30 juin 2015

Dégustation d'un macaron au citron et au marron expérimentée par un polisson

macaron, citron, marron, gourmandise, erotique

 

Suite à un défi littéraire : évocation d'une gourmandise

 

 

 

Mise en scène : salon de la Marquise de la Bonbonnière.

La Marquise est couchée nonchalamment sur sa dormeuse. À ses côtés, un plateau en argent : des douceurs sont délicatement disposées sur une assiette en porcelaine.

En face, se tient son favori qui la couve des yeux.

 

Gros plan sur l’amoureux. Il hume. Il ouvre la conversation avant de se plonger très loin dans des pensées défendues :

 

 

Quelle est cette chose odorante qui fleure bon dans ce salon ?

« Des macarons au citron et au marron »

Ronronne ma bien-aimée, mon joli chaton…

En total abandon devant cette gourmandise, ces ronds bonbons,

Une friandise sans concession.

Je sens monter l’excitation…

 

En toute confession, sans contrefaçon,

Devant cette parfaite cuisson, cadeau de Cupidon

Elle reste sans réaction et même d’une parfaite discrétion :

Sa fine main part dans la direction

Opposée de son beau regard couleur chaudron

Pour se saisir du plus gros macaron !

 

Par définition, le vol de macarons, un rien démon

Rime avec déraison et convoitise sans nom

Et pourtant, mieux vaut l’effraction que la déception !

C’est l’expression d’une fascination

Et la fragilisation d’un esprit fripon

Qui ne vit que des frissons de la passion.

 

Je ne suis point felon : à ses sucreries, je lui donne mon pardon

Et sans sermon, j’avoue, je mors à l’hameçon.

À l’horizon, reste un malheureux macaron en mal de dégustation

Elle hésite, la gourmande, à prendre sa convoitise au citron

Je connais la leçon, moi son mignon,

C’est ma mission, je le lui offre sans obligation

C’est son obsession, elle est ma passion.

 

Je garde cette option, tel un paillasson

mais un paillasson qui avec raison connaît sa perdition à la perfection

Puisque avec sa permission, je joue le polisson !

Elle le déguste devant moi avec délectation

Je m’imagine être le macaron : je suis en pâmoison

Devant cette lente pénétration.

Ca y est : je suis en perdition…

 

Je sais avec raison, que m’attend la réanimation

Qui a la réflexion, est presque de la capitulation !

Qu’importe, j’ai à tenir ma réputation !

Je prône la réconciliation sans façon…

Ceci n’est point une fiction : les macarons au citron et au marron

Sont des merveilles de sensations

À qui l’avale, à qui aime à l’unisson…

 

Ce n’est donc point un mensonge de trop

Que de dire du macaron au citron et au marron

Qu’il est sans conteste la promesse d’une excitation et d’une érection !

Ceci n’engage que moi, le polisson,

Qui joue avec la gourmandise comme d’une consommation sans modération.

Qui veut, peut. De l’imagination et de la perfection  

A qui se perd dans les gâteries, se laisse déguster en toutes occasions.

Cela dit : donner à votre aimée, des macarons. Au citron et au marron.

 

 

 

18:00 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

29 juin 2015

(Dé)connexion - Texte à mettre en musique

relax, déconnextion, pause

 

 

 

 

Y a celui qui veut nous éblouir

Des voyages, à nous étourdir

Des barbecues, des amis à n'en plus finir

Il raconte de tels délires, faut pas l’contredire

Faut dire, y pas d’âge pour faire semblant, le monde soupire, on garde le sourire

 

Un jour, une semaine, un mois, et puis tout le temps, véritable secte

Je me connecte, tu te connectes, il ou elle se connecte

Nous nous connectons, nous nous perdons

Déconnexion

 

Y a celle abonnée à la maltraitance et aux chiens errants

Qui partage à tout bout’champs

Des horreurs à vomir commises par de sales gens

Une telle souffrance, c’est effrayant

Le monde ferme les yeux, on se sent impuissant

 

Un jour, une semaine, un mois, et puis tout le temps, véritable secte

Je me connecte, tu te connectes, il ou elle se connecte

Nous nous connectons, nous nous perdons

Déconnexion

 

Y a celui qui dit bonjour le matin, déguste son premier café

« Bonne après-midi, les copains, trois statuts par jour, c’est pas compliqué »

Il pense à dire bonsoir, avant de s’endormir le soir, devant sa télé

Demain, sûr qu’il sera le premier sur FB.

Le monde n’a plus rien à raconter, on est épuisé

 

Un jour, une semaine, un mois, et puis tout le temps, véritable secte

Je me connecte, tu te connectes, il ou elle se connecte

Nous nous connectons, nous nous perdons

Déconnexion

 

Et que dire de celui, entre deux statuts, caché

Tel un zombie, derrière son clavier, espion assidu

Qui vole, récolte des instants suspendus

Tous les jours de la semaine, pas de vécu pour l’intrus

Le monde a de la peine, le monde ne veut pas de chaînes, on a rompu

 

Un jour, une semaine, un mois, et puis tout le temps, véritable secte

Je me connecte, tu te connectes, il ou elle se connecte

Nous nous connectons, nous nous perdons

Déconnexion

 

Et surtout, y a ceux qu’on aime, toi et eux

Qu’on veut garder, ça nous émeut

Pour s’amuser, au mieux, être au milieu d’eux

Alors on reste, par jeu et même pour un ou deux

Le monde a envie d’aimer, on est heureux.

 

Un jour, une semaine, un mois, et puis tout le temps, je n'joue plus dans la pièce

Je me déconnecte, tu te déconnectes, il ou elle se déconnecte

Nous nous déconnectons, nous nous aimons

Réalité, reconnexion

 
 

 

fb.jpg

 

 

18:44 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

27 juin 2015

Gourmandise

gourmandise, chocolat

Défi littéraire : écrire sur un art...

Parce que la cuisine est un art, et la gourmandise, l’ingrédient principal...



Pour ce défi, le lien : 

 

 

Madame de Sévigné est convaincue, sans surprise

D’aucuns ne rivalisent à cette convoitise, à jamais sous son emprise

« Il vous flatte pour un temps, et puis, il vous allume

Tout d’un coup une fièvre continue* légère comme une plume »

 

Marquise exquise, insoumise au seuil de la gourmandise

Entre gaillardise et flemmardise, elle préfère les friandises.

Rendez-vous dans la gentilhommière, arrivée la première

Patientant dans la lumière, à la lisière de l’adultère

 

Elle a mis ses conditions, campé sur ses positions

Point de bonbons, de boudoirs ou autres aberrations

Elle rêve de moussoir et de chocolatière

Raison butoir pour enlever sa jarretière

 

La morale de cette singulière histoire

Est qu’un prétendant ne peut concevoir

Une passion privée de chocolat

Sous peine de passer pour un goujat indélicat.

 

Mode d’emploi : déguster le chocolat, en premier plat

En dessert, terminer par de chauds ébats.

 

 

(*) La marquise de Sévigné dit du chocolat, dans ses Lettres, qu’« il vous flatte pour un temps, et puis il vous allume tout d'un coup une fièvre continue ».

Pierre Hermé, Le grand livre du chocolat : 380 recettes, Vevey, Mondo,‎ 2007, 367 p.

 

11:06 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

20 juin 2015

Jeunesse

sagesse, jeunesse, vieillesse

 

 

 

Point de finesse

Pour cette belle diablesse

Juste des caresses avec rudesse

Cette scélératesse est mon ivresse.

 

 

Sans confesse,

J’admets avec allégresse mes faiblesses,

Elle me fait la promesse

D’être ma vengeresse.

 

 

Sur ses fesses, des caresses en souplesse

Point de maladresse ni d’indélicatesse

De la sveltesse et de la hardiesse

Elle est ma kermesse, ma liesse

 

 

Sans paresse, sans politesse

En bribes, elle me revient sans cesse

En pécheresse

Cette bougresse, ma belle jeunesse.

 

 

C’est avec tristesse, que cette traîtresse

Sans délicatesse et sans noblesse

Est partie me laissant avec rudesse

la sagesse de la vieillesse

 

13:00 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

18 juin 2015

Vérité

vérité, vie, mort

 

 

 

La vraie histoire des morts

C’est le souvenir des vivants

 

18:00 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

17 juin 2015

La femme qui se fardait - Texte à mettre en musique

maquillage, amant, amour, rupture

 

 

La femme qui se fardait disait «  je pense à vous »

Je n’ai pas osé lui dire : je suis un voyou

Qui joue avec son cœur

Pour son malheur, pour son malheur…

Vous pouvez me croire

J’ai envie de la r'voir, lui laisser l’espoir

 

La femme qui se fardait disait « je te veux à moi toute seule »

J’étais déjà pris, j’avais pas envie d’un autre linceul

Elle me promettait mont et merveilles

C’est pas demain la veille

Que je croirais à ses délires

Elle va quand même pas bousculer ma vie !

 

C’est une évidence, elle se sent belle

Y a rien de mieux, partager sa couche avec elle,

C’était le paradis, elle m’avait promis des étincelles,

Elle m’a pas menti : j’ai goûté au 7ème ciel !

   

La femme qui se fardait a dit « va-t’en ! »

C’est simple, elle n’a plus le temps

De courir après des moulins à vent

Les armes de séduction, elle me les rend

Y a plus de larmes

C’est une histoire terriblement banale

 

 

La femme qui se fardait a dit « je ne veux plus te voir »

« Jamais, jamais plus te revoir ! »

Elle ferme son corps à double tour

Pour un autre, elle garde son glamour

Pour un autre que moi, un autre moins maladroit

Non, vraiment, cela ne se fait pas…

 

C’est une évidence, elle se sent belle

Y a rien de mieux, partager sa couche avec elle,

C’était le paradis, elle m’avait promis des étincelles,

Elle m’a pas menti : j’ai goûté au 7ème ciel !

 

C’est une évidence, elle se sent belle.

Elle m’a fait goûter au 7ème ciel

Et je l’ai perdu, elle

Elle et ses étincelles…

 

17:30 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

16 juin 2015

Eux

eux, amour, rêve, vie

The Kiss, print from original watercolor painting by Jessica Durrant

 

 

 

Elle aimait les rêves

Il aimait la vie

 

            Elle rêvait de lui

            Il vivait pour Elle

22:30 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

Vague à l'âme

vague à l'âme, tristesse,

Artmajeur.com Online Art Gallery

 

Quel est ce vague à l’âme 

Ma très chère belle dame

Qu’un rien entame

De la lame du psychodrame ?

 

Quel est ce vague à l’âme 

Ma jolie madame

Qu’un rien enflamme

Sous la trame d’un mélodrame ?

 

Quel est ce vague à l’âme

Cet amalgame

Moi qui ne suis point bigame

Ma belle dame ?

 

Quel est ce vague à l’âme

Qui hurle comme une mauvaise réclame

Le sociodrame

D’un cryptogramme ?

 

Quel est ce vague à l’âme

Qui tue le vacarme

De ce sordide amalgame

Sans verser une larme ?

 

Quel est ce vague à l’âme

Qui me fait aimer ce charme

Et perdre toutes mes armes

Oui, quel est ce vague à l’âme ?

 

Ma belle dame,

Ma belle dame,

 

 

 

 

21:25 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

15 juin 2015

Hors connexion

réseau, plante, pensée

Illustration : Pinterest - sml-design.com

 

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 


 

17:33 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

14 juin 2015

Le jour où j’ai décidé d’être sage

enfance, facteur, lettres, vol

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

 

13:00 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

13 juin 2015

L'amant sanguinaire

sang, amant, rouge,

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

14:00 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

12 juin 2015

Rencontre matinale

destin, livre, brocante, destin

 

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

 

18:00 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

10 juin 2015

Tatouage

Haiku, poésie, Tatouage

Défi littéraire : Haïkus, petits poèmes japonais qui évoquent une saison, un moment qui passe, une émotion particulière (en version simplifié par trois vers)

 

Nuages perdus

Le soleil en rit jaune

Et toi, tu danses

 

Joli dos si doux

Bleuets et coquelicots

Je te caresse

 

Goût de cerise

Tes lèvres sur ma bouche

Baiser partagé.

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09 juin 2015

Imagination

poésie, Haïku

Photo : Budo Musha Shugyo

Défi littéraire : Haïkus, petits poèmes japonais qui évoquent une saison,un moment qui passe, une émotion particulière en version simplifié (trois vers).

 

Encre déposée,

Âme de mes mots murmurés,

Chut ! Rêves en cours...

18:31 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

08 juin 2015

C'est pas ma faute à moi

tristesse, enfance, maltraitance

Photographie : Benoît Courti

 

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

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07 juin 2015

Amoremardeosubnoctemostellaphobia

phobie, amour, PNL

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

 

13:54 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

03 juin 2015

L'attente - (contenu sensible)

homosexualité, amour

 
Défi  littéraire.
Illustration : Homosexuality is Not Immoral by Peter Singer - Project Syndicate (Illustration by Dean Rohrer). Read the full article Here
 

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

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01 juin 2015

Juste moi - Texte à mettre en musique

juste moi, il n'était pas une fois, tristesse, poésie

Girl portrait. Tristesse by TatyanaIlieva

 

 

Griffonnage entre débarrasser la table et le lave-vaisselle, pendant que le café percole…

 

Juste moi

 

Il n’était pas une fois

Des lendemains sans passé

Des désirs non assouvis

Des « je t’aime » perdus ou à demi effacés

            Il n’était pas une fois, toi et moi

 

 

Il n’était pas une fois

Des horloges aux aiguilles fatiguées

Des sourires sans alibis

Des « je te veux » oubliés ou à demi imaginés

            Il n’était pas une fois, toi et moi

 

Il n’était pas une fois

Des rêves endeuillés

Des promesses en agonie

Des « encore » murmurés ou à demi chuchotés

            Il n’était pas une fois, toi et moi

 

Il n’était pas une fois

Des jours sans arrière-pensées

Des espérances meurtries

Des « j’attends » à jamais énoncés

            Il n’était pas une fois, toi et moi

 

Il n’était pas une fois

Des mystères sans frontières

Des anniversaires sans sourires

Des « un jour, peut-être » à demi sacrifiés

Il n’était pas une fois, toi et moi

 

 

Il n’était pas une fois

Des jours sans êtres aimés

Des caresses sans alibis

Des « demain » à jamais niés

            Il n’était pas une fois, toi et moi

 

Il n’était pas une fois, toi et moi

Juste moi. Juste moi.

 

 

 

 

 

 

 

13:45 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |