contacter mes proches et pour ça, je sais parfaitement comment m’y prendre en toute impunité !

 

En quittant à pas feutrés le parc public, je ne prête pas attention à la plaque qui figure sur la grille. J’aurais dû, cela m’aurait évité beaucoup de stress et d’angoisse pour rien… Mais voilà, c’est tout moi, pas patiente pour un sou !

 

Je connais le quartier comme ma poche, du moins, il me semble… En tout cas, je sais où aller et mes pas me conduisent sans réfléchir vers le premier Smart Café du coin !

 

Avec mon billet tout chiffonné, j’achète une heure de connexion, cela doit être suffisant. Le type lève un sourcil. Il vérifie l’authenticité du billet. Faut dire qu’un billet de cent euros ne court pas les rues. C’est un vrai ! Je pousse un soupir de soulagement intérieur. J’ai eu chaud ! Je prends place, me connecte et fouille de fond en comble la toile, mais je ne m’y retrouve pas ! Malgré mes tremblements, j’encode mon login et mot de passe sur Facebook mais sans raison, il me refoule ! Twitter me nie purement et simplement. Linkedln est plus poli : il m’invite à me connecter… Peine perdue ! Pourtant, je suis certaine de mon mot de passe et de mon login ! Le login est mon nom et prénom quant à mon mot de passe, c’est tout simplement « monmotdepasse » en minuscule ! Simple, efficace et complètement stupide ! Mais au moins, n’ai-je aucun doute quant à sa mémorisation !

 

Si je n’existe plus pour les réseaux sociaux, au moins, ai-je en toute logique toujours mes amis ! Je tape le prénom et nom de ma meilleure amie dans la barre de Google. Bingo : son visage souriant éclate sur l’écran 7’ ! Je sais qu’il se trouve une quantité de photos de nous deux sur Google, nos profils Facebook étant publics - encore une stupidité – il est si facile d’usurper une identité !

 

Sur cette réflexion inhabituelle de ma part, je clique sur son nom via la recherche « image » ! Oui, rien de plus simple ! Sauf … que je ne suis pas préparée à …ça ! Oui, je reconnais les photos, oui, c’est bien mon amie, et oui, je reconnais les lieux et les moments où elles ont été prises ! Sauf… oui sauf qu’à côté d’elle… ce n’est pas moi ! Mais alors pas du tout ! Qui est cette fille qui sourit à côté de MON amie ? Qui ?

 

Et puis, le doute…

Et si c’était moi ?

 

Une sueur froide glisse poisseusement sur mon corps. Je décide de couper la connexion, et de me rendre aux toilettes : juste un peu d’eau pour me rafraîchir mais surtout, oui, surtout, prier pour recevoir une réponse : pourvu qu’il s’y trouve un miroir !

 

Il y en a un. Je ne sais pas si c’est une bonne nouvelle ou non. Et puis, je m’approche. Je dois savoir !

 

Oui, je me reconnais ! Non, je ne suis pas la fille à côté de mon amie…

 

C’est à ce moment-là que j’entends un bruit de pas derrière moi. Je n’ai pas le temps de me retourner que je sens une piqure dans le cou. Je sombre.

 

***

 

Article de presse, le monde des scientifiques, 3 septembre 2015

« La clinique du Docteur Camermans vient de mettre au point un vaccin contre l’oubli. Il s’agit d’une avancée scientifique considérable. Des patients dont le cerveau avait des concentrations élevées de dépôts de bêta-amyloïde ont accepté de participer à cette expérience unique et de tester le vaccin. Des images subliminales leur étaient soumises pour créer un univers qu’ils ne pouvaient en aucun cas oublier. Une nouvelle personnalité créée de toutes pièces voyait le jour avec des souvenirs ancrés profondément dans leur subconscient. Ce vaccin pourrait aider les patients souffrant d’Alzheimer. Une commercialisation serait prévue dès 2017.

 

Pour renseignement : Jardin de la Clinique des Oubliés, rue des Hortensias Bleus, Probaria.»

 

Article de presse, Le Journal du peuple, 6 septembre 2015

« Alerte disparition : le vendredi 5 septembre 2015 vers 22h00, Sophia Meulens, une dame âgée de 31 ans, s’est échappée de la Clinique des Oubliés situé à Probaria. Sa disparition  n’a été remarquée que le lendemain pour une raison inconnue ce jour. Depuis, elle n'a plus donné signe de vie. Mme Meulens est originaire de Belgique. Elle mesure 1m65 et a les cheveux bruns et mi-longs. Au moment de sa disparition, elle portait un pantalon gris et un T-shirt blanc. Elle porte vraisemblablement une veste en jeans volée à un infirmier.

 

Madame Meulens nécessite un traitement médical important. Si vous la reconnaissez, veuillez contacter le service de police le plus proche ou contacter le numéro vert. Ne cherchez en aucun cas à prendre contact avec elle : ses réactions sont imprévisibles et peuvent être dangereuses ».

 

 

Clinique des oubliés, 6 septembre 2015, dans l’aile fermée, non accessible au public.

Je m’appelle Aurore. Aurore Dubois. Je le sais très bien ! Je n’ai aucun doute à ce propos ! Pourtant, ce n’est pas la première chose dont je me suis souvenue. Non. Ma première pensée a été : « mais qu’est-ce que je fous, ici ? ». Moment d’effarement mélangé avec une certaine inquiétude.

 

 

***

 

 

Les infirmières sont venues. Elles me disent que tout est normal, que je dois être patiente, je ne dois pas avoir peur. Un médecin est venu près de moi, il dit que bientôt, je m’appellerai Sophia et même que certaines personnes seront heureuses de me retrouver. Moi, je ne sais pas qui c’est cette Sophia. Tout ce que je sais c’est que j’ai peur. Très peur… Aidez-moi !

 

15:00 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |