28 février 2015

Le monde court... - Texte à mettre en musique

Monde, courir, bonheur, vie, Rafal Obinski

GRACEFUL DREAM OF POETIC GLORY by Rafal Olbinski

 

Le monde court après le bonheur

Il le cherche à toute heure

Encore et toujours

Même que parfois, y a de bons jours

Même qu'y a de bons jours

 

Le monde court après le bonheur

Il veut chasser les erreurs

Malgré la peur au ventre

Des guerres et de ses cendres

Des guerres et de ses cendres

 

Le monde court après le bonheur

Moi, j’espère lire dans tes yeux

L’envie de vivre vieux

Rien que nous deux

Rien que nous deux

 

Le monde court et moi, je reste

À rêver pour mon malheur

Que ta main tendre se pose

Et m’apporte une vie grandiose

 Une vie grandiose

 

Le monde court et moi, j’attends

Qu’un ouragan dévaste ma vie

Pour la reconstruire

En un nouveau moi aimant

Un nouveau moi aimant

 

Le monde court et je m’assoupis

Lorsque je m’éveille

Je vois la vie qui me sourit

Elle est venue me tirer les oreilles !

 Me tirer les oreilles !

 

Le monde court et je bouscule à l’envi

Mon inertie d’homme bien poli

À pleine bouche, je l’embrasse

Cette envie de vie vorace

Tellement vorace !

 

Le monde court après le bonheur

Il est pourtant à ses pieds

Faut regarder, faut juste les lever

Et avec ardeur, y semer son cœur

Y semer son cœur...

 

Et moi, je cours, oui, je cours,

Pour y semer, encore et encore,

Des graines de bonheur

Pour ton cœur, pour ton cœur.

 

15:59 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

23 février 2015

23h23 - Texte à mettre en musique

23h23, temps, ombre, lumière, amour

 

Chaque soir à 23h23
Derrière cette fenêtre
Danse ton ombre
Adoucie par les réverbères
De cette rue déserte
Moi caché dans la pénombre
Qui ne voit que toi,
Que toi.
 
Et puis un jour, une nuit,
Tout est fini
Un déménagement
Et tout fout le camp
Tout est sombre
Ne reste que mon ombre
Tu deviendras un souvenir
Et pourtant, j’en ai des choses à te dire !
 
Et maintenant, à 23h23,
Je suis sans toi
Maladroit
Avec un pincement au cœur
Et des états d’âme qui comptent pour du beurre
Parce que pour mon malheur,
Tu n’es plus là,
Tu n’es plus là.
 
Tout fout le camp
Plus qu’un éloignement
Tu ne savais pas
Que j’aimais ça
Tous les soirs, vers 23h23
M’émerveiller devant toi
Et tu n’es plus là,
Tu n’es plus là.
 
Elle me manque, ton ombre
Maintenant, comme à chaque seconde
Bien loin de la pénombre
Bien loin de toi
Je crie mon désarroi
Me demandant sans cesse, pourquoi
Tu n’es plus là
Tu n’es plus là.
 

 

20:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

Univers imaginaire - Gargarismes et Balivernes

univers, lampadaire, imaginaire, Catrin Welz Stein

Illustration de Catrin Welz Stein

 

 

D’un air autoritaire, le clerc de notaire débonnaire, jeune tête en l’air, avait glissé la clef dans le réverbère. Quelle affaire ! Sans inventaire, nez en l’air, il aurait juré du contraire, que ce clair de lune solitaire n’avait pu être tributaire de cet éclair téméraire.

Arborant un air militaire de mercenaire similaire à la mine sectaire d’un corsaire voulant soustraire ce lampadaire de cette lune fragmentaire, ce mystère d’un quart de terre interplanétaire et même interstellaire !

Cette affaire était temporaire, point ordinaire. Ȏ combien extraordinaire pour lui, un ordinaire épistolaire intérimaire en état stationnaire avec heures supplémentaires… Il se devait d’être solidaire de cette atmosphère légendaire, oui, une première. Tellement spectaculaire qu’elle en défiait l’imaginaire.

 

17:30 Écrit par Rachel Colas dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

22 février 2015

Jeux de vœux en jeux de mots (démo)

Jeux, voeux, mots, démo,

The wish by Christian Schloe

 

Des vœux, je veux

Ce n’est pas du jeu

De dire, je veux.

Je veux des vœux, et pas qu’un peu car j’en vaux deux.

Avec ou sans amoureux

Je veux.

 

Des vœux, tu veux

Ce n’est pas du jeu

De dire, tu veux.

Tu veux des vœux, et pas qu’un peu, tu veux être deux.

Et tomber amoureux

 Me veux-tu ?

 

Des vœux, il veut

Ce n’est point du jeu

De dire, il veut.

Il veut des vœux, et pas qu’un peu car il faut être deux

Pour être amoureux

Me veut-il ?

 

Des vœux, elle veut

Ce n’est point du jeu

De dire, elle veut.

Elle veut des vœux, et pas un peu car elle veut être deux

En mode amoureux

Me veut-elle ?

 

 Ce n’est pas du jeu

De dire des « je veux »

À des vœux

Pas même pieux

Juste fabuleux

Un rien ambitieux

Puis tomber amoureux

Amoureux.

13:02 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

21 février 2015

Élémentaire - Brève

Christian Schloe, élémentaire, vers,

Darwin's Diary by Christian Schloe


 

Il est des affaires où d’ordinaire il n’est pas nécessaire de faire des vers.

Comme le nucléaire, prétexte impopulaire,

Est-ce de bonne guerre de jouer à la guéguerre ?

13:00 Écrit par Rachel Colas dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

20 février 2015

Jeux de lit

lit, Christian Schloe, amant, rêve

"Kays dream" by Christian Schloe

 

 

Jeux de lit

Jeu de lui

Je et Lui

Jeux d’oubli

 

J’ai bien failli

Dans ce lit réduit

Me mettre en chienlit

Dans le fouillis

De nos gazouillis

 

Jeux de lit

Jeu de lui

Je et Lui

Jeux d’oubli

 

J’ai bien failli

Sans chichis

Me mettre en hallali

Dans l’embellie

De nos alibis

 

Jeux de lit

Jeu de lui

Je et Lui

Jeux d’oubli

 

J’ai bien failli

Dans cette folie

Me mettre en oubli

Dans le tsunami

De nos nuits

 

 

17:25 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Jeux de mots | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

19 février 2015

Apparence - Brève

 

 

miror, reflet

Allyzia Zherno

 

 

Le miroir et l’ombre palabrent :

- « Elle est ronde », affirme-t-il gravement.

- « Elle est sexy », lui susurre-t-elle.

Alors, l’amante se tourne vers un extérieur, son admirateur, son face à face, son double, son autre... Verdict : elle est elle. Si... elle, si belle.

C’est peu et c’est beaucoup. Cela suffit. Amplement. Alors, à elle aussi.

Le miroir et l’ombre se taisent : l’amour est aveugle. L’amour est le plus fort. Toujours.

17:35 Écrit par Rachel Colas dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

18 février 2015

Elle avait l'air - Brève

 

ange, ailes, belle, brève

Reborn by Amy Judd Art

 

 

L’habit reposait sur la chaise. Lourd. Blanc. Immaculé. De l’Art photo. En noir et blanc. De préférence. Même à l’envers, beauté étourdie. Elle se tenait nue, peau lisse et blanche, plus blanche que l’habit. Sortie de ses pensées, avec légèreté, elle l’enfila : il se confondit avec sa peau. Les ailes caressaient son dos. Elle avait l’air d’un ange.

17:55 Écrit par Rachel Colas dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

17 février 2015

Coup de blues - Brève

blues, vague à l'âme, coup, coeur

 

Un coup de blues, ça arrive comme ça sans crier gare.

Comme un bleu au cœur et en même temps un coup à l’âme.

J’ignorais que les bleus au cœur donnaient la vague à l’âme.

J’en suis toute chavirée.

 

.

18:00 Écrit par Rachel Colas dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

16 février 2015

Concurrence - Brève

mort, espoir, brève, fleur, bruyère,

"It Comes And Goes" by Christian Schloe

 

1er novembre. Comme chaque année, il déposait sur la tombe une bruyère pour sa Grand-Ma. Tradition.  « Cela tenait bien et longtemps ».

 

À côté de la tombe de Grand-Ma, une nouvelle. Jeune. Trop jeune. Belle. Trop belle. Coup de foudre funeste. Naissance d’un espoir. Un jour, il serait à côté de Grand-Ma et surtout à côté d’elle. La bruyère changea de tombe.

 

 

 

 

17:15 Écrit par Rachel Colas dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

Baiser pimenté - Brève

Brève, flamme, piment

 

Déclarer sa flamme

 

Son assiette à elle était vide. Elle n’était pas encore sur le chemin de l’ivresse. Pas loin. Lui avala son dernier bout de piment rouge tandis qu’elle mordait sa lèvre couleur « rouge baiser ». Il lui déclara sa flamme sans laisser le moindre mot sur sa langue brûlante.

13:30 Écrit par Rachel Colas dans BRÈVES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

13 février 2015

Écran

Télévision, téléviseur, acteur, TV, solitude

 

Il est devant son téléviseur

Mangeant son hamburger sans saveur

Tel un voyeur sans pudeur,

À l’affût des moindres rumeurs

 

Elle est devant son téléviseur

Anesthésiant sa douleur

À coup de sueur, en débardeur,

Au rythme Gym Tonic minceur

 

Ils ne se rencontreront jamais

Même pas à un congrès ou ici, tout près

Ils ont oublié

De s’aimer. De s’aimer.

 

Il reste devant l’envahisseur, toutes les heures

L’Exterminateur de bonne humeur

L’Explorateur de lourdeur

Qu’est-il devenu ce doux rêveur ?

 

Elle reste immergée dans son malheur

Maquillant son air rieur

Point d’amateur pour son cœur

Longtemps, détroussé par un cambrioleur sans peur

 

Ils ne s’aimeront jamais, non jamais

Pas même pour un bout d’essai

Rien ne changera dans leur vie en retrait

Cette vie sans attrait, pleine de regrets

                                   Pleine de regrets

 

Ils prennent des antidépresseurs

Pour anesthésier leur rancœur

Oubliant la candeur du bonheur

La chaleur d’une âme sœur…

 

Une vie dépourvue de couleurs

Sauf celles de leur téléviseur

Et puis, soudain, une panne de secteur

Plus de téléviseur, plus de moniteur !

 

Point de commentateurs ni de consommateurs

De la vie, ils ne sont plus spectateurs

Terminé l’opérateur accrocheur, racketteur de bonheur

Pour une erreur de fournisseur…

 

Sur le pas de la porte, à l’extérieur, une légère fraîcheur

Sans pudeur, sans peur, nos deux spectateurs

Échangent un long regard rêveur

Entre douceur et ardeur, à en décrocher le cœur

                                                À en décrocher le cœur

 

 

Ils se sont rencontrés par un fait exprès

Ils se sont aimés, c’est vrai

D’un amour que l’on dit éperdu

Peut-être bien que c’était voulu…

 

 

16:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

08 février 2015

Réminiscence ou l'épuisement professionnel -Texte à mettre en musique

burnout, épuissement professionnel, texte, musique, fatigue, danger

 

L’épuisement professionnel

C’n’est pas sensationnel

Bien trop personnel

Même pas irrationnel

Juste se prendre une gamelle

                        Et ça fait mal

 

Y en a qui disent

Que c’est de la fainéantise

Pire de la science-fiction,

et même de la fabulation !

Normal, ils n’connaissent pas ce dévouement

Ce besoin de se donner, se surpasser à tout bout d’champ

Peuvent mal de tomber malade

Eux, derrière leur 8- 16h30 des bureaucrates !

 

L’épuisement professionnel

C’n’est pas de l’amusement

Sur le carreau, tu restes amèrement

Point d’apaisement

Dans cet achèvement

                        Et ça fait mal

 

Y en a qui disent

Que ça n’existe pas

D’être malade pour ça

Que c’est du cinéma

Que le travail ne tue pas

Parle pour toi, toujours à la cafétéria !

 

Mettre sur l’autel, les chiffres et les logiciels

Complètement artificiels,

C’est le carrousel

Du courriel excrémentiel

De la clientèle caractérielle

                        Et ça fait mal

 

Y en a qui disent

Que t’es anormal

D’être KO pour ça

Que c’n’est pas banal

Et même théâtral

D’en arriver là

 

L’épuisement professionnel

C’est la non-reconnaissance actuelle

D’une société concurrentielle

Un conflit de valeurs essentielles

Mises à la poubelle…

Et ça fait mal

 

Y en a qui disent

Que t’as pas tenu le coup

Que t’es au fond du trou

Que t’es un peu fou

Que le travail est ton gourou

Pour te retrouver à genoux

 

C’est un duel institutionnel

Dysfonctionnel,

Complètement impersonnel

Face à de l’émotionnel

Anti socioprofessionnel

                        Et ça fait mal

 

L’épuisement professionnel

On l’a une fois, c’est l’affolement

L’ahurissement et le dénigrement

Faudra être vigilant

S’en faire le serment

 

Et toi, tu dis : plus jamais.

T’as pas fait exprès

Il y a heureusement un « après »

Maintenant, du balai,

Stop aux excès !

            Plus jamais

            Plus jamais...

 

Je dédie ce texte à ceux qui souffrent ou ont souffert de ce que l'on appelle couramment le "burnout", l'épuisement professionnel. On ne peut le comprendre que s’il a été vécu... tout comme les plus grandes peines ou douleurs… Heureusement, il y a toujours un "après". Restez motivé et vigilant !

14:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

07 février 2015

Comme une sirène - Texte à mettre en musique

sirène, poésie,

 

 
C’était un jour gris, le long de la Seine
J’m’disais que j’n’avais pas d’veine
J’traînais ma peine
Quand, soudain, j’l’ai vue, ma Madeleine
 
Elle n’était pas vilaine,
Belle comme une sirène
            Comme une sirène ♪
 
J’ai couru hors d’haleine
Elle se faisait lointaine
En manque d’aubaine
J’aurais bien sauté et noyé ma peine !
 
Elle avait le teint porcelaine
Comme une reine, comme une sirène
            Comme une sirène ♪
 
J’ai ravalé mon oxygène,
Et du même coup, ma peine
Abandonné mon rôle de croquemitaine
Espéré une autre rengaine
 
Elle était un peu hautaine
Comme une reine, comme une sirène
            Comme une sirène ♪
 
J’voulais quitter le bateau avant le capitaine
Suis un drôle d’énergumène
Trop d’hallucinogène
C’n’était pas la Seine, juste une fontaine
 
Elle était ma reine,
C’était une sirène, une belle sirène
            Une belle sirène ! ♪
 
Ma vue devenait incertaine
C’était une turlutaine
De voir ma jolie sirène
Devenir une drôle de baleine
 
            Jolie Baleine
            Comme une sirène, comme une sirène
                        Comme une sirène ♪
 
C’était un jour gris, le long de la Seine
J’m’disais que j’avais pas d’veine
J’traînais ma peine
Quand, soudain, j’l’ai vue ma Madeleine
 
C’était un jour gris, le long de la Seine
J’n’ai pas sauté dans les flots d’ébène
J’ai juste essoré ma déveine
Et emballé mon cœur de petits bouts de laine
 
Ma Madeleine, Ma belle souveraine
S’en est allée sereine,
C’était une reine ou une baleine…
Elle a emporté mon cœur dans son filet de laine
            Comme une sirène, comme une sirène…
                        Comme une sirène ♪
 

 

 

 

 

 

14:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

06 février 2015

Mon beau miroir

Christian Schloe; bougeoir, femme, étrangeA Light in the Dark by Christian Schloe

 

Mon beau miroir,

Il ne te suffit pas de croire,

Ni de me voir dans ce pâle brouillard,

Loin derrière les remparts,

 

À la lumière des bougeoirs

Dans ce noir manoir loin du tintamarre

Caché dans un tiroir, un cœur en sautoir,

Dernier rempart d’une inutile victoire

 

Hors de ma mémoire

Ton reflet d’un soir

Comme une invisible balançoire

Qui danse dans le blizzard

 

Mon beau miroir,

Il ne te suffit pas de croire,

Ni de me voir dans ce pâle brouillard,

Loin derrière les remparts,

 

Dans mon grimoire exutoire,

Des histoires bizarres

Parfois prémonitoires,

Tout l’art du hasard sans fard

 

Du haut de mon écritoire

J’invente des nénuphars et des regards

Pour y pleuvoir sur le buvard

de mes rares cauchemars

 

Mon beau miroir,

Il ne te suffit pas de croire,

Ni de me voir dans ce pâle brouillard,

Loin derrière les remparts,

18:57 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

05 février 2015

Soupirs d'ailes (d'elle) - Amusette

 

Christian Schloe, Ailes, Poésie, Amour, Lune

"A Bluebird's Song" par Christian Schloe m'a inspiré cette amusette. Connaissez-vous la signification des citations ci-dessous ?

 
« Attendez-moi sous l’orme »
Qu’elle m’a dit
Je n’ai pas ri
Pas pleuré : je suis un homme.
 
Mon petit doigt m’a dit
« Que petite pluie,
Abat grand vent »
Je n’en demandais pas tant !
 
Elle qui pousse des soupirs
À faire tourner des moulins à vent
J’imagine que son cœur n’a pas ce qu’il désire 
Je m’en ronge les sangs !
 
C’est une tourterelle qui ne boit jamais 
Sans troubler l’eau
Hélas, c’est pourtant bien vrai
Pour elle, j’aurais enfilé un collier d'idéaux !
 
« Attendez-moi sous l’orme ! »
Qu’elle lui a dit
Il n’a pas ri
Pas pleuré : c’est un homme.
 
Mon petit doigt m’a dit
De faire un trou à la lune
Et je suis parti
Sans amertume aucune
 
C’est une belle tourterelle,
Qui ne boit jamais sans troubler l’eau
Une belle ritournelle
Qui me restera dans la peau

18:30 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (6) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

01 février 2015

Les virgules - Texte à mettre en musique

plume, virgule, orthographe, majuscule, écriture, ritournelle

 
Ritournelle d’une nuit blanche,
Les virgules,
 
 
Il oubliait ses virgules
Comme la lumière fond au crépuscule
Un jour, il se leva
Tomba amoureux et puis voilà
Il aimait la petite Margot
Qui grimaçait dans son dos
Un jour, un baiser, il lui vola
Une gifle, elle lui donna
 
Il se sentit tellement ridicule,
Qu’il en avala ses virgules
De honte, il prit ses jambes à son cou
Y perdant son souffle d’un coup
Il chercha une formule
Mais y perdit sa plume,
Sa conjugaison
Et ses leçons
 
Tout le monde s’inquiéta
Mais où est donc OrNiCar ?
Il comptait les nuages
À l’attrape Pages
Récitant des poèmes perdus
Aux virgules inattendues
C’était le temps de Prévert
Qui basculait tout en vers
 
 
N’oublie pas les virgules
Faut pas être ridicule
Pense que Bescherelle est ton ami
Le Petit Robert et Grevisse, aussi
Sans oublier, le Grand Larousse
Faut pas en avoir la frousse !
Mettre les points sur les « i »
C’est beaucoup plus joli !
Et les accents sur les « e »
Faut pas leur dire adieu ! »
 
 
 
Sans préambule
Sans scrupule
Lorsqu’il fut grand
Même qu’il était devenu charmant
Il rentra à la maison
Sans perdre la raison
Revenu mettre les points sur les « i »
Et rejoindre Margot encore plus jolie
 
 
N’oublie pas les virgules
Faut pas être ridicule
Pense que Bescherelle est ton ami
Le Petit Robert et Grevisse, aussi
Sans oublier, le Grand Larousse
Faut pas en avoir la frousse !
Mettre les points sur les « i »
C’est beaucoup plus joli !
Et les accents sur les « e »
Faut pas leur dire adieu !
 
 
Il n’oublia plus ses virgules
Proposa mariage au crépuscule
Lui passa l’annuaire
Et révisa sa grammaire
Ils eurent deux filles et deux garçons
Qui apprenaient bien leurs leçons
Et qui aimaient les virgules
Et même les majuscules…
 

 

15:00 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |