12 janvier 2015

Tristesse du jour, espoir de demain

tristesse, possible, impossible

 

Mon humeur a été au diapason du temps. Autant dire qu’en ce jour sombre, gris et venteux, il laissait peu de place aux éclats de rire ! L’année 2015 commence dans les larmes et l’inquiétude un peu partout dans le monde. Les derniers événements à Paris ont chamboulé le monde et un changement est à prévoir. À espérer. À envisager. Espérance, je crois en toi…

 

Oui, je pense que cette année 2015 sera l’année de l’espoir. J'espérais la sérénité, mais je pense m’être trompée...

 

Aujourd’hui, j’ai rendu visite à mon amie coauteure Anaïs Valente, renversée fin décembre par une automobiliste alors qu’elle se trouvait sur un passage piéton. Je ne connais pas les circonstances de cet accident et j’avoue je ne veux pas m'y attarder. Cela n'est pas ma priorité. Du tout. Cela ne changera rien. On ne revient pas en arrière.

 

Je me dis simplement qu’il faut lever le pied en tant qu’automobiliste, être vigilant et plus encore en hiver avec ce temps grisâtre alors que les manteaux restent sombres et aussi, inviter les piétons à plus de vigilance : j’en vois tous les jours qui traversent sans regarder… enfin si, leur smartphone ! Quelle imprudence pour leur vie ! C’est à tout le monde de prendre soin de sa vie et de celle des autres… Mais voilà. C’est ainsi et l'on ne peut revenir en arrière…

 

Je suis sortie de la clinique bouleversée. En colère. « Ce n’est pas juste ! » Et infiniment triste. Terriblement triste. Si je pouvais seulement tenir entre mes mains un tableau noir qui représenterait la vie, j’y effacerais tous les nuages existants pour y laisser place au soleil. Si seulement je détenais une baguette magique ! Et dire que nous avions déjà imaginé nos séances de dédicaces pour le volume 1 « Histoires à mourir de vivre » qui devrait bientôt sortir... Et même le second était envisagé… On s’était dit que 2015 nous apporterait plein de surprises et puis. Voilà. Rien ne se passe comme on l’imagine. Me voici donc avec deux personnes proches qui doivent se battre pour retrouver une vie dite normale...

 

La bonne nouvelle est qu’elle est sortie des soins intensifs. Aujourd’hui. Et que son visage s’est illuminé lorsqu’elle m’a vue. Et j’ai su en cet instant même qu’un jour, probablement dans de longues semaines ou des mois, nous serons à nouveau ensemble pour rire de tout, parler écriture, dévorer nos tartes au citron et macarons ou tester un nouveau resto du coin sans oublier le terrible Nanowrimo qui hante nos jours et nos nuits de novembre !

 

Je suis rentrée le cœur à l’envers, la tête dans la bruine, en pilotage semi automatique, extrêmement prudente. Et puis, je me suis raisonnée : à quoi bon se lamenter ? Est-ce que j’aimerais moi que mes amies me pleurent dans une telle situation ? Non. Par contre, j’ai une autre certitude : elle est forte. Courageuse. Et pleine de ressources. Elle devra se battre et elle a déjà commencé. J’ai donc décidé de penser à elle, non pas sur son lit d’hôpital, mais souriante, pleine de vie. Engendrer des pensées positives envers quelqu’un ne peut que lui être bénéfique. Ce n’est pas vivre dans un monde de bisounours ni occulter la situation. C’est simplement se donner une chance de favoriser le meilleur pour l’autre. Une façon d’agir inconsciemment. De chasser ce sentiment d’inutilité, de frustration. De se sentir si impuissant. Et de chasser la colère.

Et maintenant, je vais espérer que 2015, si mal commencé, se terminera en beauté. Pour moi, pour ceux que j'aime, pour vous, pour le monde. 

 

 

tristesse, possible, impossible, pensée positive

 

18:45 Écrit par Rachel Colas dans Citations, Pensées, ÉMOTIONS POÉTIQUES | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

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