30 avril 2015

Les boîtes de Chloé

 

boîte, émotions, PNL, Christian Schloe

"Portrait of a heart" by Christian Schloe

 

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

18:30 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

29 avril 2015

Escapade à Bologne et Ferrare

 

Me voici rentrée d’une escapade de quelques jours à Bologne et à Ferrare, la tête pleine de souvenirs et… les pieds en compote !

 

Si Bologne n’est pas comparable à Venise ou à Florence, elle mérite le surnom de la « Dotta », la savante pour son université - la plus ancienne université du monde occidental puisque son origine remonte à 1088 ! - la « Rossa », pour ses tuiles en terre cuite rouge et la « Grassa » pour sa cuisine gourmande ! Je ne vais pas ajouter les différents sites visités, pour cela vous avez votre ami Google ! Je préfère mettre en évidence ce qui m’a touché, intrigué ou émerveillé.

 

Le 25 avril est une date importante : c’est le jour de la libération et de la commémoration de la fin de la seconde guerre mondiale, et de l’occupation nazie du pays.

 

Pour fêter les 70 ans de ce jour important, sur la place, un impressionnant dispositif de véhicules d’armée d’époque :

 

liberation, bologne,

 

 

Sur un mur du Palazzo dell’ Archiginnasio, une fresque met à l’honneur les photos avec les noms de résistants italiens tués par les nazis. C’est émouvant de mettre un visage sur un nom, et de se rendre compte que ce nom est le reflet d’un combat pour la liberté. Émouvante aussi, cette simple rose rouge déposée.

comémoration, liberation, rose

 

Quelques heures après, un bouquet d’anémones…

 

anéones, libération, Bologne

 

Dans une exposition à la bibliothèque nationale, découverte d’un extrait de journal qui mentionne la ville d’Andenne et de Liège. Assez sidérant de trouver cela en Italie ! Quant à la teneur, cela fait froid dans le dos !

 

guerre, 40-45, extrait journal, Andenne, Liége

 

guerre, 40-45, extrait journal, Andenne, Liége

 

guerre, 40-45, extrait journal, Andenne, Liége

 

 

Impossible de ne pas visiter le cimetière monumental de Certoza à Ferrare ! Et une rue plus loin, le cimetière juif. Malheureusement, les deux cimetières ne communiquent pas... pas même par un petit sentier où alors, il est bien caché ! Il faut donc sortir de l’un pour pouvoir entrer dans l’autre. Pas de communication possible. Le monde n’est pas encore assez évolué…

 

Dans le premier, instant de plénitude et de calme. Impression de paix. Le lierre et les glycines y font bon ménage. Dans le second, instant d’imagination fertile et de retour à la nature qui joue avec les iris sauvages. Impression de liberté. Moment assez étrange puisque soudainement le vent s'est levé et qu'un orage grondait mais point de loup garou ou autres créatures étranges...

 

Des deux, je sais dans lequel je préfèrerais passer l’éternité si un choix m’était demandé... Ceux qui me connaissent peuvent le deviner sans hésiter…

 

 

cimetière juif, cimetière ferrare

 la Certosa di Ferrara

 

cimetière juif, cimetière ferrare

Cimetière juif

 

 

La basilique San Petronio, dispose de manuscrits exceptionnels et de toute beauté ! La basilique est connue pour sa méridienne intérieure réalisée en 1656 par Gian Cassini. C'est ainsi que des anomalies ont pu être décelées dans le calendrier julien et pour y remédier, l’année bissextile a vu le jour. Une anecdote : lorsque le calendrier grégorien a remplacé le calendrier julien, le 4 octobre 1582, le changement a fait en sorte que le jour suivant le 4 octobre était le 15 octobre ! Tout cela est bien mieux expliqué ICI

 

Ce que je déplore à Bologne est le nombre impressionnant de tags ! C’est laid. C’est sale. J’aime le street art, « l’art urbain » censé être "à propos", délivrer un message, faire un petit clin d’œil à ceux ou celles qui les trouvent. Oui pour le street art (dans le respect des biens d’autrui et des monuments historiques) et non pour les tags qui ne représentent rien que des gribouillis. Par contre, découverte de ceci :

 

guerre, 40-45, extrait journal, Andenne, Liége

 

 

Toujours évidemment garder les yeux grands ouverts, une petite porte peut cacher des trésors et si elle est entrouverte, ne surtout pas hésiter !

 

guerre, 40-45, extrait journal, Andenne, Liége

 

 

La curiosité n’est pas un vilain défaut ! Bologne possède de nombreux canaux bien cachés. C’est ainsi que l’on peut passer maintes fois dans rue sans se douter de ce qui se trouve derrière une petite fenêtre :

 

canaux de Bologne, fenêtre cachée

 via Piella – Canale delle Moline

 

 

canaux de Bologne, fenêtre cachée

Canale di Reno

 

Et si on lève les yeux en l’air, on découvre des petits coins de paradis !

 

Petit coin de paradis

 

 

 

En vrac, quelques autres découvertes : la façade décorée de la maison de Lucio Dalla, chanteur célèbre à Bologne,

 

Lucio Dalla, Bologne, Maison

 

 

Sur un mur, cette affiche de machine à café italienne,

 

machine à café.jpg

 

Un amoureux transi ?

 

amoureux, rose,

 

La rencontre d’un dessinateur à l’humour mordant…

 

Dessinateur, Bologne

 

 

Et puis ce miroir de sorcière sur une façade !

 

miroir de sorcière

 

 

Je termine par un de mes apéritifs préférés : le SPRITZ ! (1/3 Aperol, 1/3 Prosecco, 1/3 Eau pétillante)

 

 

SPRITZ

 

 

Sans oublier l'accueil et de la gentillesse des personnes rencontrées... et cerise sur le gâteau, toutes les femmes sont dans les yeux des italiens « bellissima » !

 

 

20:50 Écrit par Rachel Colas dans Mes photos, sources d'inspiration | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

23 avril 2015

Le grand tourbillon

rire, humour, chaussettes

Photo : Lil Lacey's legwarmers by purllamb : showstopper

 

Elles vivent parmi nous, présentes dans chaque foyer, quasiment dans le monde entier. Elles partagent notre vie à tout moment hormis en été où elles ont tendance à être plus discrètes sauf, peut-être, auprès des sportifs qu’elles adorent particulièrement et quelques autres élus, triés sur le volet. Par contre, la majorité de la population et encore plus les jolies femmes les boudent carrément en période estivale. Ma foi, c’est une occasion pour elles de bénéficier de vacances largement méritées !

 

Aujourd’hui, les êtres humains le reconnaissent : elles vivent un cauchemar ! C’est un fait. Personne ne peut le nier, c’est tellement évident ! Quant à elles, elles ne peuvent, malgré leur envie, accuser les hommes même si ceux-ci ont une lourde part de responsabilité. Il faut savoir qu’elles vivent pour eux ou plutôt grâce à eux. Malheureusement, il est extrêmement difficile de changer les habitudes des humains ! S’ils se rendent compte de l’amplitude de la catastrophe, ils ne trouvent aucune solution. Aucun remède. Ils se contentent de constater. De déplorer. De rager. Des humains dans toute leur splendeur ! Rien ne change dans leur monde, ils mettent trop d’énergie dans la guerre, la haine, l’argent. Mais c’est une autre histoire… Malgré tout, il faut en convenir, cette catastrophe touche à leurs habitudes, mais apparemment pas assez pour qu’ils osent en changer.

 

Elles ont pensé à fuir, mais pour se rendre où ? Chez qui ? Les hommes sont tous les mêmes. On ne peut pas dire qu’ils sont très délicats. Trop souvent, elles sont encore rejetées, usées jusqu’à la corde après de loyaux services et puis définitivement oubliées. Au profit des nouvelles. Belles, fraîches, douces. Naturellement.

 

Leur vie est courte. Elles le savent toutes. En réalité, ce n’est pas ça le problème. Elles sont préparées à leur fin inéluctable. Leur mission de vie est de mourir comme elles sont nées : à deux. C’est comme ça : elles vivent dès leur naissance en couple. Jamais l’une sans l’autre. Toujours au diapason. Vivant à quelques secondes de décalage. Dans les pas l’une de l’autre. Un couple uni. Le bonheur de vivre à deux. D’être deux.

 

Ensuite, leur objectif est de plaire à ces humains ingrats. Elles se plient à leurs volontés, à leurs caprices et… elles en voient de toutes les couleurs ! Elles agissent selon leur mode à eux, obéissantes.

 

Et puis les humains ont inventé la machine. La machine ! Oui, c’est vrai : cela leur procure un plaisir fou ! Mais il faut garder à l’esprit qu’il y a quand même de gros risques... Parfois, le couple est désuni : elles se retrouvent avec une nouvelle compagne. Cela entraîne parfois des grincements de dents et à d’autres moments des éclats de rire. Certaines, paraît-il, sont restées rouges de honte ! La consigne est pourtant claire : elles doivent rester deux par deux. Question de sécurité. Et de bon sens.

 

Au départ, elles se serrent l’une contre l’autre, avec la peur au ventre de se perdre. Parfois, l’excitation les noue, mais souvent l’ivresse les emporte loin l’une de l’autre et c’est le moment le plus dangereux : vont-elles se retrouver ? Ressortir ensemble ? On ne sait toujours pas comment cela se passe. Même les humains ne comprennent pas. C’est assurément un sortilège. C’est inévitable. Cela se passe partout, dans tous les foyers sauf ceux qui les nouent très fort. C’est un risque, car sans liberté, elles s’étiolent, perdent leur couleur, leur souplesse et terminent encore plus tôt leur si courte vie.

 

Cela fait débat : une courte vie à deux ou connaître l’ivresse de la liberté au risque de se perdre ? Ou pour mieux se retrouver ? Personne n’a la réponse et c’est tant mieux. Et puis, il y a les rebelles ! Celles qui veulent vivre leur vie et qui pour une raison ou une autre se séparent dès leur naissance. Elles ne voient pas souvent la couleur du ciel, souvent elles finissent leur vie dans un coin poussiéreux. La déchéance. Rares sont celles qui connaissent le grand tourbillon, celui tant attendu et craint. Celui qui donne le tournis et qui enlève l’être aimé, ou parfois offre un nouvel amour… C’est le destin. Personne ne peut le contrer. Pas même les humains.

 

Désormais, c’est une évidence : le taux de divorce des chaussettes ne cesse d’augmenter. Et personne n’y peut rien…

 

2paires.jpg

21:48 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

14 avril 2015

Le cri de la sirène

Jumelles, vie, mort, non-dits, lettre, mort

"Secret Promise" by Shiori Matsumoto

 

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

 

15:52 Écrit par Rachel Colas dans TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

13 avril 2015

Notre Liberté, prière

Liberté, prière, vie

Le premier article de
la Déclaration universelle des droits de l'homme
signée par 58 états (10 décembre 1948, Paris)
 
 

Notre Liberté, toi,

Qui es bafouée

Que le monde se soulève

Que ta volonté soit forte

Ici et sur tous les continents

 

Donne-nous aujourd’hui l’espoir

Délivre-nous des tueries de ce jour

Arrête le massacre de l’Humanité

Par ceux qui te tuent au nom de Dieu

Et ne nous laisse pas entrer dans la peur

Mais délivre-nous du mal.

 

Car c’est à toi qu’appartiennent

la vie, l’amour et l’essence de l’humanité

Aux siècles des siècles, chère Liberté

 

 

D'après la prière du Notre Père,

prière notre père

12:02 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES*, Citations, Pensées, L'exemple, c'est nous | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

08 avril 2015

L'éveilleuse - Texte

Lettres, amour, passé, fantômes,

 

Texte éphémère

Effacé - Temps de péremption dépassé

 

17:44 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES*, TEXTES EPHEMERES (ou pas) | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

06 avril 2015

Dans une vieille valise, des lettres jaunies par le temps...

Pèse-lettre, fantome, lettre, passé, souvenir

 

 

Il est de ces moments qui ouvrent sur des horizons inconnus, qui bouleversent notre réalité et nous emmènent dans un autre ailleurs, un autre pan de temps, des jours et des hiers où nous n’étions même pas nés…

 

Ce dimanche, je me suis rendue en bonne compagnie au hall des expos de Ciney « Puces et salon des antiquaires ». J’en reviens le cœur gonflé de joie des excellents instants partagés, des choses découvertes et des trésors rapportés. J’aime les objets anciens qui ont vécu et qui nous offrent une histoire particulière. J’aime leur donner une deuxième vie ou simplement laisser leur empreinte dans mon quotidien.

 

Il y a déjà deux ans, j’étais rentrée chez moi avec un dessous de plat musical de 1900 : un coup de cœur inexplicable et l’an passé avec de vieux bougeoirs à main…

 

Cette année, mieux encore ! Des lettres jaunies par le temps trouvées au fond d’une vieille valise, dont une datant de 1938. Plongeon indiscret dans la vie d’un homme et d’une femme qui s’adressent en toute intimité à un être cher. Bouleversant. Et comme par un fait exprès, découverte et acquisition d’un ancien pèse-lettre chiné…

 

J’aurais bien craqué pour une rarissime pendulette veilleuse du 18e - d’après ce que le professionnel m’a précisé - et qui permettait de lire l’heure la nuit grâce à une lampe à l’huile dissimulée à l'arrière du socle opaque. Un très bel objet expertisé par le musée d’horlogerie de Malines… mais il faut pouvoir se raisonner ! Accepter de laisser derrière soi ces choses étonnantes pour n’en garder que le souvenir d’un moment de plaisir ou d’une explication donnée par un passionné…

 

Le soir même, je m’inscrivais à un défi d’écriture particulièrement curieux vu ma découverte du jour : inventer une histoire d’après la citation de Kafka :

 

« Écrire des lettres, c’est se mettre nu devant les fantômes ; ils attendent ce moment avidement. Les baisers écrits ne parviennent pas à destination, les fantômes les boivent en route. » (Lettre à Milena).

 

Quelques extraits de ces lettres que je vous livre en état :

 

La lettre du Sergent F.J. Gazley, Dortmund,

 

« Après tout, la vieillesse, à ce qu’on me dit, est l’époque, où l’on se remémore les folies de la jeunesse et regrette de ne pas en avoir commis davantage – je ne veux pas que cela m’arrive »

« Je suis bien heureux que nous soyons d’accord en ce qui concerne la guerre, c’est horrible, comme tu dis et c’est plus, c’est innécessaire. Il n’y a jamais qu’une petite poignée de fanatiques qui veulent la guerre. La plupart des hommes sont raisonnables et la détestent. Ce qui est incroyable, inexplicable, c’est que ces braves types consentent à suivre la minorité microscopique. Moi je ne la suivrai pas. Je suis soldat parce que l’on m’oblige à l’être. Mais du moment qu’on me dit de prendre mon fusil pour tirer sur un autre être humain, je t’avoue franchement que je vais filer vite vers l’Amérique du Sud ! (…) ».

 

Et une dernière lettre de détresse inouïe qui se termine par « Il faut y être pour savoir ce que c’est. Mon cœur n’est plus qu’une pauvre chose meurtrie ».

 

Après quelques recherches, j’ai découvert le décès récent d’une personne concernée par la teneur de cette missive et en respect pour elle, j'en tairai la provenance. Un vide-grenier récent...

 

Un petit conseil : vérifiez vos greniers, ils peuvent détenir des secrets qui risquent d’être éventés par la curiosité d’un écrivain qui passe par hasard…

 

Pèse-lettre, fantome, lettre, passé, souvenir

18:00 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES* | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Pin it! |