31 janvier 2015

Faut pas qu'j'regarde - Texte à mettre en musique

 

curiosité, facebook, liaison, fin amour

 

Faut pas r’garder les réseaux sociaux

Faut pas r’garder les commentaires nigauds

Au risque de perdre ses idéaux

Au risque de devenir idiot

Faut aller mollo,

Pas tomber dans le mélo

Il n’est plus rigolo,

Ton scénario…

 

Faut pas qu’j’regarde

Y'a rien de bien à voir

Juste cueillir de l’illusoire

Ou pire, de gratter du rien

 

Faut pas qu’j’regarde

La curiosité peut décevoir

C’est juste illusoire

Même que c’est du rien

 

Faut pas qu’j’regarde

J’ai dit au revoir

Y'a plus rien à voir

C’n’est pas le quotidien

 

Faut pas qu’j’regarde

J’veux plus rien entrevoir

Noir, le reflet du miroir

C’est du temps ancien

 

Faut pas qu’j’regarde

C’est une vieille histoire

Je n’veux plus rien savoir

Il n’y a plus de lien

 

Faut pas qu’j’regarde

Va bien falloir

Tuer l’espoir

T’es pas magicien

 

Faut pas qu’j’regarde

Je n’y suis plus ce soir

Y’a rien à vouloir

Change de bouquin

 

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Au risque de perdre ses idéaux

Au risque de devenir idiot

Faut aller mollo,

Pas tomber dans le mélo

Il n’est plus rigolo,

Ton scénario…

 

J’ne regarde plus

Faut qu’tu gardes espoir

D’une nouvelle histoire

D’un autre quotidien

 

Ne regarde plus

Change de béguin

Passe ton chagrin

De cet espoir vain

 

Je n’y suis plus

Il faut entrevoir

De nouveaux espoirs

Dans une autre main

 

Je n’y suis plus

C’est le dernier refrain

D’un écrivain

Qui écrit le mot « fin ».

 

 

 

11:34 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

25 janvier 2015

Belle Demoiselle

 

 

 

demoiselle, ombrelle, belle, peintre, peinture, amour

 
Ma belle demoiselle
À la robe d’organdi avec des dessous en dentelle
telle une aquarelle intemporelle,
minaude derrière son ombrelle,
La prunelle de mes yeux boit ses lèvres si belles
au goût de mirabelle,
avec une pointe de caramel
et même de cannelle !
 

Chaque parcelle de cette jolie pimprenelle,
Comme cette bretelle qui glisse de cette épaule de pucelle
Me transforme en polichinelle,
Simple mortel à l’esprit de miel.
Elle est la sentinelle de mon cœur en flanelle,
La tonnelle de mon âme, l’étincelle de nos baisers sensuels,
La ritournelle irrationnelle de cette belle charnelle
Qui met ma cervelle sous coupelle,
Presque comme une criminelle émotionnelle,
Sensuelle et cruelle, elle est essentielle,
Dans cet amour confidentiel,
Aussi, mon âme sœur, ma jumelle spirituelle,
 

Ma belle obsessionnelle,
Figée à jamais, suave éternelle,
Avec ses dessous en dentelle
M’emporte dans cette aquarelle,
aux couleurs pastel,
Peinte en une nuit sans modèle,
Elle m’est apparue, elle. Si belle.
À coups de pinceau charnels,
de celle que j’appelle, de ce monde irréel
moi, le ménestrel romanichel
qui peint mon amour incorporel.

17:35 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

L'incompris - Texte à mettre en musique

amour, toujours, délicat,

William McGregor Paxton, Tea leaves, 1909, Met New York

 
 
L’incompris,
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai prié l’incompris que je suis,
De tuer mon désir inassouvi.
Trop aigri par le poids des soucis,
Quand loin de moi, elle sourit
À lui. À lui.
Et depuis, je ne suis…
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai joui en elle, la jolie dégourdie,
J’étais épris
Moi, l’éternel étourdi.
J’ai perdu mes après-midis,
À pleurer dans des draps du monoprix
Qui, sans elle, sont défraîchis.
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai pleuré des lames de bistouris
Mon cœur s’est appauvri,
Moi, l’éternel abruti
J’ai dessiné dans un ciel indéfini
Des graffitis
Pour chérir son sourire à l’infini.
 
Ȏ Saint Esprit,
C’était irréfléchi
De laisser mon cœur détruit
En débris, lorsqu’elle est partie,
Me laissant à sa merci,
Respirant en catimini
Dans l’ennui des jours gris.
 
Ȏ Saint Esprit,
J’ai perdu le jour et la nuit
Totalement engourdi
Totalement endolori
Dans mon cœur, un terrible charivari
Me laissant transi,
De n’être pas avec celle-ci
 
 
Ȏ Saint Esprit,
Moi et mon fourbi de fourmi
J’ai crié à l’envi : ne plus vivre dans le déni…
Lorsque, dans la nuit, je vis,
Une jolie demoiselle en organdi
Tenant en son sein, mon âme sans verni
La baisant de ses lèvres, bien à l’abri !
 
Ȏ Saint Esprit,
Que ta volonté soit faite, ici
Et maintenant, en cet instant béni
Le dimanche pour toi et moi, l’épris,
Les jours en « i » pour ma douce amie,
Je te dis merci,
Moi l’homme affranchi…
 
Ȏ Saint Esprit,
Il m’a fallu du temps gris
Pour découvrir la vie en pot-pourri
C’était le prix, mon seul défi,
Être à nouveau chéri,
À l’envi, cœur affranchi,
Jolie demoiselle en organdi
Ravi aujourd’hui, d’être son mari.


Pour Nanou,

11:19 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE*, ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

24 janvier 2015

La voix des mots silencieux

voix, mots, maux, poésie

I. Extinction
 
Les mots qui restent dans la gorge,
Les mots tus, les mots tuent, 
S’il te plaît, toi : ne reste pas bouche cousue ! 
Motus et boule de gomme, gomme la boule dans la gorge.
Point de lapsus, les mots sont déchus. 
Gomme les mots tus, gomme les rictus, 
Gomme les maux, ils te tuent !
Ta voix est à toi. 
Tue les mots en travers, tue ! 
 
Mots tués, mots évidés, 
Absence de mots. 
Extinction de la voix. 
Extinction de ta voix. 
Extinction de ta voie. 
Extinction de toi. 
 
Mâche les mots, crache les mots
Gerbe les mots !
Qu’ils s’évanouissent à jamais !
Oubliés. Reniés. Effacés.
 
Rien ne vaut la peine, 
De condamner son âme au silence.
 
 
II. Le chaos du Mérite ou "Comment retrouver sa voix ?"

En pleurs, mon cœur
À la tempête des sentiments
Tourmenté infiniment
De la trahison d’un lien de sang.
Mon cœur est en deux
Mon cœur est en deuil
De ce que j’ai eu. De ce que j’ai cru.
Recevoir. Avoir. Déchoir.
Faux-semblants.
À bas, les verbes du sang !
Et pourtant,
Rien de bien méchant, juste messéant…
 
 
Mère. Moitié. Muse.
Premier degré, suffisant
Et encore, du sang dans le vent
S’envole dans le reniement.
Choix. Une fois. Deux fois. Encore.
Changement de décor
Adieu les désaccords !
Chavirement. Chagrinement.
C’est assez !
Définitivement.
 

Une bulle.
Sans eux.
Différents.
            Expire !
Avec eux
Semblables.
            Respire !
C’est la loi de l’amour
L’amour, sans suspicion 
L’amour, sans affront.

L’amour, sans condition.

 



III. L'Harmonie de l'allégeance ou "Comment garder sa voix ?"

En fleurs, mon cœur
À l’aube des sentiments
Troublé infiniment
De l’infrangible lien de sang.
Mon cœur est plusieurs
Mon cœur est meilleur
De ce que j’ai. De ce que j’ai.
Recevoir. Donner. Partager,
À mes Bien-aimés !
Vive la sincérité !
Et pourtant,
Rien de lassant, juste de l’enchantement !
 
Mère. Moitié. Muse.
Premier degré, largement suffisant
Et encore, du rêve dans le vent
S’envole et revient triomphant.
Choix. Toujours.  
Garder la foi, en soi…
Liberté de l’Esprit : bonjour, Harmonie !
Un enchantement, un émerveillement.
Il faut aimer !
Définitivement.
 
Une bulle. Partagée.
Avec eux.
Différents.
            Euphorise !
Pour eux.
Semblables.
            Immortalise !
C’est la loi de l’amour
L’amour, sans raison. 
L’amour, sans prison.
L’amour, sans condition.
 
Rien ne vaut la joie,
de libérer
son âme du silence

13:05 Écrit par Rachel Colas dans ÉMOTIONS POÉTIQUES, Poésie Allégorique | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

12 janvier 2015

Tristesse du jour, espoir de demain

tristesse, possible, impossible

 

Mon humeur a été au diapason du temps. Autant dire qu’en ce jour sombre, gris et venteux, il laissait peu de place aux éclats de rire ! L’année 2015 commence dans les larmes et l’inquiétude un peu partout dans le monde. Les derniers événements à Paris ont chamboulé le monde et un changement est à prévoir. À espérer. À envisager. Espérance, je crois en toi…

 

Oui, je pense que cette année 2015 sera l’année de l’espoir. J'espérais la sérénité, mais je pense m’être trompée...

 

Aujourd’hui, j’ai rendu visite à mon amie coauteure Anaïs Valente, renversée fin décembre par une automobiliste alors qu’elle se trouvait sur un passage piéton. Je ne connais pas les circonstances de cet accident et j’avoue je ne veux pas m'y attarder. Cela n'est pas ma priorité. Du tout. Cela ne changera rien. On ne revient pas en arrière.

 

Je me dis simplement qu’il faut lever le pied en tant qu’automobiliste, être vigilant et plus encore en hiver avec ce temps grisâtre alors que les manteaux restent sombres et aussi, inviter les piétons à plus de vigilance : j’en vois tous les jours qui traversent sans regarder… enfin si, leur smartphone ! Quelle imprudence pour leur vie ! C’est à tout le monde de prendre soin de sa vie et de celle des autres… Mais voilà. C’est ainsi et l'on ne peut revenir en arrière…

 

Je suis sortie de la clinique bouleversée. En colère. « Ce n’est pas juste ! » Et infiniment triste. Terriblement triste. Si je pouvais seulement tenir entre mes mains un tableau noir qui représenterait la vie, j’y effacerais tous les nuages existants pour y laisser place au soleil. Si seulement je détenais une baguette magique ! Et dire que nous avions déjà imaginé nos séances de dédicaces pour le volume 1 « Histoires à mourir de vivre » qui devrait bientôt sortir... Et même le second était envisagé… On s’était dit que 2015 nous apporterait plein de surprises et puis. Voilà. Rien ne se passe comme on l’imagine. Me voici donc avec deux personnes proches qui doivent se battre pour retrouver une vie dite normale...

 

La bonne nouvelle est qu’elle est sortie des soins intensifs. Aujourd’hui. Et que son visage s’est illuminé lorsqu’elle m’a vue. Et j’ai su en cet instant même qu’un jour, probablement dans de longues semaines ou des mois, nous serons à nouveau ensemble pour rire de tout, parler écriture, dévorer nos tartes au citron et macarons ou tester un nouveau resto du coin sans oublier le terrible Nanowrimo qui hante nos jours et nos nuits de novembre !

 

Je suis rentrée le cœur à l’envers, la tête dans la bruine, en pilotage semi automatique, extrêmement prudente. Et puis, je me suis raisonnée : à quoi bon se lamenter ? Est-ce que j’aimerais moi que mes amies me pleurent dans une telle situation ? Non. Par contre, j’ai une autre certitude : elle est forte. Courageuse. Et pleine de ressources. Elle devra se battre et elle a déjà commencé. J’ai donc décidé de penser à elle, non pas sur son lit d’hôpital, mais souriante, pleine de vie. Engendrer des pensées positives envers quelqu’un ne peut que lui être bénéfique. Ce n’est pas vivre dans un monde de bisounours ni occulter la situation. C’est simplement se donner une chance de favoriser le meilleur pour l’autre. Une façon d’agir inconsciemment. De chasser ce sentiment d’inutilité, de frustration. De se sentir si impuissant. Et de chasser la colère.

Et maintenant, je vais espérer que 2015, si mal commencé, se terminera en beauté. Pour moi, pour ceux que j'aime, pour vous, pour le monde. 

 

 

tristesse, possible, impossible, pensée positive

 

18:45 Écrit par Rachel Colas dans Citations, Pensées, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |