27 juin 2015

Gourmandise

gourmandise, chocolat

Défi littéraire : écrire sur un art...

Parce que la cuisine est un art, et la gourmandise, l’ingrédient principal...



Pour ce défi, le lien : 

 

 

Madame de Sévigné est convaincue, sans surprise

D’aucuns ne rivalisent à cette convoitise, à jamais sous son emprise

« Il vous flatte pour un temps, et puis, il vous allume

Tout d’un coup une fièvre continue* légère comme une plume »

 

Marquise exquise, insoumise au seuil de la gourmandise

Entre gaillardise et flemmardise, elle préfère les friandises.

Rendez-vous dans la gentilhommière, arrivée la première

Patientant dans la lumière, à la lisière de l’adultère

 

Elle a mis ses conditions, campé sur ses positions

Point de bonbons, de boudoirs ou autres aberrations

Elle rêve de moussoir et de chocolatière

Raison butoir pour enlever sa jarretière

 

La morale de cette singulière histoire

Est qu’un prétendant ne peut concevoir

Une passion privée de chocolat

Sous peine de passer pour un goujat indélicat.

 

Mode d’emploi : déguster le chocolat, en premier plat

En dessert, terminer par de chauds ébats.

 

 

(*) La marquise de Sévigné dit du chocolat, dans ses Lettres, qu’« il vous flatte pour un temps, et puis il vous allume tout d'un coup une fièvre continue ».

Pierre Hermé, Le grand livre du chocolat : 380 recettes, Vevey, Mondo,‎ 2007, 367 p.

 

11:06 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

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