05 janvier 2012
vidéo interview Direct 8 : Faut-il aller au bout de ses rêves ?
A l'occasion de mon dernier livre "L'art de réaliser ses rêves" Éditions du Dauphin, septembre 2011, j'ai été invitée à partager le plateau TV de l'émission "Mon Bien-être" sur la chaine Direct 8. Une belle expérience...
Les habitués du blog www.revealiste.be et les "fans" Facebook de l'art de réaliser ses rêves" ont déjà eu l'occasion de la découvrir. Je vous invite à les rejoindre et... en attendant, mes meilleurs voeux à tous !
Et vous, vos rêves en ce début d'année, quels sont-ils ?
16:00 Écrit par Rachel Colas dans *L'Art de réaliser ses rêves*, *PRESSE ET LIBRAIRIES* | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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16 octobre 2011
Viva la vie ! (Chanson)
Elle lui dit AdieuParce qu’elle le veutEt elle se dit tant mieuxAinsi va la vie !Viva la vieChasser le vide.
Ils se sont dit AdieuParce que c’était finiParce que c’est mieux ainsiAinsi va la vieViva la vie !
Il l’a rencontréeIl a été émerveilléIl était libre et maintenant il vibreAinsi va la vie !Viva la vie !
Elle l’a rencontréElle l’a aiméElle était libre et maintenant elle vibreAinsi va la vieViva la vie.
Deux êtres se perdent.Deux être se retrouvent.Et le monde tourne.Ainsi va la vieViva la vie !

13:33 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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10 octobre 2011
Concours
Pour ceux qui veulent gagner un exemplaire
de mon livre "L'art de réaliser ses rêves",
c'est ICI !
Bonne chance à tous !
Concours sur Skynet Lili, dans la rubique "Nos concours"
12:02 Écrit par Rachel Colas dans *L'Art de réaliser ses rêves*, CONCOURS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : concours, l'art de réalises ses rêves, gagner |
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22 septembre 2011
L'art de réaliser ses rêves : un livre, un jeu de cartes...
J’ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mon nouveau livre « L’art de réaliser ses rêves – Nous sommes tous des Rêvéalistes® seulement nous l’ignorons » aux Editions du Dauphin, Paris. J'ai eu le plaisir de le découvrir aujourd'hui dans les librairies. Il est également à la FNAC, au club, sur amazone...
Nous avons tous des rêves, des plus simples aux plus inaccessibles, et il n’y a pas d’âge pour les réaliser. De tout temps et dans tous les pays, des projets les plus fous ont vu le jour et ils sont bien là !
Alors vous aussi, réalisez votre rêve le plus cher. N’attendez pas que les événements de la vie vous obligent à changer vos habitudes et remettent en question votre style de vie : ce n’est pas parce qu’un rêve vous paraît inaccessible qu’il ne se réalisera pas un jour. Maintenant que vous y pensez, peut-être est-ce tout simplement le moment où jamais d’entreprendre ce projet resté enfoui dans votre mémoire et de « changer de vie » !
C’est ce que propose cet ouvrage simple de 11 chapitres pratiques accompagné d’un jeu de 52 cartes (1 carte pour votre rêve, 10 cartes « objectifs », 11 cartes « techniques », etc.). Vous y découvrirez aussi des exercices faciles, des exemples de vie, de petites histoires agréables à lire.
Le livre et le jeu deviennent les compagnons de route de votre projet et répondent à vos interrogations. Les cartes, elles, vous obligent à réfléchir à leurs questionnements et à leurs réponses au fur et à mesure que se réalise votre projet.
Un exemple : si votre rêve est d’acheter un chalet à la montagne, et que vous tirez la carte intitulée «VOUS et votre rêve », la question posée est : « est-ce que ce rêve est bien le vôtre ou celui de quelqu’un d’autre ? Est-ce un projet commun ? ». Si vous jugez que votre réponse est : « OUI, c’est bien mon rêve à moi », le tirage des autres cartes vous posera d’autres questions essentielles en vue de trouver les meilleures réponses à votre projet.
Ce livre a donné aussi naissance à un site : www.revealiste.be. Il combine les arts et le développement personnel. Vous y découvrirez entre autre des créations inédites d’artistes inspirées de citations du livre.
Bonne découverte !
18:08 Écrit par Rachel Colas dans *L'Art de réaliser ses rêves* | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02 septembre 2011
Un jour, je partirai, je te le jure (chanson)
© Rachel Colas

16:59 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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22 juin 2011
Du nouveau pour Nunya !
Une merveilleuse nouvelle : grâce à la vente du livre « Nunya » et des nombreux dons, le deuxième étage du collègue au Togo est quasi terminé, d’ailleurs un groupe de français partira cet été pour aider sur le chantier...
Autre bonne nouvelle : le livre est désormais disponible sur le site de la Fnac et toujours en ligne sur le site d’amazone ! Et quand un chef d’entreprise offre 500 cartables, c’est la panacée !
Quel bonheur de se rendre compte que quelques mots éparpillés et jetés sur le papier vont faire le bonheur d’enfants ! Mais pensez surtout que ces mots ne deviennent magiques que parce qu’ils sont lus par vous !
Alors pour ceux qui ont lu Nunya, je vous dis « merci » pour votre participation à ce si beau projet !

voir le site avec les photos, c'est ICI !
20:09 Écrit par Rachel Colas dans NUNYA, un livre, une école | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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23 mai 2011
Faux-Semblant - Episode n°25 : Une porte se referme
Les pas d’Adèle la menèrent devant la porte en métal au milieu des bois. Elle resta devant. Un étrange sourire plaqué sur ses lèvres. C’était ici qu’elle avait failli se perdre, dans un monde de faux-semblants et d’indifférence. C’était là qu’elle s’était retrouvée avec sa propre identité, ses émotions et sentiments.
Désormais, elle profitait de chaque jour et explorait ses sentiments, les communiquaient et les partageaient en toute liberté et sans faux semblant. Elle avait apprivoisé son reflet qui désormais ne lui faisait plus défaut. La vie était belle…

18:43 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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16 mai 2011
Faux-Semblant - Episode n°24 : Ecorchure
Jacques sut le fin mot de l’histoire par le médecin et la voisine d’Adèle. Cette dernière avait sonné chez Adèle pour lui demander conseil dans un programme informatique, la porte étant ouverte, elle était rentrée en l’appelant. C’est en entendant du bruit à l’étage qu’elle avait compris que quelque chose d’anormal se passait. Le temps de monter quatre à quatre l’escalier, elle trouva Adèle baignant dans une mare de sang…
Selon le médecin, Adèle souffrait d’une dysmorphophobie complexe cachant une profonde anxiété. Il lui faudrait du temps pour vaincre ses peurs et ses complexes de mal aimée. Aussi beaucoup d’amour et de patience pour retrouver le sourire et s’accepter enfin telle qu’elle était…
Le Reflet sut sa fin proche lorsqu’il se fissura, lorsqu’il se sentit piqué par des gouttelettes de sang de son Origine. Il abandonna. Elle n’avait pas donné son accord. Elle avait gagné. Désormais, il serait fidèle et refléterait son image. Sans défaillance. Il resterait humble. En le brisant, la magie avait rejoint la réalité : tout était rentré en ordre. Même le sommeil d’Adèle serait réparateur. Sa guérison était proche.
Adèle, en niant son reflet, avait perdu son envie d’exister, il lui fallait commettre un acte sanglant pour être convaincue qu’il restait un tant soi peu de sang frais coulant dans ses veines. Elle sentait la vie s’échapper peu à peu de son corps et elle seule avait la possibilité ultime de combattre pour son existence, elle savait que c’était elle ou l’autre, son « non-elle ». En un sursaut de lucidité, elle avait su refuser, crier son envie de vivre et reprendre son droit de vivre.
18:39 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09 mai 2011
Faux-Semblant - Episode n°23 : Goutte
Elle était endormie. Un large bandeau blanc autour de sa tête. Il entra dans la chambre sur la pointe des pieds. Ses bras reposaient le long de son corps. Inertes. Des bandeaux entouraient également ses poignets. Ils étaient sanglés : elle ne pouvait bouger. Une perfusion était posée en intraveineuse dans son bras : il regardait ce goutte à goutte qui lui prolongeait le sommeil.
Il l’embrassa sur le front et attendit quelque peu, puis sortit de la chambre, tête basse…
17:33 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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03 mai 2011
Plumes de Corbeau
Il ne lui restait plus beaucoup de temps, quelques semaines tout au plus. Il lui semblait qu’il avait tout inventé. Plus rien à créer. Il se sentait comme un rouleau de papier WC : vide. Qui ne servait plus à rien. Peut-être à la limite à allumer un dernier feu, rouleau de carton de la dernière chance. C’était l’hiver. Tout était gris, froid. Ses idées étaient gelées, au diapason de la saison. Ses concurrents éclataient d’idées et de couleurs. Il se voulait différent… cependant rien ne venait comme si sa créativité était morte en cette saison de trêve. Il était anorexique de son don. Mort à l’intérieur…
C’est dans cet état d’esprit qu’il entra dans le salon de thé. Il avait froid. Voulait se réchauffer dans un lieu où personne ne le connaissait. N’avait pas envie de faire semblant que tout allait bien. Maudissait d’avance tous les regards apitoyés qu’il commençait à sentir sur lui. Les mauvaises langues avaient toujours une longueur d’avance… Il ne s’en fichait pas. Cela lui faisait mal. Comme un coup de poignard dans le dos. Aucun ami. Vrai du moins. Il était adulé et craint. Il craignait, lui, l’abandon plus que tout au monde.
Il entra, commanda du thé vert. Il n’en commandait jamais. Il détestait cela. Il avait envie de redécouvrir ce qu’il n’aimait pas. Voulait changer ses habitudes. Se donner une chance d’être autre. Il ne savait plus très bien. Changer ses habitudes, pour devenir un autre. Ou soi-même. Il avait lu ça un jour dans un livre de développement personnel. Il trouvait que c’était de la rigolade. Néanmoins, il avait mis cette information dans un coin de son esprit. Preuve peut-être que tout compte fait, ce n’était pas si idiot…
Il trempa ses lèvres dans le liquide brûlant. Le goût était amer. Il aurait pu y ajouter du sucre. Seulement, il se rappela les conseils de sa mère : ne rien ajouter qui ne soit superflu. C’était une manière de voir. Il prit le temps de réfléchir. Elle avait ses raisons. Lui, sa vie. Il était temps de grandir. Il appela le serveur et demanda du sucre. Candy. Il le trouvait trop « mode », un comble pour lui. Décidemment, en sortant de ce thé room, il serait un autre homme…
Il ne savait pas combien il avait raison…
Il dégusta le thé. Résista à faire la grimace. Gagna son pari.
Il allait demander l’addition lorsqu’il sentit un courant d’air dans son dos et sur ses jambes. Il frissonna et se retourna, furieux de celui ou celle qui avait pénétré dans sa bulle de nouvel homme. Il en resta la bouche ouverte avec peu d’élégance. Une femme venait d’entrer. Il la regarda se diriger au fond de la salle. Elle semblait connaître les lieux. Le garçon la salua et l’apostropha. Elle répondit d’un signe de tête. Quelques minutes plus tard, le serveur déposa devant elle, un verre de Perrier. Avec une tranche de citron. Par ce temps glacial, il trouvait que c’était courageux ou infantile de prendre une telle boisson, un long frisson lui traversa le dos comme pour confirmer sa pensée.
Le garçon lui apportant son ticket, il en profita pour commander un capuccino. Il détestait définitivement le thé vert. L’homme nouveau serait pour plus tard. Il avait tout son temps. Il continua à la regarder d’un air détaché. Elle était frêle. Trop même. Pour un peu, elle lui rappelait les mannequins qu’il avait l’habitude de côtoyer. Trop maigre. Il fronça le nez. Il aimait les femmes dans sa « vraie » vie plus rondes… Il avait beau leur dire à ces jolis mannequins, rien n’y faisait. Dernièrement, il avait décidé de toutes les renvoyer. Les rumeurs avaient commencé à se répandre : il était fini. Il n’avait pas dit son dernier mot…
Il la détailla : assez grande, la peau blanche. Très blanche. Presque transparente. D’une pâleur diaphane. Elle portait les cheveux longs. Très longs. Il n’avait pas remarqué de prime abord. Il s’en était rendu compte lorsqu’elle avait repris en main sa longue natte bleutée pour en lisser le bout machinalement. Elle avait de grands yeux. De loin, il n’en voyait pas la couleur. Il hésitait entre le bleu ou le vert clair. Ses joues étaient légèrement rosées. Très légèrement. Probablement du blush. Nuage rosé. De bourgeois. Cela y ressemblait. Elle semblait se réchauffer : elle avait retiré son manteau noir. Pourtant ce n’était pas ce qu’elle buvait qui l’aidait ! Elle regardait au loin. Tranquille. Semblant perdue dans ses pensées. Si loin. De lui.
Il hésitait à lui parler. De quoi aurait-il l’air ? Il aurait voulu tout connaitre d’elle. Rencontre inopinée. Même pas un coup de foudre. Il voulait se l’approprier. Plus rien d’autre n’avait de l’importance. Sans s’en rendre compte, il avait sortit un stylo de sa poche et dessinait sur le ticket du bistrot, une silhouette…
Il avait fini par se lever. S’était présenté, excusé, lui avait demandé l’autorisation de s’asseoir. Elle avait levé un sourcil. Avait d’un signe de tête, accepté. N’avait pas souri. Avait attendu sagement qu’il parle. Elle écoutait. Au début, avec une certaine indifférence, ensuite, elle avait vraiment écouté. Ses yeux s’étaient à un moment, embués. Il avait parlé comme il ne l’avait jamais parlé à une femme. A personne à vrai dire. Même pas à lui-même. Les capuccinos et les verres de Périer s’étaient côtoyés, faisant une ronde folle. Il avait fini par payer, l’avait invitée à se restaurer. Aurait dansé de joie lorsqu’elle avait accepté.
Il s’était réveillé à ses côtés. Peau encore plus blanche que les draps de coton. Ils s’étaient vus toute la semaine. Eternel recommencement d’une journée particulière. Il ne voulait rien d’autre : la voir, la regarder. Partager son souffle. Sa vie était étrange. C’était une solitaire qui vivotait. Son héritage lui permettait de ne pas travailler. Elle se laissait vivre en attendant l’ultime. Mourir ou aimer. Aimer à mourir ou mourir d’aimer. Mystère. Il avait pu entrevoir un morceau de son existence lorsqu’elle avait accepté qu’il se rende chez elle après des semaines de vie commune dans son hôtel particulier à Paris. Aucun miroir n’existait dans l’appartement de ses parents. Aucun portrait. Ni tableau. Que des livres qui garnissaient les murs et envahissaient les lieux, seuls propriétaires, semblait-il. Il y en avait partout. Elle se déplaçait parmi eux avec grâce et respect. Elle lui avait appris qu’elle les avait tous lu. Et relut. Qu’elle les commandait sur la Toile par dizaine. Elle vivait par procuration. C’était ainsi. Depuis que ses parents avaient quitté le monde à l’âge de ses dix-huit ans. C’était ainsi. Elle n’avait personne. Sauf lui. Et c’était bien ainsi.
Il en avait été troublé. Heureux. Triste. Il ne savait plus très bien. Il était heureux et ne voulait penser à rien qui puisse troubler ces précieux moments en sa compagnie. Ce soir-là, elle voulut rester chez elle. Elle avait besoin de se reprendre. Se distancer. Il avait respecté son désir et à vrai dire, il ressentait le besoin urgent de travailler. Ses doigts le démangeaient. Il avait quelques idées en tête…
Toute la nuit, il resta éveillé. Au petit matin, de nombreux croquis jonchaient sa table de travail. Une robe divine venait de naitre de ses émotions, de sa passion. Il avait hâte de lui montrer. C’était une robe faite exclusivement pour elle. Personne d’autre. Ce serait le clou de son spectacle. Il avait consacré sa matinée à la mise en place du prochain défilé. Convoqué les stylistes, les photographes, l’agence et donné ses directives. Il n’y aurait que des mannequins à la peau très blanche et aux longs cheveux noirs. Yeux verts de préférence. Il s’en fichait qu’elles soient connues ou non. N’en démordrait pas. Il renaissait. Les choses n’avaient jamais été aussi claires. Il savait que cela ferait un tabac. Une innovation. Un spectacle inouï. Une révolution en matière de mode. Sa révolution à lui. En tant qu’homme. En tant que maître de beauté. Sa référence à lui.

21:12 Écrit par Rachel Colas dans + LES EPHEMERES, Plumes de corbeau | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02 mai 2011
Faux-Semblant - Episode n°22 : lendemain
Jacques était en retard : il avait pris le temps de déjeuner, bien peu pressé d’aller travailler et de retrouver les collègues… surtout Elle. Il ne savait pas trop bien comment réagir, que dire ou faire… La situation lui paraissait trop ambigüe pour prendre une bonne décision. Pour un peu, il aurait voulu revenir en arrière. Ne pas avoir vécu cette étrange soirée.
Lorsqu’il arriva, il sentit immédiatement que l’ambiance était électrique. Une de ses collègues l’apercevant vint directement à sa rencontre. Elle lui raconta en quelques mots la situation. Il rebroussa chemin et couru directement au parking...
12:28 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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25 avril 2011
Faux-Semblant - Episode n°21 : Cassure
Adèle rentra directement chez elle. Elle n’avait nulle part d’autre aller. Elle passa sa soirée à trier de vieux magasines et à les feuilleter sans vraiment les lire. Pour finir, elle décida de les jeter tous. Sans exception. Même celui qui reprenait un article sur son travail et pour lequel elle avait été interviewée. Pourtant elle en avait été fière ! Cela lui avait valu même les félicitations de sa direction, quelques jalousies et admirations pour d’autres… Aucune indifférence, tandis que maintenant… Plus rien n’était pareil.
Elle prit sa douche, se sécha, mis son pyjama bleu rayé en « pilou », se saisit sa brosse à dent, y mit du dentifrice et l’y porta à sa bouche. La brosse avait à peine franchi ses lèvres que le geste s’interrompit brutalement. En face d’elle, l’horreur.
17:23 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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18 avril 2011
Faux-Semblant - Episode n°20 : Déception
Le reflet avait échoué. La soirée s’était terminée comme n’importe quelle soirée. Point de déclaration comme il avait imaginé… Pourtant, il n’avait pas arrêté de sourire. C’était donc si difficile d’être un être humain !
Jacques était déçu. Il n’aurait su dire le pourquoi du comment. Il n’avait envie que d’une chose : ne penser à rien.
Adèle se sentait seule. Elle n’avait plus aucune envie. Elle trouvait sa vie insipide, n’avait pas le courage d’agir pour la changer. Elle subissait. Ne voyant aucune autre alternative...
12:16 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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17 avril 2011
Fil d'OR - Les Ephémères - En ligne qlques jours -
Elle a de longs cheveux dorés qui lui descendent jusque dans le bas du dos. Lui, les a noir jais. Bouclés. Jusqu’en dessous des oreilles. Il a une tignasse d’enfer ! A eux deux, ils n’ont pas vingt ans…
Ils sont côte à côte, là-haut, au plus haut point de la carrière de sable, en surplomb du réceptacle d’eau. L’eau y est profonde et d’un bleu-vert qui incite à la nage malgré les panneaux d’interdiction qui foisonnent un peu partout. C’est leur endroit préféré. Parce qu’il est le point le plus culminant de la région. Parce qu’ils y sont seuls. Parce que c’est interdit. Et dangereux. Ce sont les adultes qui disent cela. Mais, eux, savent bien que c’est une invention pour les faire grandir plus vite. Cela s’appelle « prendre ses responsabilités » et selon, l’humeur, « être réfléchi ».
Eux, ils ne veulent pas grandir. Ils jouent à arrêter le temps, profitant inlassablement du présent… Pourtant aujourd’hui, ils auraient bien déchiré un morceau de la toile du futur…
— Moi aussi, j’ai regardé l’émission hier… Tu crois que c’est vrai, cette histoire de tunnel ? On y retrouve les gens qu’on aime quand on est mort ?
— ‘Sais pas… Moi, j’aimerais bien t’y trouver, plus tard… lui dit-il en lui prenant sa main toute chaude.
— Moi aussi… fit-elle doucement lui serrant plus fort la main.
Maladroitement, il se penche vers elle et lui dépose un baiser sur les lèvres. Elle se laisse faire et ferme les yeux. C’est doux. C’est chaud. Instant magique.
Soudain, un cri au loin retentit. C’est la bande de copain ! Le signal. Des adultes sont dans les parages. Si on les prenait sur le fait, sûr qu’il y aurait une interdiction de sortir pour quelques semaines. Mathyas se leva d’un bond, obligeant ainsi son amie à se lever également.
Une déflagration subite fit trembler le sol sablonneux. Le sol oscilla. Un grondement sourd se fit entendre. Mathyas serra plus fort la main de Marie :
— Tout s’écroule ! Vite ! Il faut sauter. C’est notre seule chance !
Marie regarda Mathyas, les yeux mangés par la peur. C’était haut. Très haut. Trop haut. Dangereux. Elle n’était pas si bonne nageuse que ça…
Il ne lui laissa pas le temps de réfléchir, tout glissait, ils n’auraient bientôt plus la possibilité de s’élancer pour sauter…
— Fais-moi confiance. Je te tiens. On y va. A trois, on court et on saute.
D’en bas, la bande de copains regardaient avec horreur une partie de la carrière de sable s’effondrer. De grands pans de sable tombaient lourdement dans l’eau claire l’obscurcissant telle une encre noire dans un verre d’eau. Soudain, ils les virent s’élancer et sauter dans le vide. Leurs deux corps firent un plouf magistral avec de grandes éclaboussures. Avec anxiété, figé par l’horreur de la situation, ils attendent en tremblant de les voir réapparaitre.
Lors de l’impact, il a perdu sa main. Le choc a été trop brutal. L’eau glacée. Ses poumons sont en feu. Il est le premier à remonter. Il prend une longue goulée d’air et replonge. Elle a perdu connaissance et coule. Il attrape ses cheveux, longues algues d’or et tire du mieux qu’il peut mais les forces viennent à lui manquer. Soudain, tout devient doux. Il regarde autour de lui. Sent plus qu’il ne voit sa présence à elle. Tout va bien : il lui tient la main. Le tunnel est d’une blancheur éclatante pourtant cela ne l’éblouit pas. Ni ne lui fait mal aux yeux. C’est cotonneux. Chaud sans vraiment l’être. Atmosphère d’amour. Il aurait voulu passer son éternité dans ce tunnel avec elle. Elle le regarde et sourit. Au loin, des ombres lumineuses et aimantes les attendent…

13:22 Écrit par Rachel Colas dans + LES EPHEMERES, Fil d'Or | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : mort, aura, tunnel, expérience |
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12 avril 2011
Un jour quelqu'un me tiendra la main
Je ne sais plus très bien où j’en suis. Par contre, je sais très bien où je vais. Je fuis. C’est lâche, je sais. Mais c’est ainsi. Je pourrais m’inventer des circonstances atténuantes mais non, j’affronte ma lâcheté. Je fuis. Je cours vers ma liberté.
J’aurais pu y faire face avec un peu de volonté… mais voilà, je suis partisan du moindre effort. Fainéant et lâche. Deux caractéristiques qui me collent parfaitement à la peau.
C’est vrai que j’ai droit au bonheur comme tout le monde. Elle était pourtant bien jolie. Mais tellement niaise ! J’ai remarqué que moins on s’occupe d’une fille, et plus elle nous colle aux baskets : à croire qu’elles ne supportent pas qu’on leur résiste…
C’est ainsi que tout a commencé : pour la première fois, quelqu’un s’est intéressé à moi… Je suppose en tout réalisme que c’était probablement un gage… Qui donc voudrait de moi ? N’empêche cela fait du bien d’être vu. Je crois qu’elle s’est prise à son propre jeu : elle est tombée amoureuse ! Rien que pour ça, rien que parce que je sais qu’elle va souffrir de mon départ… je l’ai laissée en vie. Elle ne connaîtra jamais assez sa chance. J’aurais voulu que son petit cou soit le premier à palpiter une dernière fois entre mes mains. Ce sera pour une prochaine fois. Je ne regrette qu’une chose : j’aurais voulu qu’elle me tienne la main. Personne ne l’a jamais fait. Même pas ELLE.

17:50 Écrit par Rachel Colas dans + LES EPHEMERES, Un jour quelqu'un me tiendra la main | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : amour, exclusif, interdit, meurtre |
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Ils sont arrivés en Belgique !
Qui ?
Les Kotton !
Ils sont arrivés ce matin en fanfare dans ma boîte aux lettres !
A découvrir, à aimer, à adopter !
Félicitations à Véronique pour ses créations ! Elle expose en ce moment et pendant tout le mois à L'Amitié Rit à Montreil !
Pour une première rencontre ou pour se faire plaisir, c'est par ici, http://www.art-kotton.com/
ou cliquez sur l'image. Bonne découverte...
13:37 Écrit par Rachel Colas dans *MES FANTAISIES* | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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11 avril 2011
Faux-Semblant - Episode n°19 : Champagne
Jacques et le reflet étaient tous deux plongés dans l'étude du menu. Jacques avait dans sa poche un écrin. Rouge. Il ne savait s’il devait faire sa demande à l’apéritif ou au dessert. Il n’arrivait pas à détacher son esprit de cette problématique. Il n'arrivait pas à se concentrer sur autre chose même pas sur elle...
Le reflet avait décidé, lui, de plaquer sur son visage un sourire qui faissait apparaitre toutes ses dents. Quoi qu’il se passe, il avait décidé de dire « oui » à tout.
Une coupe de champagne fut servie. Ils trinquèrent les yeux dans les yeux. C’est à ce moment là que Jacques fut saisi d’une appréhension inattendue, un sentiment d’alerte, une désagréable sensation qui lui fit retirer la main de la poche de son veston. L’écrin en velours retomba doucement au fond. C’était comme si Adèle était ailleurs. Elle n’était pas avec lui malgré son sourire qui, il devait bien se l’avouer, lui donnait un air faux. Voire même ridicule ! Cela lui coupait tous ses effets. Pensait-elle à ce crétin dont il était irrémédiablement jaloux ? Aurait-elle souhaité être avec lui ? Décidément, rien ne se passait comme il avait prévu !
18:08 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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09 avril 2011
Dis moi oui, jamais non
J’ai rêvé qu’elle posait sur moi
Des yeux emplis d’effroi
Et puis, je me suis réveillé…
Dis moi oui, jamais non
En ce matin chagrin,
Elle est partie
Dans la lande fleurie.
Ses longs cheveux au vent
Comme des lianes s’arrachant au présent.
Dis moi oui, jamais non
Elle était à moi,
Rien qu’à moi.
Je l’ai rattrapée…
Comme une biche apeurée,
Elle s’est figée.
Dis moi oui, jamais non
Plantant son regard dans le mien,
Elle m’a pris des mains
Le long poignard effilé
Dis moi oui, jamais non
Elle l’a fait sans hésiter
Cela m’a bouleversé,
Poignardé.
Dis moi oui, jamais non
Demain, au lever du jour,
Restera de mon unique amour,
Reposant sur l’autre oreiller
Sa longue chevelure sacrifiée
Dis moi oui, jamais non
Elle est partie, elle s’est enfuie
Je l’ai perdue pour un oui
Et aujourd’hui, je crie :
Je suis mon propre ennemi
Dis moi oui, jamais non

Texte pour chanson
16:41 Écrit par Rachel Colas dans *TEXTES A METTRE EN MUSIQUE* | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04 avril 2011
Faux-Semblant - Episode n°18 : Tristesse
Adèle se sentait bien triste. Même Jacques la boudait. Il travaillait à son projet d’arrache pied. Evidemment, elle n’avait pas trop apprécié sa crise de jalousie mais bon, il était temps de passer au-dessus de cela. Elle n’aimait pas cette froideur. D’ailleurs, l’équipe semblait morne, comme si elle n’en faisait plus partie. Elle avait le sentiment qu’elle n’était plus à sa place.
Elle ressentait une profonde solitude et fatigue. Une envie de baisser les bras et de ne plus bouger. Après tout, elle avait du travail, que demander de plus ?
18:05 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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L'oublié - Les Ephémères
Il se sentait fatigué. Terriblement fatigué. Cela lui arrivait de plus en plus souvent : de s’endormir. Ses paupières semblaient parfois si lourdes. Tellement qu’il se surprenait même à rêvasser en regardant ses vieilles pantoufles. Porter son regard plus haut ne lui disait plus rien. A quoi bon ? Et puis, elles étaient belles ses vieilles charentaises noires et rouges qu’il étrennait depuis de longues années. Bien que cette année, son gros orteil risquait même de prendre l’air, le tissu s’effilochant de plus en plus…
A vrai dire, il n’était pas malheureux : deux paires toutes neuves attendaient sagement dans son placard qu’il se décide enfin à les inviter à dorloter ses pieds. Une paire - bordeaux - lui venait de Maggy, sa fille chérie et l’autre - beige - de son fils Roland. Il ne se souvenait pas avec exactitude de l’occasion. Il lui semblait, une fête des pères et l’autre, un cadeau de Noël. Il ne fallait pas leur en vouloir : ils avaient tellement de choses à penser ! Il faut dire que le voir toujours avec ses vieilles pantoufles aux pieds les excusait quelque peu… Mais, quelle importance après tout ! Il pouvait compter sur leur amour et inversement. Cependant, il se rendait compte que l’envie de continuer n’y était plus. Il se réfugiait de plus en plus dans le sommeil : au moins, il y retrouvait tous ses êtres chers. Aussi bien les vivants que ceux qui l’avaient quitté depuis déjà de nombreuses années. En particulier, sa tendre épouse Violette. Elle l’avait quitté trop tôt le laissant seul et désemparé avec ses deux enfants. Ceux-ci lui avaient apporté le réconfort nécessaire et l’envie de se battre… Mais, aujourd’hui…
Il lui restait toutefois une chose importante à vivre. Il allait enfin savoir. Il avait souvent pensé à cet instant. En ressentait un mélange d’impatience et de peur. L’heure de vérité avait sonné : il était prêt.
Il avait revu les personnes qui comptaient le plus pour lui : ses enfants envers lesquels il avait témoigné plus d’amour que d’habitude, ses petits-enfants qu’il avait écouté avec bienveillance, son voisin et son meilleur ami. Il n’avait aucun regret. Ni remord. Une impatience habillée de lassitude. L’heure était venue pour lui de quitter ce monde. Sur la pointe des pieds. Mais, auparavant, il allait enfin savoir ! Il avait donc téléphoné. Immédiatement, tout s’était enclenché. Après toutes ces années… Deux hommes étaient venus. Il avait signé. Ils reviendraient lorsqu’il le déciderait. Pour reprendre le tout parce que personne ne devait savoir. Tout serait brûlé. Purifié par les flammes. Ainsi en avait-il été décidé. Tout ce que Joseph savait c’était qu’il n’aurait plus beaucoup de temps une fois qu’il saurait…
Il faut dire qu’il n’avait découvert qu’une partie de l’histoire à ses quarante ans et qu’il avait respecté à la lettre les dernières volontés de son père. A savoir, n’ouvrir la deuxième lettre que le jour où il se déciderait à partir…

16:14 Écrit par Rachel Colas dans + LES EPHEMERES, L'Oublié | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : titanic, la mort, l'oublié |
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30 mars 2011
Amour jumelé
Rouge. Elle venait de s’écraser. S’étirait en étoile. Si belle. Si rouge. Et soudain, disparue ! Angel venait d’enlever une de ses preuves d’existence. Si elle laissait faire, il y en aurait une seconde et puis une troisième et puis encore et encore… toujours plus. Jusqu’à la fin. La fin d’elle.

22:11 Écrit par Rachel Colas dans + LES EPHEMERES, AMOUR JUMELE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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28 mars 2011
Faux-Semblant - Episode n°17 : Fausse apparence
Ainsi, son apparence était encore considérée comme étant une apparence « froide » ! Que devait-il faire ? Accepter bien évidemment ! Mais comment se comporter ? Comment aurait-elle agi ? Qu’aurait-elle fait apparaître comme sentiment ? De la joie probablement. Un sourire aux lèvres. Comment fait-on pour mettre des étincelles dans ses yeux ? Il n’était pas encore arrivé à ce stade. Pas facile de faire semblant. Jouer pour que cela devienne vrai. Il devait se préparer. A jouer la grande scène. La finale. Probablement un des derniers tests...
17:58 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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24 mars 2011
Une fenêtre bien propre...
Le rideau bougeait à peine. Dans les plis du tissu, une main telle une serre, emprisonnait l’étoffe. Celle-ci était jaunie par endroit, qu’importe, les yeux bleus délavés ne le remarquaient plus depuis belle lurette. L’habitude probablement. Chaque minute devenait précieuse derrière cette fenêtre. C’était d’ailleurs la seule fenêtre à être nettoyée. Les autres vitres n’avaient pour elle aucun intérêt. Du tout. Celle-là : oui. Parce que c’était sa vie. Ou plutôt, celle de ses derniers moments. Qu’elle se disait… depuis quelques mois, déjà. Voire des années… Le temps passait si vite ! Et c’était si excitant de voir tous ces gens grouiller en bas de chez elle sans qu’ils puissent imaginer une seule seconde qu’elle les espionnait ! Elle connaissait tout de leur vie. Du moins, ce qu’ils pensaient ne pas devoir cacher en rue… des véritables livres ouverts !

21:53 Écrit par Rachel Colas dans Une fenêtre bien propre... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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23 mars 2011
E-motivez-vous !
Article pour www.soleil-levant.org
- Héros malgré nous ?
Gérer. Voilà : le mot est lâché ! Gérer son temps, gérer son travail et le concilier avec sa vie familiale. Gérer ses sentiments, son stress. Gérer, encore et toujours gérer. S’en suit inévitablement, une notion de potentialité : sommes-nous CAPABLE de gérer ? A coup sûr : la culpabilité nous atteint à moins d’être un héros malgré tout. L’heure du parfait a sonné : chaque chose dans le bon tiroir, l’excédent n’ayant pas sa place.
- Et si tout cela n’était qu’une vaste blague ?
Et si... au lieu de gérer, nous vivions ? Vivre l’instant présent et profiter de nos émotions ? Bonnes ou mauvaises, elles ont la place qu’elles méritent et que nous leur attribuons !
Nous avons appris à gérer nos émotions, garder au fond de nous, quantité d’émotions comme la tristesse, car « plus grande elle sera, plus elle sera profonde » ou la colère « cela ne se fait pas de se laisser aller à la colère », « cela nous rend irresponsable ». L’admiration va vers ceux qui nous paraissent forts sans savoir que dans l’intimité, les « forts » sont comme tout un chacun : avec leurs émotions et leurs sentiments.
- Vivre ses émotions, c’est accepter de se décrypter.
C’est aller à la découverte de soi sans préjugé et avec bienveillance. Cette boule dans la gorge, cette impression de malaise qui se love au creux de l’estomac est une indication que quelque chose se passe en nous. Le premier réflexe à avoir est de localiser la « perturbation corporelle » et en prendre conscience. Une fois, le doigt pointé dessus, elle est validée. Reconnue, elle n’a, de ce fait, pas besoin de s’amplifier : elle existe. Que nous dit-elle cette brume passagère dans notre havre de paix qu’est notre identité ? Elle peut nous dire que nous sommes en colère, triste, avons peur, sommes dans l’insécurité... Elle met en lumière une émotion bien particulière. L’identifier, c’est comme voir son facteur s’arrêter devant la maison et y déposer dans la boîte aux lettres, le courrier : publicité ou lettre importante, à ce stade-ci, nous n’en savons encore rien...
Deux solutions s’offrent à nous : ignorer le facteur et décider de ne pas se rendre à la boîte aux lettres : à coup sûr, ce sont des publicités. Aucune importance. Nous rayons l’information de notre esprit et nous passons à autre chose. Nous « gérons ». Les choses importantes des autres. Nous pouvons aussi - et c’est la seconde solution -nous interroger et nous demander si, après tout, ce ne serait pas quelque chose d’important : nous nous décidons à agir. A nous interroger. La curiosité au minimum s’éveille. Nous décidons de vivre l’instant. Nous prenons notre courage à deux mains : avancer droit devant cette boîte qui nous délivre... une lettre. En cet instant, nous comprenons que nous avons bien fait de bouger : quelque chose d’important est présent. Une émotion se cache effectivement derrière ce sentiment de malaise, cette « perturbation corporelle »... Nous avons encore le choix : ouvrir ou non cette lettre ? Accepter le message de notre émotion ou la nier ? Prendre le temps de réfléchir. De s’analyser. Avons-nous envie de continuer ? L’enveloppe est un support comme l’émotion est le véhicule d’un message. Encore une fois, nous avons le choix : savoir ou ignorer et au pire, faire semblant. Et si cette émotion avait un message important à délivrer ? Ouvrir la lettre et la lire. Découvrir, le message. L’intérioriser ? Du coup, l’enveloppe, l’émotion n’a plus de raison d’être. C’est à nous que revient le choix de tenir compte du message ou non.
Si nous sommes de mauvaise humeur et que nous ressentons une boule dans la gorge sans en comprendre le pourquoi, nous avons le choix : subir et mal vivre cette journée ou nous demander le pourquoi de cette boule dans la gorge... Nous allons de ce fait peut-être nous rendre compte qu’en réalité nous ressentons de la tristesse. Si nous décidons de creuser plus, nous pouvons comprendre que la tristesse vient du fait que nous n’avons pas reçu, par exemple, de texto de notre ami(e) hier soir et que cela nous donne un sentiment d’abandon et nous fait croire que « s’il(elle) ne me donne pas signe de vie, c’est qu’il(elle) ne m’aime pas ». Au minimum deux solutions : continuer à vivre mal et en vouloir à la terre entière ou simplement convenir que l’ami en question a eu un empêchement et pourquoi pas, décider de prendre contact avec lui... De même que mettre de l’énergie dans la colère est un choix : identifier la colère est une chose en comprendre le message, l’étape suivante. Est-ce que cela vaut la peine de rester dans un état de colère avec le négatif que cela nous apporte ou pouvons-nous décider de changer d’état ? Après tout, la colère que nous vivons n’est probablement pas connue de celui ou celle qui l’a initiée ! Nous goûtons sans le savoir au poison !
- Prendre le taureau par les cornes
La première étape est donc de procéder à l’état des lieux, ensuite de comprendre le message de l’émotion. Lorsque le message est délivré, l’émotion peut partir. Reste le choix d’agir ou de subir ! Vivre ses émotions, c’est aussi explorer le fond du puits pour décider d’y goûter l’eau et de remonter un sceau d’eau clair. C’est aussi s’y enfermer. Et vous, que préférez-vous ? Au lieu de subir, vous avez pris la décision d’agir. Dès lors, la question à se poser sera de « comment pouvez-vous changer d’état d’esprit ? Ou encore « quelles sont les mesures que vous pouvez prendre pour résoudre le problème posé ». Chacun trouvera la meilleure solution en réfléchissant posément et rationnellement à la problématique ET en tenant compte de son intuition. Cela veut dire que toutes les informations nécessaires à la résolution du problème devront être recueillies et validées avec votre profond ressenti et surtout... être en accord avec... vos émotions ! La boucle est bouclée !
- Besoin d’une nouvelle paire de lunettes ?
Le mot « émotion » contient le verbe « motion » qui signifie « action de se mouvoir, se mettre en mouvement ». On peut donc imaginer qu’une émotion est un sentiment qui nous fait avancer, bouger et même évoluer... Et pourquoi pas, nous motiver ?
S’émotiver, voudrait dire que nous avons tous la capacité de nous motiver en utilisant nos émotions. Pour cela, nous devons utiliser nos ressources, nos soleils intérieurs pour appréhender la réalité selon de nouvelles perspectives. Si nous sommes d’humeur maussade, il est à parier que nous ne remarquerons pas les choses positives qui nous entourent. C’est la même chose lorsque nous achetons une voiture, nous nous étonnons de voir le nombre incroyable de ce type de voiture qui circule ! Nous avons mis le filtre « j’ai acheté une nouvelle auto ». Il en est de même avec nos émotions : une joie de vivre affichée par un sourire nous ouvrira beaucoup de portes, nous finirons même par nous dire qu’aujourd’hui « tout nous sourit » presque par magie!
- Un cadeau : vos émotions
Emotivez-vous et vivez vos émotions, comprenez le message qu’elles vous délivrent. A vous d’agir et d’en jouir !
Sources : http://www.soleil-levant.org/presse/article.php3?id_article=656
18:32 Écrit par Rachel Colas dans *LIVRE VIVRE SES EMOTIONS*, *PRESSE ET LIBRAIRIES* | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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21 mars 2011
Faux-Semblant - Episode n°16 : La lettre
« Ma Tendre Aimée,
Je sais que je suis un grand idiot et je me rends compte que je t’aime. Tu es si distante ! Je veux revoir sur tes lèvres ton si beau sourire qui me fait chavirer le cœur ! Viens-tu ce soir découvrir en ma compagnie ce magnifique restaurant au coin de l’Avenue, je te promets une soirée inoubliable,
Je t’aime,
Jacques »
17:52 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15 mars 2011
Les Estampillés de Facebook !
Plus de 2.000 amis ! Waouh ! Cela ne rigolait plus ! Il était arrivé à son objectif… Evidemment, il avait mis du sien ! Ce n’était pas exclusivement des personnes qui lui avaient demandé de faire partie de ses amis facebook. Non. Il avait lui-même introduit quelques demandes, de ces demandes qui ne peuvent être refusées, comme par exemple certains profils publics qui ne demandaient pas mieux de brasser une masse de gens. C’était comme si le nombre d’amis décrivait le succès et l’importance de la personne. Au début, il se rappelait, il avait même « vampirisé » certains de ses amis. Des vrais ceux-là. Il fallait bien commencer par le début. Par de vraies personnes. Que l’on connaissait. En chair et en os !
Il avait fait cela avec diplomatie : s’était imposé dans certaines conversations, avait fait preuve d’humour, bazardant à qui va des « j’aime » même s’il n’en avait rien à foutre. Généralement, c’était payant : on lui envoyait une demande d’amitié ! Ainsi, il avait pu quasi copier/coller des listes entières d’amis. Par contre, il dénichait vite celui qui procédait de cette façon et il était dès lors sans pitié : bloqué à jamais ! Par contre, une perte d’ami devait impérativement entraîner une nouvelle demande d’amitié : histoire de toujours rester à nouveau !
2.000 ! Dans le fond, il était quelqu’un d’extrêmement intéressant ! Même si dans sa vraie vie, il pouvait compter ses vrais amis sur une main… et encore, c’était plus des « copains » ou « collègues »… Qu’importe : 2.000 membres prenaient attention à ses statuts ! Incroyable !
Il se connectait le matin très tôt. Ensuite, le midi : de son portable. Il avait acheté un iphone. Il pouvait se connecter quand et où il le voulait, pouvait lire les derniers posts, y réagir et surtout accepter les demandes d’amis. Son but était d’arriver à 3.000 le plus rapidement possible ! Cela lui demandait une vigilance et un effort considérable. Chaque demande validée était presque comme une jouissance. Il ne vivait plus que pour ça : inviter, accepter. Se demandant sans cesse : qui allait être le prochain, la prochaine ? Et quelles motivations avaient-ils ? Pourquoi l’avoir choisi ? En quoi était-il intéressant ? De la curiosité ? De l’envie ? Besoin de partager sa réussite ? Sa vie ? Ensuite, il se connectait à 17h, directement en rentrant du travail. Il était tenté parfois d’allumer son iphone lorsque la circulation le coinçait… jusqu’à présent, il avait résisté. Non pas en raison d’une quelconque prudence, loin de là… Uniquement parce qu’il réfrénait son désir de découvrir enfin s’il y avait une nouvelle demande, un nouveau message privé ou même un message sur son mur… Il faisait durer le plaisir…
Dernièrement, il avait posté de gentilles répliques s’adressant à une amie d’une amie. Une peintre. Elle avait du talent. Était jolie. Faisait preuve d’humour et de délicatesse. Il attendait. Qu’elle demande. Parfois, il restait un jour ou deux sans rien écrire. Ensuite, précautionneusement, il se montrait. Fin. Sûr de lui. Un tantinet provoquant. Juste ce qu’il fallait pour attirer sa proie dans sa liste d’amis… Et bien sûr, il y passait sa soirée, voire une partie de sa nuit… Il était addict. Complètement addict. Et il s’en foutait éperdument.
C’était génial ! Il avait découvert sur un forum des petites programmations qui allaient lui permettre beaucoup de choses… Par exemple, savoir qui regardait le plus son profil, ensuite, savoir qui l’éliminait de sa liste ou même le bloquait ! Evidemment, cela arrivait… chaque jour, il contrôlait le nombre d’amis. Il en avait dressé une liste Excel et vérifiait un à un jusqu’au moment où il trouvait LE ou La coupable de ce déni. Une gifle virtuelle pour lui. C’était vraiment des Inutiles ! Maintenant, avec ce petit programme, il avait la réponse instantanément lorsqu’il se connectait. Il en prenait note et complétait la liste des Inutiles et surtout, il recherchait qui il pouvait inviter pour combler le trou…
L’informatique était devenue pour lui une passion. Il lisait très peu sauf des manuels compliqués pour professionnel du web et pourtant, il se rendait de plus en plus compte que lorsque le livre était en librairie, les informations étaient déjà dépassées ! Il était maintenant administrateur d’un site qui regroupait pas mal de hackers. Evidemment, pour en faire partie, il fallait désarmer la première clef qui permettait de rentrer sur la page d’accueil du site. Ensuite seulement, il admettait ou non le membre. Ils étaient une cinquantaine, en ligne avec un pseudo anodin et ne se permettaient jamais une quelconque référence personnelle dans les messages. Seuls comptaient les exploits. Ils étaient performants et … dangereux !
Un jour, il se rendit compte que la liste des Inutiles venait de gagner son centième membre. Cela le contraria. Ainsi, une centaine de personnes l’avaient délaissé, abandonné, tourné le dos comme de vils félons qu’ils étaient ! C’était intolérable ! Il devait passer à l’action ! Les punir. Violemment. A la hauteur de ce qu’ils lui avaient fait à lui ! Il devait réfléchir. A la manière.
Son idée lui tomba dessus alors qu’il naviguait sur le web en toute tranquillité. C’était si évident !

20:00 Écrit par Rachel Colas dans + LES EPHEMERES, Les Estampillés de Facebook | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
| Tags : facebook, buzz, profil |
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14 mars 2011
Faux-Semblant - Episode n°15 : Des jours...
Chaque jour était un jour de gagné pour le Reflet : il ressentait. Des émotions. Il apprenait. Lentement. A compte goutte malgré son envie de devenir l’Autre, son origine.
Il déchanta pourtant un jour. C’était un mardi matin. L’équipe était au grand complet. Sur son passage, il avait entendu des murmures, quelques rires et avait vu des mines réjouies. Il ne savait pas comment réagir. Il avait donc réagi comme à son habitude de reflet. Transparent. C’est en rentrant dans son bureau, qu’il avait trouvé une corbeille de fruits et une enveloppe posée en évidence. Il l’ouvrit et lut...
17:35 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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07 mars 2011
Faux-Semblant - Episode n°14 : L'habitude des choses
A force d’imaginer des choses, on finit par y croire...
Quant à vouloir quelque chose à tout prix, parfois, cela le crée dans notre esprit. Que ce soit vrai un jour ou jamais.
Voir quelque chose tous les jours, le rend invisible à nos yeux et nous fait croire que ce quelque chose est toujours à portée de main…
C’était cette particularité de l’être humain qu’avait choisi le Reflet pour créer de toute pièce son subterfuge. Elle voulait un reflet, elle l’avait. Parce qu’elle y croyait. Avait trop peur de l’avoir perdu à jamais. Le miroir aux alouettes n’avait jamais eu autant de sens qu’en ce jour. Simple comme bonjour !
18:41 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Faux-Semblants | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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04 mars 2011
Perception (Les états d'âmes d'Adèle)
Service de recrutement. Toujours du monde. A attendre. Les six personnes qui attendaient dans le stress avaient déjà évalué les chances des autres candidats, s’observant l’air de ne pas y toucher. Doutant. Espérant.
Salle glaciale : toute en gris. Avec, bien entendu, l’airco, diabolique technologie favorisant le tiraillement entre les hommes et les femmes sur la température ambiante à défaut du débat sur la faiblesse de l’un et la force de l’autre. A choisir selon celui auquel on appartient. De sexe, évidemment.
Elle avait déboulé dont ne sait où. Comme ça. D’un coup. Avait traversé la salle d’attente. N’avait même pas pris le temps de claquer la porte.
Les trois femmes avaient vu l’impatience d’un grand amour. Les hommes, eux, n’y avaient vu que des larmes…
En vérité, ils avaient tous raison : l’impatience de partager une grande nouvelle… Comme quoi… Perception.
16:31 Écrit par Rachel Colas dans + LES ETATS D'AME D'ADELE, Perception | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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02 mars 2011
Episode n°8 : Rira bien qui rira...
Les jours passaient. Lentement pour Ombeline : elle aimait trop l’action pour rester ainsi sans rien faire. Faustine mangeait normalement. Elle s’autorisait même à sortir. Pas très loin, jusqu’au parc. Elle n’avait pas encore envie de se trouver dans la foule. Ombeline désespérait. Elle avait peur que Gaël ne rencontre une autre… Surtout qu’il n’était pas vilain !
Elle trouva la solution lorsqu’elle apprit que son amie - la concierge avec qui elle avait, tout compte fait, de nombreux points communs – était contagieuse. Ce n’était pas très grave mais néanmoins elle se sentait assez fatiguée, même si c’était un petit virus de rien du tout. A force de détail, elle sut tout sur cette maladie. Ombeline se sentit tout d’un coup ressentir les mêmes symptômes… Inquiète, Faustine, faisait tout pour aider sa mère… même faire les courses ! Ombeline jubilait. Derrière son dos. Elle s’autorisa même à faire un caprice : n’avait plus rien à lire, aurait tellement voulu lire quelque chose de nouveau, d’inédit, qui se vendait bien… Elle envoya Faustine chercher l’ouvrage rare à la grande librairie et lui demanda de se renseigner auprès de quelqu’un de compétent…
Faustine revient avec le premier tome d’une trilogie. Ombeline se frotta les mains : au moins deux occasions d’y retourner ! Pourtant Faustine n’attendit pas la fin de la lecture du roman, non, elle s’était découvert une passion pour la calligraphie et avait acheté plume et encre ainsi qu’un premier cahier d’exercice : elle adorait. S’appliquait.
Les jours passèrent avec la fausse vraie guérison d’Ombeline, le rétablissement de Faustine et le retour de sa joie de vivre en même temps que le début du printemps. Tout semblait aller pour le mieux jusqu’au jour, où Faustine, rougissante demanda la permission d’inviter une personne très chère en son cœur. Ombeline aurait voulu sauter de joie ! Elle lustra, dépoussiéra la maison, acheta une nouvelle nappe, des fleurs et prépara le plat favori de Faustine. Le champagne était au frigo. On attendait le prétendant. Il y avait de grande chance que ce soit Gaël. C’était presque certain.
La grande aiguille annonçait dix-neuf heures lorsqu’enfin, on sonna à la porte. Faustine était toujours dans la salle de bain à se préparer. Ombeline, mit le plus beau sourire de bienvenue sur son visage et ouvrit la porte : la brune se tenait devant elle avec un gros bouquet de roses rouges…

18:06 Écrit par Rachel Colas dans A lire : Ombeline et le plan machiavélique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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