21 mai 2008

A lire (erotique) L'aspirateur (suite et fin)

Je ne sais pas comment cela s'est produit. Ni pourquoi, ni comment. J'étais bien. Ni heureuse, ni malheureuse. Une belle vie : belle maison, travail intéressant, enfants en bonne santé et en bonne scolarité, mari aimant... et puis voilà : ÇA s'est passé. Comment ? Je ne sais pas... Insidieusement... Je crois qu'après tout, je n'ai pas vraiment envie de savoir... Depuis lors, lorsqu'on sonne à ma porte, je ne suis plus la même... mais j'anticipe... Je me souviens, c'était un lundi matin, La sonnette de la porte d'entrée a retenti. Je n'avais aucune envie d'ouvrir : fait excusable : j'étais sous la douche !
    Je me souviens des gouttelettes sur mon corps, de mes cheveux mouillés, de mon peignoir blanc en éponge enfilé à la va-vite et mal refermé sur ma poitrine... Un moment de détente tellement mérité et si vite rattrapé par le quotidien : pas moyen d'avoir la paix ! Jamais. Frustration. La sonnette a retenti une deuxième fois. C'était peut-être important ? Le facteur ? Un recommandé ? La voisine Frida ? Pour finir, dans le doute, j'ai quand même ouvert... Ai-je bien fait ? Encore aujourd'hui, je me le demande... Mais sincèrement, je pense que oui... Comment pouvais-je savoir que ma vie allait basculer au moment où j'ouvrirais la porte ? Qu'aurais-je dû faire ? Ignorer le jet d'eau chaude presque brûlant sur ma peau fatiguée ? Ce matin encore, je me suis dit que  « zut », il fallait que je pense à moi : mon corps devait avoir toutes les caresses qu'il méritait et je devais, puisque j’en recevais rarement, me les offrir moi-même... Je suis sortie de la douche, j'ai enfilé rapidement mon peignoir et je suis descendue quatre à quatre les marches de l'escalier... Le chien est venu à ma rencontre : l'air de se demander pourquoi tant d'excitation alors que le bruit de la sonnette ne l'avait même pas dérangé : c'est un chien plus que pacifique ! Même son job de gardien, il ne l'assume pas ! Un stage de dressage l'attend… un jour, peut-être... lorsque j'aurai le courage de me lever à 7 heures du matin, le dimanche pour l'accompagner au cours en même temps que d'autres maîtres tout aussi courageux... Moi, après avoir élevé les enfants, je n'avais pas vraiment l'énergie d'en élever un « autre »...
    Toujours est-il que j'ai ouvert la porte après le troisième coup de sonnette. Il ne se tenait pas très droit. Dans sa main gauche, un attaché case... Costume cravate... Cravate, mal ajustée, d'ailleurs. Visiblement pas à son aise... Un débutant. Jeune.  Très jeune...
    En ouvrant la porte d'un coup sec, je l'ai fait sursauter. L'envie de rire m'a pris instantanément : on aurait dit un oisillon tombé de son nid ! Etonné, le bras encore levé, il m'a regardée de haut en bas. Désarçonné. Complètement. Apparemment, il ne s'attendait pas à être accueilli par une femme aux cheveux mouillés, portant en tout et pour tout un peignoir blanc ! Et pourtant, sans conteste, c’était bien à lui que cela arrivait. De gêne, il s'est mis à tousser. Une petite toux sèche. Sa gêne tangible m’a donné, sans que je sache pourquoi, une impression de puissance... de confiance en moi. Après tout, j'étais maître chez moi...
      
    - Bonjour, chère madame, vous avez une chance incroyable de m'avoir ouvert votre demeure ! Vous allez pouvoir découvrir l'aspirateur révolutionnaire qui va épater toutes vos voisines !

    Il m'a récité le tout dans un souffle. D'une traite. A faire pitié. Il était plutôt beau gosse... Un tantinet jeune... Il y a quelques années, j'aurais pu le prendre comme mon fils... Mais, depuis peu, mon regard a changé... Ma vision maternelle s'est peu à peu changée en vue plus féminine... Les hormones, peut être ? Je ne savais pas vraiment de quoi il parlait... Tout ce que je savais, c'était qu'il avait sonné à ma porte et non pas celle de Frida, ma voisine... Une chance pour moi ! Pour une fois, je la devançais...
Il était encore très tôt : il ne faisait aucun doute que j'étais sa première cliente... Même si sa cravate n'était pas correctement ajustée... Je brûlais d'ailleurs de la remettre en ordre... ou complètement en désordre...
   
    C'est à cet instant que j'ai pris conscience de ma nudité en dessous du tissu éponge du peignoir... cheveux mouillés. Sexe humide... un reste de douche, ou peut-être l'idée de cet homme face à moi en cet instant...
En commercial obéissant, il est entré... Il a posé une grosse valise. Enorme cette valise ! Je ne l'ai pas vue de prime abord... Il l'a ouvert tout en se présentant.... Il était nouveau dans l'entreprise... Il avait été séduit immédiatement par le concept révolutionnaire de ce nouvel aspirateur. D'ailleurs, toute sa famille en était déjà dotée ! C’est dire ! En quelques minutes, l'engin fut assemblé : il était d’une taille non négligeable... mais j’étais préoccupé par tout autre chose… L’engin, du moins celui qui était en démonstration, ne me tentait guère... Par contre, le « démonstrateur », lui, ne m'était pas indifférent... Ses épaules démontraient un être pas mal bâti. Les fesses semblaient rondes et fermes : elles suscitaient l'envie de les toucher, de les palper... les hanches étaient étroites...

    Semblant m'intéresser à la démonstration, je me suis approchée de lui... sans vraiment le faire exprès, en fait, un petit peu quand même, j'ai - « par inadvertance » - entrouvert mon peignoir : on pouvait y découvrir la naissance de mes seins... et même un peu plus...
Le bout de mes seins pointait : le tissu éponge de mon peignoir les effleurait. A moins que la vue de ce si beau jeune homme n'y soit pour quelque chose...
    Il continuait nerveusement son baratin de commercial... Sans me regarder tout à fait : mauvais point...
    Je me suis assise sur le canapé en face de lui et j'ai croisé puis décroisé doucement mes jambes... Il n'y avait pas de raison que ce soit l'apanage d'une certaine actrice... Je suis certaine qu'il a vu ma toison car ses joues ont pris une teinte rosée assez attendrissante. La température de la pièce a  augmenté de quelques degrés... D'un air perdu, il a regardé sa montre. J'ai souri. Je me suis levée et d'un air gourmand, je lui ai demandé de me donner la prise électrique de son aspirateur si révolutionnaire.... Troublé, il me l'a tendue. J'en ai profité pour refermer ma main sur la sienne... Mon regard a plongé dans ses yeux. Je n'ai pas cillé. Je l'ai scruté. Je voulais le deviner. L'obliger certainement... Il n'a pas bronché. J'ai pourtant eu l'impression qu'il retenait son souffle. Il n'a pas dit « non ». Dans ses yeux, une lueur que j’ai décidé prendre pour un acquiescement. Un assentiment. La prise est tombée à mes pieds. Elle y est restée pendant que nos regards sont restés accrochés l'un à l'autre. Sa main s'est faufilée sous mon peignoir et a effleuré doucement mon sein gauche. Comme elle était douce cette main qui avait si peu travaillé ! Un peu gauche pourtant. Sans expérience, probablement. J'ai dû guider ses doigts pour pincer le bout de mon sein dressé comme il ne l'avait plus été depuis si longtemps... L'autre sein se sentait délaissé : j'y ai mené son autre main et l'y ai déposée fermement. Il s’est laissé faire... Petit oisillon perdu. Elève soumis...
Mon peignoir est tombé à nos pieds. . Ses mains étaient toujours posées sur mes deux seins. Il a regardé mon corps offert. Nue : il ne pouvait plus reculer. Sous son pantalon, un renflement de bon augure... J'avais hâte d'y mettre la main. Les siennes sont descendues le long de mon corps, ont caressé mes hanches. Doucement. Presque craintivement. Je lui ai retiré son affreuse cravate, ensuite sa chemise à quatre sous : il avait un torse magnifique ! Son pantalon tombait trop bas : je pouvais voir la naissance de son pubis... quelques poils clairs... Des vagues de désir montaient en crescendo... Je n'avais cependant aucune envie de me presser : j'avais toute la matinée et même l'après-midi s'il le fallait. Le temps paraissait suspendu... Les tentures étaient encore tirées : je n'avais pas eu le temps de les ouvrir : quelle chance ! Si Frida nous avait vus, sûr qu'elle aurait été capable de nous déranger par jalousie, rien que pour m'embêter...

    Ses mains ont effleuré mes fesses, le bas de mon dos puis sont remontées jusqu'à mes épaules. Elles sont revenues lentement sur ma poitrine. Très doucement. Sont redescendues précautionneusement jusqu'à mon sexe. Sans vraiment en prendre possession. J'aurais voulu plus d'audace. J'ai dégrafé son pantalon. Heureusement, la ceinture était très facile à retirer ! Une tirette et tout s'est ouvert  d'un coup. Le pantalon est retombé à mi-cuisse...  Je l'ai regardé droit dans les yeux :
    - Déshabille-toi !

    Sans un mot, il m'a obéi. Je n'en revenais pas ! C'était excitant de voir cet homme inconnu s'exécuter sous mes ordres... Il a retiré ses chaussures, ses chaussettes et enfin son pantalon. Il était en slip noir moulant. Excitant. Terriblement excitant. Eperdument excitant. Son sexe se devinait sous le tissu tendu. Ma main l'a effleuré dans un mouvement de va et vient. Je me suis arrêtée pour le deviner. C'était chaud. Je l'ai senti dur. Les lèvres de mon sexe se sont ouvertes comme par magie. J'avais chaud. Lui était brûlant. Comme sa verge...
    - Enlève tout, ai-je pu articuler

    Le slip enlevé, j'ai pu voir apparaître son sexe dressé. Fier. Il était tendu prêt à être cueilli ou à me cueillir, moi...
    Je me suis mise à genoux. J'ai caressé son entre jambes tout doucement... Il était excité, sa main a pris son sexe et l'a tenu droit devant moi comme une offrande... Mes lèvres l'ont happé : c'était doux. Palpitant. Offert. Quel bel objet ! Je n'ai pas bougé : j'ai simplement tourné ma langue lentement autour de son gland. Je l'ai entendu gémir... Ma main libre s'est dirigée entre mes cuisses : j'étais fondante ! Mes lèvres ouvertes étaient prêtes à recevoir le meilleur. Deux de mes doigts se sont introduit facilement : j'étais tellement mouillée...
Son bassin a commencé à faire des mouvements de va et vient... Dans ma bouche : je le contenais presque entièrement. Parfois, il butait contre le fond de ma gorge : j'aurais pu l'avaler ! C'était excitant. Au bout de lui, une goutte âpre un peu salée. J'avais l'impression d'en être à la mise en bouche... Ce qui n'était que vérité, après tout. Son mouvement devenait de plus en plus rapide... Si cela ne me dérangeait pas de le « goûter », j'avais au moins l'envie et l'exigence de prendre mon pied également... Je me suis relevée, lui ai pris la main, et l'ai quasi fait asseoir de force sur une des chaises de la salle à manger... Je dois reconnaître qu'il s'est laissé faire. Il était adorable : si beau, assis le sexe dressé. Sans rien dire, sans prévenir, je me suis empalée sur lui. Transpercée... Tout de suite après, ses mouvements impétueux m'ont donné des vagues de plaisir... Il s'est penché sur mes seins et les a mordillés pendant que je montais et descendais sur lui en rythme. J'avais l'intention de prendre tout mon temps...

    J'ai du mal à l'admettre mais je pense que sincèrement, j'ai joui grâce à Frida. Lorsque le timbre de ma sonnette a retenti, je savais pertinemment bien que c'était elle : elle devait estimer que la camionnette garée devant chez moi était restée plus que le temps nécessaire...Je n'ai bien sûr pas ouvert mais, d'excitation, j'ai eu le meilleur orgasme de ma vie !
    Et bien entendu, depuis lors, j'ai un aspirateur full technologie : on n'en trouve pas de meilleur dans le quartier... même pas chez Frida...

 oups l'aspirateur !

 

 

 

 

21:30 Écrit par Rachel Colas dans A lire !Erotique! L'asirateur | Lien permanent | Commentaires (1) | | |  Facebook | | | | Pin it! |

Commentaires

Quelle progression, quel crescendo!Tu es à l'aise avec tous les sujets.

Écrit par : alain777 | 06 août 2008

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